HP hetalia

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Mer 12 Déc - 13:43
CHAPITRE I

Stridente, la craie inscrit sur le tableau une date clé, alors que le professeur insiste sur ce point primordial, désignant la chute de la dictature du sombre pirate. L’habituel silence se glaça d’une terreur sans nom, l’intérêt des étudiant se focalisa sur l’un des leurs, suivant le lent tracé de sa plume. Lorsque cessa sa danse, un sursaut gagna l’assistance, tandis que la main, placide, trempa l’objet dans l’encrier.

Seule la lassitude nimbait les émeraudes du jeune homme. Une réaction si prévisible ne saurait l’atteindre : apprendre l’histoire de ce pirate ne pouvait qu’accroitre leur peur. Difficile de leur en vouloir, puisque le blond représentait sa réincarnation, première du nom depuis la mort du mage sombre... Les rumeurs s’entassaient sur son passage, obscurcissant chaque second de son existence. Au mieux, elles le prétendaient maudit, entouré d’une aura sombre provoquant des catastrophes à ceux qui l’approcheraient. Au pire, elle faisait de lui un simple pantin, abritant la volonté d’un sadique mort depuis un siècle qui le possédait lentement... Étaient-elles véridique ?.. Lui-même n’en savait rien et pour cause, personne ne se risquait à vérifier.

Professeur comme étudiant gardaient leur distance, le directeur lui-même ne savait pas comment le gérer. La puissance de l’apprenti mage, bien que supérieur à la moyenne, n’était en rien comparable avec celle du fléau de jadis. Malheureusement, ses traits juvéniles incarnaient la parfaite copie de ce démon. Par précaution, depuis le début de ses études, le concerné jouissait d’une chambre individuelle, située non loin du bureau du directeur.

La vie d’un étudiant dans une école de magie devrait être semblable à un rêve, peuplé d’être féérique et de nourriture fabuleuse. La promesse d’amitié solide, de rivalité flamboyante, de nombreuses découvertes... Pour lui, sa saveur s’ornait d’une solitude amère, auquel le travail offrait l’unique échappatoire.

Parfois, quand continuer d’avancer devient une épreuve dénuée de sens, la vie offre des opportunités insoupçonnables. Sur le chemin de sa chambre, l’adolescent maudit reçut la première étreinte de sa morne existence. Un garçon, à peine plus jeune, s’était jeté sur lui pour le serrer désespérément dans ses bras, criant à l’aide. Quelques esprits farceurs s’amusaient à le terrifier, le poursuivant dans un plaisir sadique. Intégré de force dans ce conflit, peu importe ses demandes pour être lâcher, son agresseur augmentait la pression autour de son cou, à chaque nouveau gloussement des fantômes. Sa baguette s’illumina tandis qu’un sort glissa de ses lèvres, obligeant les revenant à reculer.

- « Vous êtes censé accueillir les nouveaux venus, pas les effrayer !
Laissez-le tranquille. Sauf si vous préférez que j’en informe le directeur ? Si mes souvenirs sont corrects, vous en êtes déjà à votre troisième somation. »


Les êtres translucides commencèrent à disparaître, visiblement mécontent d’avoir été interrompus dans leur jeu. Cependant, alors que leur forme se dissipait, les traits presque éteint de leur visage claironnèrent, d’une voix abyssale.

- « Mais c’est toi le plus effrayant, Arthur Kikeland ! »

Le concerné put sentir l’étreinte de l’homme se stopper, changeant brusquement de sentiments tout en reculant de surprise. Son nom demeurait tristement célèbre... Les yeux clos, Arthur profita de l’occasion pour s’en aller, la démarche glaciale, non sans déclarer.

- « La salle commune des Gryffondor se trouve à ta droite, derrière le portrait de la chanteuse d’opéra. Dépêche-toi d’y aller, sauf si tu veux que ta maison perde des points. »

Un accident sans conséquence au demeurant... Pourtant, moins d’une semaine après cette rencontre fortuite, tandis qu’il révisait ses cours de métamorphose, son prénom retentit, assourdissant. Entendre ses syllabes interdites raisonner avec tant d’insouciance assombrit l’atmosphère. Les autres étudiants s’écartèrent de la source du raffut, le visage décomposé par la peur, avant de fuir ce lieu.
Choqué, le maudit eu la stupeur de voir l’adolescent de l’autre soir arriver en courant, sourire aux lèvres, agitant sa main libre tandis que l’autre contenait un sachet de bonbon. Nonchalamment, l’intrus s’installa à sa table, décalant les hautes piles de livres pour s’assurer de pouvoir observer à loisir son interlocuteur.

- « Enfin je te trouve, Arthur ! C’est là que tu te terre, alors qu’il fait encore beau dehors ?
Je voulais te remercier pour la dernière fois. J’ai vraiment cru être dans un film d’horreur ! Mais tu es parti si vite... Ils ne t’on pas poursuivit ? Parce que ils semblaient ne pas vraiment t’aimer.. Donc... Merci d’avoir été là. »


Désemparé d’entendre ses paroles que jamais il n’aurait eu le loisir de désirer, l’enfant maudit regardait son vis-à-vis sourire, incapable de l’imiter. Et finalement, embarrassé au possible, après quelque seconde de silence, il répondit sur la défensif.

- « Je n’ai pas fait ça pour toi !
… Ces fantômes étaient bruyant, alors.. un préfet risquait d’intervenir, j’aurais eu à me justifier pour ma présence à cette heure tardif. Voilà tout ! Tu comprends ? Ce n’était absolument pas pour toi que j’ai agis !
- Arthur, ton visage est cramoisi... Tu as mangé quelque chose qu’il ne fallait pas ? »


Imperturbable, l’inconnu continuait à lui sourire, amusé des prétextes grotesques invoqués par son ainé. Reprenant constance et sérieux à l’entente de son prénom, l’anglais reprit la parole, employant un ton autoritaire.

- « Pourquoi es-tu là ? N’as-tu pas entendu les rumeurs à mon sujet ? .. Pourtant, quand le spectre a prononcé mon nom, tu ne montrais pas tant d’engouement ! »

Cette fois-ci, ses arguments semblèrent faire mouche, l’autre blond afficha un visage gêné, se frottant les cheveux dans un sourire forcé.

- « Tu vas rire.. Quand il a dit que tu étais plus effrayant, j’ai cru que tu allais te transformer en un genre de monstre, comme dans les films ! Tu sais, quand le héro se fait secourir par un mystérieux sauveur, et quand on croit que tout va bien se terminer. Sauf que le sauveur change brusquement de comportement, sa peau se met à fondre, ses yeux se révulsent, son visage s’étire, ses dents s’allongent, des..
- N’imagine pas ce genre de chose !»


Des frissons l’envahirent en visualisant le monstre décrit par son camarade. Les nés moldus et leur goût pour l’imaginaire... S’étant relevé sur le coup de la colère comme de la peur, l’étudiant se rassit sur sa chaise, chassant ses images effrayantes.

- « Sinon, non je n’ai entendu aucune rumeurs sur toi. Pourquoi, il y en a qui circule ? Tu as fait des choses louches ? »


Le regard bleuté de son cadet luisait d’une candeur désarmante, à l’opposer du verdâtre de ses prunelles, assombris par ce sujet. Alors, il allait devoir l’en informer lui-même... Après un bref soupire, le maudit prit sur lui de continuer la conversation.

- « Il y a une centaine d’année de cela, le monde des sorcier était tyrannisé par un mage sombre. Beaucoup se sont sacrifiés pour réussir à l’abattre, seulement à l’article de la mort il a lancé un sort lui permettant de se réincarner.
Je suis sa réincarnation... Tu comprends ? Me fréquenter est dangereux. Même prononcer mon nom peut t’attirer des ennuis. Alors, …
- Ah, tu parlais de ça ! Si, quand j’ai interrogé les autres élèves pour savoir où tu étais, ils n’ont pas arrêté de m’en parler. Que tu étais maudit, que j’allais mourir si je t’approchais, par explosions... Ou par les flammes. On m’a même dit que tu allais me couper en morceaux et me jeter je ne sais où..
- Si tu le sais, ne m’oblige pas à le répéter !! »


A nouveau crispé par une étrange colère, l’anglais s’épuisait dans ces nouveaux états d’âme. Difficile de s’énerver lorsqu’on avance seul... Le plus jeune, souriant davantage, leva son pouce en l’air.

- « Mais ne t’en fais pas, je ne me ferais pas battre par ta malédiction. Parce que vois-tu, je suis un héros ! Alors ne t’inquiète pas, tu peux compter sur moi !
Bon.. je n’ai pas été tres héroïque face aux fantômes, mais c’est parce que je débute, je suis en apprentissage. Quand je serais diplômé, je serais un héros à part entier.
Je m’appelle Alfred F Jones. Ravie de faire ta connaissance, Arthur. Soyons amis ! »


Paralysé par tant d’idioties, le sang pur trembla de rage avant d’élever la voix, criant sans parvenir à croire que ce crétin pouvait dire des choses aussi stupides.

- « Tu réalises que c’est sérieux cette histoire ? Ce n’est pas l’un de tes films ou je ne sais quoi ! Tu vas vraiment mourir si tu res..
- Calmes-toi Arthur, je suis sûr que tu es énervé parce que tu as faim. Tiens, prend un bonbon. »


D’un geste de la main, Alfred déposa une dragée surprise de berty crochu entre les lèvres vociférant de son nouvel ami. Aussitôt, le concerné cessa d’hurler, optant pour une teinte de plus en plus cramoisi alors que ses yeux se mirent à pleurer. Bientôt, ses cris furent pour une toute autre raison, se relevant à en faire tomber sa chaise, ses mains sur sa gorge il essayait en vain de recracher le bonbon. Saveur poudre de piments...

Après ces présentations, peu importe combien de fois Arthur essaya de se cacher d’Alfred, ce dernier finissait toujours par le retrouver, sans même réaliser que son nouvel ami cherchait à le fuir. Au final, l’anglais rendit les armes, parce qu’il n’arrivait pas à l’empêcher de le fréquenter... Et parce qu’avec le temps, peu importe ses réticences, il commençait à apprécier le jeune homme.

- « Arthur ! Alors c’est vrai, tu es un Serdaigle ? »

Assit dans l’herbe, son livre de sort ouvert sur ses genoux, le visage éblouissant aux yeux bleus apparut sous ses yeux, tombant de l’arbre où il s’accolait. Dans un soupire de lassitude, cachant mal une lueur d’enthousiasme à cette présence, l’étudiant acquiesça.

- « Comme le montre mon blason, je suis à Serdaigle, oui. En deuxième année. Alors montre-moi un peu de res..
- Rah mince ! Moi je suis chez les meilleurs, les Gryffondor, en première année.. ça veut dire qu’on ne pourra jamais manger ensemble.. Ou faire nos devoirs.. ça veut dire.. qu’on est rivaux ? On doit s’affronter pour la coupe des maisons... »


La colère d’avoir été interrompus s’estompa bien vite face au visage attristé de son camarade. De coutume, il le voyait toujours sourire, alors c’était vraiment étrange d’observer ses traits s’étiraient en une autre expression. Penaud, ignorant comment lui redonner sa joie, le plus âgé détourna son regard une second avant de refermer son livre, d’un geste résolu.

- « Chaque maison se regroupe pour les repas, et dans leur salle commune pour leur devoirs. Ensemble, elle tente d’emporter la coupe des maisons.
Cela dit.. Rien ne nous empêche de nous retrouver, dans d’autre salle, pour réviser... Non pas que je veuille t’aider, mais je suis curieux de voir si vous suivez les mêmes enseignements. Quand à s’affronter… Les Serdaigle ne sont pas les rivaux ancestraux des Gryffondor. »


Bien que maladroits, ces mots suffirent à ce que la joie renaisse sur les traits d’Alfred. Le plus jeune retrouva son enthousiasme, sautant de son arbre pour rejoindre son ami.

- « C’est vrai ! On étudiera ensemble, dans la bibliothèque et on poura même piqueniquer dehors. On sera allié contre les Serpentard, ce sont eux les ennemis ! Tu seras mon acolyte, Arthur et ensemble on triomphera ! C’est pour ça que j’ai décidé qu’on fêtera Noël ensemble ! Je reste pendant les vacances, comme ça on pourra passer tout nôtre temps tous les deux. »

Le temps changea son court, devenant une douce brise qui rapidement s’écoula. Les jours se succédaient aux semaines, évoluant en mois sans que le maudit ne s’en rende compte. A l’infirmerie, les deux blonds de retrouvèrent, le cadet gisant sur un lit, le teint cerné.

- « Je t’avais prévenu que voler sur un balais est une pratique dangereuse. Remercie Mr Wang, qui a soigné tes plaies : tu pourras suivre tes cours de l’après-midi. »


Difficilement, à cause du goût désagréable de la potion destiné à le soigner, comme de la douleur, le premier année remercia le responsable de l’infirmerie, Wang Yao, un asiatique pleinement mature. Ce dernier acquiesça, lui recommandant d’être prudent et de revenir si jamais il se sentait mal. Tout le monde savait bien que le Medico mage donnait facilement des mots d’absence à ses patients. Avant de les laisser seuls, il déposa d’ailleurs dans la main du jeune Gryffondor un étrange bonbon de son pays natal.

- « Voler, c’est génial ! La vitesse, le vent... Même quand on s’écrase, on voit tout défiler à pleine vitesse ! Arthur.. Je veux entrer dans l’équipe de Quidditch ! Je vais m’entrainer comme jamais... Et je deviendrais un héros sur le terrain, c’est décidé ! Tu viendras voir mes matchs, tu me le promets ? »

La candeur de son ami ne cessait de le faire soupirer. Debout à son chevet, il ne pouvait s’empêcher pourtant de sourire devant son air résolu et les étoiles scintillant dans son ses orbes bleutés.

- « Seules les deuxièmes années peuvent entrer dans l’équipe. Et encore, il faut vraiment se démarquer. Mais si tu arrives à te faire sélectionner... Alors c’est d’accord, je viendrais voir l’un de tes matchs. »

Cette simple réponse suffit à agrandir le sourire du plus jeune. Pris d’un élan à ce futur brillant, il se redressa, sortant de ses draps avec éclats pour déclamer, plein d’entrain.

- « Super ! Tu verras, je marquerais le plus de points, je deviendrais ton héros, tu seras impressionné ! Et à la fin, quand j’emporterais la coupe de la victoire, je te la dédirais et là je, je.. »

La fatigue, l’émotion et des idées plein la tête eurent raison de sa volonté, manquant de le faire s’effondrer il se retint de justesse contre l’anglais.

- « Alfred ! .. Monsieur Wang, s’il vous plait.. »

Le médecin revint rapidement, aidant l’infortuné à remettre son ami au lit avant de le rassurer : ce n’était qu’une faiblesse passagère.

Les vacances de paques vidèrent le château, toutes les salles demeuraient aux trois quarts déserte. Néanmoins, avec la réputation d’Arthur, l’absence de fauteur de trouble était devenue coutumier. Les deux amis se trouvait à une table, divers ingrédients éparpiller autour d’eux. A moitié allongé sur le plan de travail, épuisé, le plus jeune soupira lourdement.

- « … Je n’y arriverais jamais.. Impossible de réussir cette potion.. le professeur va m’enlever des points.. »

Soucieux, le plus vieux pris entre ses droits la recette, commençant à la suivre en y ajoutant un à un les ingrédients avec méthode et doigté. Le Gryffondor l’observa, surpris, puis intéressé, presque émerveillé de le voir à l’œuvre. Après une heure d’un silence solennel, le crépitement caractéristique retentit. Dans le bécher trônait un liquide affreux, semblable à du ciment calciné en constante ébullition. La fumée toxique qui s’en échappait formait des bulles étrange, mourant dans des cris d’angoisse.

- « .. Je ne suis pas encore tres familier des potions, mais.. Ça ressemble à ça, un filtre d’amour ? »

Malgré le scepticisme de son ami, le Serdaigle acquiesça, certain d’avoir réussit avec brio l’exercice. Avec toute la candeur possible d’une première année, arrivant tout droit de chez les moldus, Alfred prit le réceptacle, impressionné et heureux, croyant sur parole son ainé.

- « Merci, tu me sauves la vie ! Avec ça, je vais impressionner tout le monde ! »

Fier de ces mots, Arthur afficha un rare sourire de ravissement et comme cela l’avait mis de bonne humeur, il offrit volontiers son aide pour d’autre sujets. Profitant de l’occasion, son ami voulu lui faire une démonstration de ses capacités, lançant un sort pour allumer une flamme. Malheureusement, perdant son contrôle, ce sont les cheveux de l’anglais qui s’allumèrent. Rien que le médecin ne saurait soigner, par chance !

La fin d’année approchait, avec elle l’annuelle convocation dans le bureau du directeur. Le Serdaigle s’y rendit, plus anxieux encore que de coutume. Sans devoir attendre, il pénétra la pièce, puis fixa la silhouette pleine de noblesse, occupée à orchestrer une symphonie d’instrument volant dans les airs. Conscient de sa présence, le visage anguleux du maître des lieux lui fit rapidement face, tandis que la musique sophistiquée mua se en un air doux, planant mollement en arrière-son. En silence, Arthur se plia à l’examen, sentant les pouvoirs de l’adulte cascader sur sa peau, s’infiltrant contre lui pour percevoir la puissance dissimuler dans son corps. Le visage impartial du magicien s’éternisa plusieurs minutes, avant de finalement livrer son verdict.

- « Il n’y a aucun changement : ta puissance n’a pas évolué. Si à la fin de tes études, elle continue à être stable, nous pourront en conclure que le risque de possession est négligeable. »

Grand fut le soulagement du jeune homme, à cette conclusion positive. Jamais sa puissance n’avait été comparable à celle du mage sombre de jadis, toutefois il n’osait imaginer les restrictions qui l’entoureraient si jamais sa magie augmentait soudainement. A l’inverse, être catalogué sans risque voudrait dire une total liberté, ou presque, sur ces décisions futures. Qui sait, peut-être pourrait-il même accepter l’une des invitations d’Alfred, à venir quelques jours chez lui.. Même si regarder l’un de ses films d’horreurs ne semblait pas réjouissant.

- « Comment se déroule ta scolarité ? Tu as d’excellent résultats dans de nombreuses matières, un large panel de métier t’ouvre ses portes. »


Le futur.. Jusqu’à présent, l’adolescent se contentait d’avancer, plongeant dans les études pour échapper aux murmures qui ne cessaient de le poursuivre. Jamais à dire vrai il n’avait envisagé l’avenir, simplement car il ne voyait pas comment échapper à Azkaban. Mais aujourd’hui.. Aujourd’hui peut-être pouvait il se permettre d’être un peu plus optimiste. Bien sûr, à cause de sa réputation et de ses résultats douteux en potion, un rôle tel que Aurore restait hors de sa portée.. Et de toute manière, non il ne pouvait pas se résoudre à travailler pour le ministère, à bien y réfléchir devoir rendre des comptes, ou justifier ses choix seraient insupportables...

- « Je.. j’aimerais voyager.. Etudier par moi-même la magie... Mieux comprendre son essence, faire mes propres études pour.. Pour améliorer ce qu’on connait déjà. Peut-être créer de nouveaux sorts ? Ou rendre plus accessibles ceux existants.. »

Se tordant les mains, les yeux rivés sur le sol, le blond sentit le regard réprobateur du brun se poser sur lui. S’immobilisant, il se souvient alors que son regrettable ancêtre avait agit de même, à son époque.. En revenant de ses voyages, sa réflexion avait tant changé qu’il s’était mis à exécuter les nés moldus.

- « Réfléchie-y davantage. Même si tu es encore jeune, je serais ravie de te proposer un post d’assistant professeur lorsque tu seras diplômé. »


Enseigner la magie à Poudlard.. L’offre était généreuse, en vue du prestige de l’endroit comme de son âge. Néanmoins, ce n’était pas son souhait. Toutefois, ici il aurait plus de liberté que nulle part ailleurs et, croire qu’on puisse lui accorder le droit d’enrichir ses connaissances restait une pure utopie. L’anglais promis d’y réfléchir, puisque de toute façon ce ne serait pas avant son diplôme.

- « Qu’en est-il des attaques commis par tes camarades ? Les accidents semblent diminuer. J’ai également appris qu’un des premières années de Gryffondor t’avait pris en affection. »

Arthur serra ses poings, le corps contracter sous la peur, redoutant la suite de la conversation. Alfred ne cachait en rien leur amitié, pas un jour ne s’écoulait sans qu’il ne prononce son nom ou ne l’étreigne avec force. Hors, à la longue, le Serdaigle n’essayait même plus de l’en empêcher, trouvant un certain plaisir dans son comportement. Seulement... en tant que maudit, il devrait le repousser, rendre ce genre de contact impossible. Car ce n’était qu’une question de temps avant que la malédiction n’affecte son ami. Le blond le savait, il savait que c’était la seule chose à faire, avant qu’une catastrophe n’ai lieu, mais il n’arrivait pas à s’y résoudre. Alors, anxieux, tendu, il attendait le sermon du directeur, réalisant que son amitié éphémère prendrait fin aujourd’hui.

- « Je suis heureux que tu te sois fait un ami. Mes félicitations. Cela ne peut que t’être bénéfique. »


La paume chaleureuse de l’homme sur ses cheveux créa quelque tremblement dans son corps. Parce que ce n’était pas une bonne chose, de l’encourager comme ça.. Comment pourrait-il renoncer à Alfred si même le directeur le félicitait ? Comment pourrait-il continuer à avancer sans l’hyperactif, à présent ? Sans doute qu’avec l’amitié d‘un né moldus, l’esprit du seigneur maléfique s’éloignerait. Peut-être.. Car jamais l’anglais ne saurait s’en prendre à l’américain, il en était persuadé.

Les grandes vacances montraient leur nez, et si Poufsouffle avait surpris tout le monde en remportant la coupe des quatre maisons, ce qui minait le moral des deux blonds restaient l’idée d’une longue séparation. Impossible de se voir durant plusieurs mois, Alfred allait rentrer chez les moldues, Arthur quant à lui retournerait chez les siens... Dans la chambre du plus vieux, où le cadet s’était infiltré en douce, le silence commençait à être désagréable.

- « Arthur, il y a un endroit où je veux t’emmener. »


Avant même de pouvoir poser une question, son poignet fut prisonnier de la main de son ami. Tiré de force, alors qu’il ne comptait pas protester, ensemble ils quittèrent la chambre individuelle, manquant à plus d’une occasion de tomber sur un préfet.
Apres quelque détours, l’ainé réalisa que son camarade ne maitrisait pas vraiment les chemins empruntés. Dans le hall d’entrée, le plus jeune ne cessait de toucher aux tableaux et statues, cherchant quelque chose

-« Alfred, tu es sûr de savoir où tu vas ?
- .. Oui ! Presque... Je l’ai trouvé par hasard, alors j’ai un peu du mal à remettre la main dessus. Mais ne t’inquiète pas, tu peux compter sur moi, ça… Ah ! »


L’une des statues s’inclina, révélant un discret passage. Aussitôt, le Gryffondor reprit le poignet de son ami et s’y engouffra en vitesse : déjà le passage se refermait sur eux. Le couloirs, tapissé de toile d’araignée, n’était éclairé que par la baguette d’Arthur. Néanmoins, aussi inquiétant que puisse être le chemin, la détermination du guide ne faiblissait pas. Où ces lieux allait-il les mener ? Confiant, mais curieux, le futur mage et son ami s’arrêtèrent à la sortie, ébloui par la lumière de l’extérieur.
Pres-au-lard et ses enseignes si caractéristique trônaient sous leur yeux, les passant déambulaient dans un brouhaha remplis de quiétude.

- « Je sais que tu pourras t’y rendre l’année prochaine, mais.. Je voulais y aller avec toi, que ce soit notre première sortie ensemble. Rien que tous les deux. »


Les remontrances de l’anglais ne furent que pour la forme, dans le fond il était heureux de pouvoir explorer l’endroit avec le gryffondor, surtout avant les vacances. Ensembles, ils fouinèrent ici et là, découvrant de nouvel horizon. Alfred dévalisa Honeyduckes, sortant les bras tellement chargés de confiseries qu’Arthur dut ensorceler ses achats pour les réduire à une taille tel qu’il était possible de les mettre dans ses poches. Pour le remercier, l’américain lui offrit une de ses trouvailles, des bonbon glus qui manquèrent d’étouffer son ami.

Le Serdaigle, quant à lui, fit plusieurs aller et retour devant Derviche et Bang, intéressé par les objets magiques exposés en vitrine. Toutefois, puisque son ancêtre étaie obsédé par les reliques de tout genre, commencer à en acheter serait forcément mal vue.. Au bout du cinquième passage, Alfred le força à rentrer dans la boutique. Ils y restèrent une bonne demi-heure, le temps de convaincre l’anglais de sortir avec une paire de miroir à double sens version portative, espérant ainsi pouvoir discuter pendant leur séparation.

Le plus jeune entraina ensuite son ami dans la prochaine boutique, Scribenpenne. A l’intérieur, les yeux verts de l’ainé se perdirent sur les rayons, ignorant où donner de la tête. Toutefois, il s’inquiéta soudainement en constatant l’absence de son ami. Sur le point de paniquer, le studieux élève laissa tomber ses potentiels achats, courant dans la boutique en appelant Alfred, persuadé que la malédiction l’avait fait disparaitre. Aussi, quand le visage souriant réapparut, il lui tira la joue cruellement, tandis que la peur faisait place à un sentiment de soulagement.
Pour finir cette journée, ils décidèrent de prendre une collation dans un salon de Thé. En entrant chez Mme Pieddodu, l’ambiance romantique et les pétales de fleurs lancées en leur encontre embarrassa les deux jeunes hommes. Intimidé par l’atmosphère complétement décallé, ils peinaient à se regarder devant la boisson dont s’échappait une fumée en forme de cœur rosâtre, l’appétit coupé.

En quittant le salon de thé, encore embarrasser par ce moment, aucun des deux garçons ne prêtaient attention à ce qui les entouraient. Aussi ils furent surpris quand un sort envoya Alfred plusieurs mètre plus loin, l’assommant. Une jeune femme se dressa devant Arthur, le visage noircit par la haine. Sans aucun doute, la famille d’une victime du mage sombre désirant trouver vengeance sur sa réincarnation. L’apprenti eu à peine le temps d’attraper sa baguette pour essayer de retourner le sort de la jeune femme, n’y parvenant qu’en partie. Elle était puissante et expérimenté... Bien plus que l’adolescent. Aussi, même s’il se défendit de son mieux, les plaies commençaient à perler sur son corps. Au final, un sort doloris eu raison de sa volonté. Tombant à genoux, il entendit l’incantation ultime retentir, signant sa fin. Les yeux fermés, ses poings se serrèrent... Quand son prénom, retentissant avec inquiétude, le tira de sa frayeur. Le sort partie, atterrissant sur Alfred, qui venait de se relever et de se jeter sur lui, s’interposant pour lui sauver la vie, comme le héros qu’il désirait incarner.

Le regard écarquillé devant ce spectacle désolant, le temps se figea. L’anglais attrapât le corps de son ami, avant qu’il n’atteigne le sol. Le serrant avec une force proche de la folie, il le secoua, l’appelant, inondant sa veste de larmes. Ce n’était pas possible, il n’avait pas pu mourire comme ça, devant ses yeux... Son assaillante avait fui, au fur et à mesure que la foule les entourait. Déjà, les force de l’ordre se regroupaient autour d’eux, interrogeant les passants. L’étudiant ne s’en préoccupait pas, incapable de faire autre chose que d’appeler son seul ami, de le supplier de se réveiller...

Finalement, la malédiction avait pris son temps, mais avait finis par se révéler. L’enterrement eu lieu chez les moldus, dans la famille Jones. Néanmoins, une cérémonie fut donnée à Poudlard. Tout à chacun accusait le Serdaigle d’être responsable pour cette mort, plus que jamais on fuyait à son approche. Certains parents émirent nombre de plaintes et de nombreuses beuglantes furent adresser au directeur comme au concerné. Toutefois, aucun ne pouvait le haire davantage que lui-même. S’il ne l’avait pas laisser s’approcher, si jamais il n’avait pas été son ami, s’il aurait été plus fort... Alors, Alfred serait toujours en vie. Aujourd’hui comme demain, il pourait accomplir son rêve, entrer dans l’équipe de Quidditch, continuer à explorer le monde des sorciers...

Les Aurore ont conclu l’enquête, en expliquant que la responsable était une de leur ancienne collègue, convaincu qu’éliminer Arthur était le seul moyen d’empêcher le retour du mage noir. Pour la première fois de son existence, le blond regretta de ne pas être cet être légendaire... Car si, conformément aux rumeurs, il aurait possédé sa puissance alors il aurait pu vaincre cette femme avant qu’elle ne nuise à son ami. Le temps retrouva sa monotonie de jadis, s’écoulant dans une lenteur effroyable. Se lever le matin devenait chaque jour plus difficile, sachant que jamais il ne reverrait le sourire éblouissant du jeune homme, plus jamais il n’entendrait ses idioties... Ni ne recevrait ses étreintes brutales. Ses nuits se peuplaient de cauchemars chaque fois plus effroyable et son sourire disparut pour de bon.

Son esprit manqua de se briser à Noël, lorsqu’une chouette lui livra un paquet étrange : une magnifique plume de phénix, aux reflets cuivrés dans un bouquet de plume en sucre. Attaché au tout, une note écrite par Alfred, lui souhaitant de joyeuses fêtes. Lorsqu’il l’avait perdu, dans la boutique, c’était parce que l’américain avait acheter ce cadeau en catimini, demandant à ce qu’il soit livré pour les fêtes de la saint sylvestre. Son hurlement retentit dans la grande salle et ses pouvoirs perdirent tout contrôle. Toutefois... Rien que les professeurs ne surent aisément arrêter, évitant tout dégât hormis peut-être quelque bleu sur les élèves les plus proche de lui. Pourtant, le blond aurait voulu détruire Poudlard en entier, tant il souffrait de recevoir ce cadeau d’outre-tombe.
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Mer 12 Déc - 13:48
CHAPITRE 2

Quelque chose heurta son visage, puis un second... Ce n’est qu’au cinquième que le Serdaigle releva son visage morne, fusillant du regard l’insolent responsable de ce bombardement de craie. Aussitôt, ses prunelles furent capturées dans un lac sanglant.

- «  Enfin ! Tu as la chance d’entendre un cours génial, alors la moindre des choses c’est d’écouter, eyesbrown ! Sinon, tu n’as qu’à sécher !
- .. Hybris, il ne faut pas les encourager à devenir de méchants enfants. Parce que si jamais l’un d’entre eux viens à rater mon cours.. »


Le rire terrifiant du professeur de soin aux créatures magiques glaça l’ensemble de la classe. Personne n’ignorait de quoi était capable le psychopathe au sourire d’or, voilà pourquoi ses cours se déroulaient toujours dans un calme ahurissant. Néanmoins, ce genre de détails glissait sur l’étudiant. Tout comme réaliser qu’un Serpentard servait d’assistant et osait s’adresser directement à lui..  A bien y réfléchir, plus rien n’avait la moindre importance à ses yeux. Depuis la rentrée, l’anglais n’écoutait plus les cours auquel il assistait et à la réflexion, sécher n’était pas si idiot : à quoi bon perdre son temps dans ces salles de classes lugubre ?.. Sans doute parce qu’au final, il n’avait rien de mieux à faire. Son existence ne possédait plus le moindre intérêt... Certe, il pourrait se convaincre qu’Alfred n’avait pas donner sa vie pour qu’il gâche la sienne, que ce n’était pas ce que le Gryffondor aurait désiré. Seulement, Arthur savait fort bien que mourir n’était pas non plus le souhait de son ami, malheureusement, ça n’avait pas suffit pour l’épargner.

Perdant déjà le fil de cette stupide discussion, un terme titilla son attention. Les voyages temporels... De quoi cet imbécile aux cheveux blanc pouvait bien parler ? Plus aucun retourneur de temps n’existait, le ministre de la magie les avait détruits, un à un, juste après la mort du mage sombre afin de s’assurer que personne ne modifie l’histoire.

- «  .. Donc je peux emporter une personne avec moi, quand j’explore le futur, retourne dans le passé... Ou que je me promène dans le présent. Cool, n’est-ce pas ? Vous êtes impressionné, pas vrai ?
- C’est cette caractéristique qui rend l’hybris inclassable. Cette capacité est … »

N’écoutant pas la fin du cours, qui de toute façon se termina en dispute, ses émeraudes scrutèrent le pseudo-Serpentard. Ce n’était donc pas un sorcier, mais une créature magique... De quoi expliquer ses couleurs monochromes. Pouvait-elle réellement retourner dans le passé ? Surement... Le professeur ne l’avait pas repris, bien au contraire il mettait les élèves en garde contre cette capacité.  Poudlard possédait des êtres aussi puissants, en toute liberté ?
Pour l’heure, ce genre de question n’avait pas leur place. Non, déjà un plan prenait forme à son esprit, pour sauver son ami de son sort funeste. Toutefois, afin d’y parvenir il faudrait convaincre cette créature de lui portait assistance, de grès ou de force.

Le temps est pervers : plus on espère qu’il s’écoule, plus il ralentit son cours. La fin de l’heure prit une éternité aux yeux de l’anglais. Guettant à la porte que sa cible daigne le rejoindre, il eut le loisir d’entendre une énième dispute entre la créature et le professeur... Tant de gaminerie était insupportables, en particulier lorsque d’importantes actions doivent être mener. Cependant, avant de perdre toute patience et d’aller chercher le concerner par sa crinière argentée, enfin sa silhouette apparut dans son champ de vision. Par manque de chance, avant qu’il ne puisse saisir sa cape, l’inconnu fila à toute allure. A vrai dire, l’anglais avait bien réussi à mettre sa main sur le tissu, mais manifestement pas avec suffisamment de force pour attirer l’intention du concerné.

De mauvais humeur, l’étudiant n’eut d’autre choix que de le chercher à travers l’école, rageant que ses sorts de localisation ne fonctionnaient pas. Finalement, il l’aperçut, accolé de force à un mur par un Poufsouffle particulièrement imposant.

- « .. Impossible de te voir en ce moment... Quel que chose ne va pas ?  
- Oui : si tu ne te dépêches pas, tu vas rater ton prochain cours. Ne me dis pas que tu veux faire perdre des points à ta maison, après leur avoir offert la coupe l’an dernier ? ça ne te ressemble pas.
- … D’accord.. Viens ce soir, à 17h30, devant le tableau du phénix. Je t’y attendrais !
- Passe une bonne journée, toi aussi ! »


L’armoire à glace s’en alla, à regret. Sans doute un proche, pour ne pas le frapper en dépit de ses remarques sarcastiques... Ceci dit, il ne fallait pas être très malin pour se douter que le faux Serpentard serait n’importe où ailleurs qu’à ce tableau lorsque viendrait l’heure de ce rendez-vous. Enfin, tout ça ne concernait pas l’étudiant maudit. Surement cette créature se faisait-elle passer pour un sorcier, afin de ne pas attirer l’attention. Le blanc dans un soupire remit en place ses cheveux, avant de réaliser la présence du Serdaigle. Aussitôt, un sourire désagréable prit place sur ses traits.

- « Tient, le cancre ! Alors, tu suis mes conseils ?
- Fais-moi retourner dans le passé.  »


Refusant de se prêter à son petit jeu de provocation, Arthur était décidé à aller droit au but. Dans sa poche, sa main tenait fermement sa baguette : d’une façon ou d’une autre il le convaincrait de l’aider. La créature ne cacha pas sa surprise, visiblement la tournure de la conversation le désarçonnait. Les yeux fermés, le visage défait, il murmura à vois base.

- « Au moins tu auras fini par m’écouter... J’imagine que tu veux que je te ramène il y a quelque mois de cela, à la mort de ce Gryffondor ? »


Les rumeurs, comme toujours, avaient révélée toute l’histoire. Toutefois, croire que les choses seraient si simples serait sous-estimer l’intelligence du Serdaigle. La mine sérieuse, assombrit par son obsession, le blond secoua le visage.

- «  Je veux retourner l’an passé, en début d’année. »

Les prunelles vermeilles s’écarquillèrent, laissant à loisir le soin à leur couleur surnaturelle de luire. Les bras croisés, la créature inclina son regard, visiblement perdu.

- « Pourquoi ?
- Ça ne te regarde pas. Contente-toi de m’y conduire.
- … Hey ! je ne suis pas un poney ou quoi que ce soit d’autre ! .. Les voyages dans le temps ne sont pas une promenade de santé, je ne peux pas l’utiliser comme ça, je ne suis pas si irresponsable ! J’ai besoin de savoir ce que tu veux changer, parce que si c’est perdu d’avance il est hors de question que je le fasse. »


Effectivement, ce serait trop simple que ce crétin concède si aisément. Les bras croisés, le futur sorcier le toisa du regard. A la réflexion, le ministère oeuvrait pour rendre l’usage des voyages dans le temps impossible, aussi cet acte serait forcément illégal. Dans ce sens, vouloir une raison pouvait être compréhensible... Mais le sort de son ami pourrait-il émouvoir un non-humain ? Dans le cas contraire, le sortilège endoloris saurait s’y soustraire.

- «  Si je te demande de revenir à la mort d’Alfred, tu refuserais. Parce qu’il est impossible que j’empêche cela de se produire, n’est-ce pas ? Je suis incapable de battre son meurtrier, j’aurais beau essayer de prévenir les autorités, puisqu’il s’agit d’une aurore personne ne me croira avant qu’elle n’agisse. Quant à empêcher Alfred de se rendre à près-au-lard, je ne pense pas y réussir : il pourrait très bien m’assommer pour m’y emmener de force. »


Le jeune homme avait eu le loisir d’y réfléchir, en guettant sa sortie et en le cherchant dans les couloirs. Retourner dans le passer n’était pas un acte anodin, tous les éléments doivent être pris en compte pour empêcher le sort d’emporter le Gryffondor. Autant réaliser sa faiblesse, en admettant de pas pouvoir battre une Aurore expérimentée, comme les limites de son influence sur autrui. Mal à l’aise, le blanc finit tout de même par admettre cette vérité.

- « Exacte. Même si tu arrives à repousser votre sortie à prés-au-lard, elle finit toujours par t’attaquer. Sans doute guette-elle ton passage depuis qu’elle sait que tu as intégré l’école…
Avant que tu n’y penses, si tu te confronte à elle seul, alors dans ce cas c’est toi qui meurs... Et Alfred se suicide dans les jours qui suivent, incapable de te survivre. »


Stupéfait par cette réponse, cette fois-ci l’anglais fut désarçonné. Comme il s’y attendait, cette créature est capable de prédire l’avenir en fonction de ses hypothétique actions. Sans quoi, il ne saurait pleinement voyager au gré du temps, dans des futurs existants... Ceci dit, ce n’était pas ce point qui le prenait par surprise, mais de savoir que l’américain ne serait pas capable d’avancer sans lui. Ce dernier affichait toujours une telle joie de vivre, un optimisme à tout épreuve et un égo surdimensionné... Alors pourquoi le perdre le bouleverserait-il à ce point ?

- «  .. Si tu me ramènes au début de l’année scolaire, alors je ferais en sorte que nos chemins ne se croisent jamais. Nous ne deviendrons pas amis, nous ne nous parlerons même pas... De cette façon, jamais il ne saura à mes côtés et de ce fait, sa mort n’aura pas lieu. Ais-je raison ?
- Cette solution te convient vraiment ? Alfred est le seul à avoir osé t’approcher, désires-tu sacrifier son amitié pour sauver sa vie ? Au final, tu te retrouveras tout aussi seul qu’aujourd’hui.
- Mon choix est fait. Alors, vas-tu me ramener à cette époque ? »


Que pourrait-il comprendre aux sentiments qu’il éprouvait pour son cadet, ce non-humain ? Vivre seul était sa destiné, aujourd’hui il savait qu’il ne pourrait s’en défaire. Mais qu’importe, si cela permettait à son ami de survivre... Le souvenir de sa chaleur resterait dans sa mémoire et l’aiderait à avancer, là où dans ce présent sa mort rendait tout mouvement douloureux. Même s’il ne pourrait pas être à ses côtés, il pourrait toujours l’observer réaliser ses rêves, cela lui suffirait.

- «  Si tu es sûr de toi.. C’est d’accord. Fermes-tes yeux et..
- .. Quoi ? Tu acceptes si facilement ? Pourquoi ?! Ce.. Ce n’est pas censé être interdit ce genre de choses ? »


Reculant d’un pas face à la tournure de la situation, l’apprentie sorcier se mit en garde, persuadé qu’une telle gentillesse ne pouvait que cacher un mauvais tour. Personne n’accepte ce genre de choses sans rien demandé en retour. La créature eu un sourire espiègle, pour souffler dans un clin d’œil.

- «  Bien sûr que si ! Mais personne ne le saura, à part nous. Puis, tu sais ce qu’on dit.. Les interdits sont faits pour être brisé ~ »

Un frison désagréable le prit face à cette expression, impossible qu’il prenne ces mots comme réponses, personne ne saurait si inconscient ! La scène de tantôt soudainement revient à sa mémoire... Plissant son regard, son doigt accusateur le pointa, révélant ses motivations.

- «  Tu devais remonter le temps pour échapper à ce Poufsouffle, c’est ça ?
- … Ahaha ! Crois-moi, peu importe combien de fois je pourrais modifier le passé, c’est impossible que ce gars ne soit pas ce soir devant le tableau du phénix à 17h30 tapante, à m’attendre. Certaines choses ne peuvent malheureusement pas être changée...
- .. Comme le fait que ce soir, à 17h30 tapante, tu seras très loin de ce portrait ?
- Tu as d’autres soucis à te préoccuper, non ? Alors si tu veux que je te ramène à cette époque, vient contre ce mur, ferme les yeux et quoi qu’il advienne, laisse-toi faire. »


Ignorant toujours les raisons de cet accord étrange, le Serdaigle préféra profiter de l’occasion, que risquait-il de toute façon ? Si tout cela n’était qu’une perte de temps, au moins il aurait une victime toute désignée sur qui passer ses nerfs. Méfiant, l’anglais obtempéra, venant se mettre contre le mur. Après avoir soutenu le regard carmin plusieurs seconde, il finit par fermer ses yeux, le corps crispé.

L’inconnu se rapprocha de lui, lentement, pour poser ses mains sur les siennes afin de les maintenir immobiles. Se crispant sous un pressentiment persistant, sans prévenir une douce sensation frôla ses lèvres, suivit d’une chaude pression. Perplexe, Arthur prit sur lui pour ne pas rouvrir ses yeux, alors qu’un souffle se perdit contre le sien. Puis lorsque quelque chose d’humide se posa contre sa langue, cette fois ci ses paupières se rouvrirent, interloqué par le goût ferreux. Tardivement, le jeune homme venait de réaliser que la créature l’embrassait sans pudeur.

Cramoisi, la gêne fut rapidement chassée par une colère sans nom. Alors c’était ça, il profitait de la situation comme un vulgaire obsédé ? Qu’est-ce qui lui avait prit de croire que voyager dans le temps serait possible ! Le lac émeraude fulminant de rage, sa réponse fut son appel : un violent coup de pied plia en deux ce profiteur. Tombant contre lui dans un cri de douleur, conscient que ses mains n’étaient pas encore libérées de leur emprise, l’anglais continua à le rouer de coup de pieds, hurlant.

- « Pervers ! Tu t’es bien foutu de moi, pas vrai ? Je vais te.. »


Ses cris cessèrent quand il réalisa l’absence de bruis aux alentours. De coutume, les couloirs se baignaient de douce mélodie, grâce à l’œuvre du directeur de Poudlard, un incroyable musicomage. Ses sons permettaient d’apaiser les étudiants, de les aider à se focaliser sur leur leçon et la nuit, leur offrait un sommeil paisible. Peu à peu, ses prunelles s’étirèrent alors qu’il prit conscience du paysage: rien ne bougeait. Les autres élèves étaient figés dans des pauses étranges, pas toujours équilibrés. Par les fenêtres, il pouvait observer les hiboux immobiliser en plein vol. Un frisson le prit, réalisant que le temps venait de se stopper.

La créature l’observa, du sang perlant au coin de ses lèvres, signe qu’il lui avait bien donné un peu de ce liquide dans ce baiser. Vu son attitude insolente, il attendait visiblement des excuses pour les coups. Forcément, le Serdaigle fronça son visage, l’attitude défiant, ses paroles ne furent que des reproches

- « Tu étais obligé de faire ça ?! Tu aurais pu mettre un peu de sang dans une coupe, ça aurait suffi !!
- Tu ne crois quand même pas que ça m’a plus ? Embrasser un garçon... la bonne blague ! Encore, tu aurais été une fille... Peut-être.. Mais là..
Je t’ai ouvert un couloir temporel, ça ne se fait pas en disant « abracadabra » !! Il fallait un échange de sang et de salive, idiot ! Quoi, tu aurais préféré que je crache dans un verre, avant de t’inviter à le boire peut-être ?
- Dégueu !
- …
- Tu aurais au moinS put m’avertir ! »


En voulant reculer, pour tenter de récupérer ses mains toujours prisonnières, le blond manqua de trébucher : le mur dans son dos avait disparu. Seul la poigne de son compagnon le retient de justesse. Le visage affichant un sourire surnaturel, le faux Serpentard déclara ses mots

- « Bienvenu aux confins du temps, là où passé présent et futur se confronte. Prend garde à ne pas me lâcher, où tu risques d’effacer ta propre existence. Écoutes moi bien cette fois-ci : quand nous commencerons à avancer, tu ne devras t’arrêter sous aucun prétexte jusqu’à ce que nous soyons arrivés à destination. Même si tu te tords le pied, même si le sol est en flamme, continue d’avancer. »

Une sourde angoisse le saisit, doucement le jeune homme réalisa qu’il venait de s’embarquer dans quelque chose qu’il ne maitrisait absolument pas. La poigne de son comparse se mua, attrapant sa main dans la sienne il se mit à le tirer en avant. Tournant le visage, Arthur réalisa qu’au lieu du mur de jadis s’étendait un vide abyssal, seulement jonché de chemins étrange. Du bois, de la pierre...  Certains se ressemblaient, d’autre pas du tout. Quelques-uns lui faisaient envie, attirant ses yeux sous leur étendu verdâtre et leur odeur enivrante, tandis que d’autre promettait d’être difficile vu leur état délabré. Enfin, l’un d’entre eux lui sembla couvert d’hémoglobine. Préférant se concentrer vers leur destination, il murmura.

- « Pourquoi le mur d’appui a disparu et c’est quoi ces chemins ?
- Ho ce n’est rien, le futur l’a dévoré. Ne te fais pas avoir, chaque fois que tu t’en approches, il s’éloigne. Pour l’atteindre, il faut sauter et surtout ne pas atterrir dans le vide. Sinon, les chemins...  ce sont les différents futur possible. Tu te doutes que leur aspect sert de mise en garde... Ah, ne fixe pas la lumière du fond... Même si elle est sacrément tentante !  Tu vas vouloir la suivre... Et tu te retrouveras mort, parce que tous les chemins finissent par y aboutir.
- Tu as d’autre prévision aussi optimiste ?!! Pff.. Ce n’est pas comme si je comptais recommencer de toute façon !
- Ne pose pas de question dans ce cas !! »


Malgré leur échange de mots, les deux garçons avancèrent dans ce présent immobile. Plus le blond observait ces personnes, prêt à reprendre vie d’une minute à l’autre, plus l’angoisse montait en flèche. Sans parler de ce silence oppressent, où raisonnait leur pas..  

- « Si les chemins au-dessus du vide est l’avenir ; que cette pièce immobile est le présent... Où est le passé ?
- Cet enfoiré se cache, il faut toujours le débusquer pour le chopper... Le voilà ! »


Sursautant quand la fin de la phrase fut hurlée, le blond eu du mal à suivre le changement de rythme, qui accéléra soudainement. Tirailler à droite et à gauche, comprendre ce que chassait l’immaculé lui pris plusieurs minutes. L’un des couloirs, aléatoirement, s’ornaient d’une série encombrante de tableau. Après plusieurs tentatives, ils finirent par s’engouffrer dans la bonne allée.
Loin de diminuer son allure, son guide au contraire accéléra encore, l’obligeant à presque courir derrière lui. L’ambiance étaient glacial, comme dans les films qu’Alfred adorait lui raconter.

- «  Ralentie ! Je n’arrive pas à te suivre !
- Nein ! Lèves-tes genoux plus haut, respire en rythme et accélère !
- Pourquoi ? »


A lieu d’une réponse, le tonnerre retentit, puis le bruit assourdissant de la pluie. Alors, des flaques commencèrent à se former, tandis que des éclaires illuminèrent le chemin.

- « … ça commence. Surtout, ne t’arrêtes pas !
- Bon sang mais de quoi tu parles ? Qu’est ce qui commence ? Explique-toi à la fin ! »


Toutefois, le diable à la chevelure blanche retient son souffle, sur ses gardes. Détestant être tenu au silence, l’anglais n’avait pas d’autre choix que de continuer à suivre l’allure imposé. Cela ne ressemblait en rien à ces nombreuses fois où Alfred le guidait à travers le château, en quête de quelques idées farfelues. Sa paume n’était pas chaude, sa main le serrait bien trop : impossible de la retirer... Ses pas s’enchainaient trop vite, sans se soucier de son propre rythme... Et son visage n’affichait aucun sourire, bien au contraire ses dents crisper laissait clairement savoir que le moment n’était en rien plaisant. Son poing se serra d’inconfort, seulement... Il était le seul à lui avoir demander de l’emmener, maintenant il était trop tard pour s’en plaindre.

Des bruis commencèrent à retentir, lugubre : hurlement, grincement... Mêlés à des pleurs, puis ce fut le tour d’odeur désagréable qui lui tordirent la poitrine. Soudain, la sensation d’être suivie s’insinua dans son esprit. Croyant apercevoir une ombre du coin de l’œil, le bruit de pas se précisa, là derrière à quelque mètre. Puis sur sa nuque se perdit un souffle glacial, faisant dresser ses cheveux. Sur le point de faire face à ce qui le suivait, la force sur son bras s’appesantit, le tirant davantage pour l’empêcher de céder à sa curiosité.

- «  Ne te retourne pas ! Concentre-toi seulement sur tes pas, avance !
- Mais nous sommes traqué !
- C’est ton imagination !.. Écoutes... Le futur est insaisissable, le présent est éphémère... Mais le passé te poursuit. Alors ne tombe pas dans ses pièges, ne te laisse en aucun cas attrapé ! Ne t’arrête pas, continue à avancer. Il est trompeur également : méfies-toi.
- Quoi ?! »


Le souffle court, le regard sombre, le Serdaigle obtempéra : remonter le temps n’était pas une partie de plaisir. Soudainement, à ses oreilles raisonna son prénom souffler par un certain accent américain. Joyeux, plein d’entrain... Son cœur rata un mouvement, ceci dit mis en garde il ne se tourna pas. Plusieurs fois, ces précieuses syllabe retentirent, d’une voix de plus en plus faible, triste... Mourante... D’autre mots s’y joignirent, des suppliques, des cris d’agonies... Une odeur de sucrerie conquérir la pièce. Vicieuse, la sensation d’une étreinte forte, vivante, enserra ses épaules. Sa main se serra davantage sur celle trop pale, ses yeux s’obscurcir. Toutefois, il continua d’avancer, accélérant son allure au point de prendre la tête.

- «  Hey ! Tu ne sais pas où tu vas ! »

L’horizon dégagé de la silhouette à la doublure verdâtre, le sol sous ses pieds change soudainement d’aspect, se couvrant d’embuche, de trous, de racines dangereuses... Des ombres malveillantes prirent formes autour de lui, commençant leur sombre litanie de murmure et d’insultes. Des pierres se mirent à pleuvoir, accompagné de déchets. Zigzaguant à travers les embuches, les pieds du blond s’arrêtèrent soudainement, quant face à lui apparut une grille de prison semblable à celle des journaux : Azkaban lui ouvrait ses portes. Avant qu’il ne s’immobilise, une poigne féroce le poussa par les épaules, l’obligeant à se jeter droit dans son cauchemar.

- « Scheiße ! Laisse-moi mener, tu vas n’importe où, on va se perdre ! Reste derrière moi, d’accord ? »

Rapidement, sans se laisser retenir par le malaise de son compagnon, le Serpentard reprit la tête, tirant encore et encore sur son bras sans lui laisser d’autre choix que de le suivre. Une fois que le chemin fu de nouveau obscurcit par la silhouette blanchâtre, la prison comme les ombres disparurent, les murs retrouvèrent leur série de tableau... Et dans son dos revint cette présence insupportable.
Revenant à lui, Arthur secoua la tête : tout cela n’existait pas, ce n’était que des illusions pour le retenir. Hors de question qu’il se laisse berner !

Trouvant un rythme, certes épuisant, mais qui lui permettait d’être moins sous pression, il sentit la main sur son poignet changer de température, comme si un chaud liquide la recouvrait. En y posant ses yeux, l’horreur le prit à la gorge. La chaire morte moisissait contre sa peau.. Prit d’un tremblement, ravalant sa salive, il posa les yeux sur son guide. Seul une longue silhouette recouverte d’une cape miteuse, semblant cousue par la mort elle-même, apparut sous son regard.

- «  .. Bientôt arrivé, tu vois le tableau à ta droite ? On va y entrer. »

Son regard verdâtre glissa plus bas, tandis qu’ils bondirent dans le tableau : la créature glissait sur le sol. Immobile, dos contre le mur, le Détraqueur s’approcha de lui, laissant son sinistre chant retentir lugubrement alors que sa cagoule glissait sur ses épaules. Son faciets repoussant s’approcha, menaçant, des lèvres de l’anglais. Le corps crispé, Arthur se répétait que tout cela n’existait pas, qu’il ne s’agissait que d’une illusion ... Puis les relents envahirent ses narines, d’une puanteur tel qu’elle souleva son cœur. Incapable d’endurer davantage, le jeune élève voulu s’enfuir, quand les mains squelettiques agrippèrent férocement ses épaules, le collant de force contre le mur tandis que cet antre funeste captura ses lèvres. Électrisé, la fureur se mêla à la peur, le futur sorcier se mit à ruer de coup le monstre, frappant de ses poings comme de ses pieds le malheureux en hurlant à plein poumon.

- «  Lache-moi ! Sangsue ! Recule ! »

L’illusion s’acheva, laissant à loisir l’anglais observer le corps du Serpentard choir au sol, le visage tuméfier, riant de bon cœur. Le souffle court, l’adolescent se laissa tomber à son niveau, tachant de retrouver un rythme régulier.

- «  Sacré poigne !
- .. A cause de toi, je vais passer le reste de mes nuits à cauchemarder...
- Nan, tu vas tout oublier. Hormis qu'Alfred et toi seraient attaqué si vous allez à prés au lard. »


Quelque minute s’écoula en silence, reprenant constance l’anglais observa les alentours, perplexe. Etaient-ils réellement de retour au début de sa seconde année ? Hormis la tombé de la nuit, rien ne semblait foncièrement différent : les deux hommes demeuraient toujours au même endroit...

- «  On a vraiment remonté le temps ?
- Oui, les premières années sont en train de passer leur recrutement. Génial, n’est-ce pas ?
- ….. ….
- Je vais y aller... Ah, évite de trop changer ton histoire, d’accord ? ça serait chiant de devoir recommencer, parce que le futur sera devenu catastrophique. »

La créature partie sur un signe de la main, tandis que le blond grommela entre ses dents quelques insultes. Comme s’il n’en avait pas conscience ! Hormis sa rencontre avec le Gryffondor, le reste se dérouleraient conformément à ce qu’il se doit d’être.

Le soir de sa rencontre avec son seul ami, Arthur resta enfermé dans sa chambre, incapable de s’endormir. La semaine qui suivit, il apprit par les bruits de couloirs que le jeune Gryffondor avait passés la nuit pourchassée par les esprits frappeurs. Sauvé au matin par l’arrivé d’un préfet, l’enfant avait dû être emmené à l’infirmerie, en état de choc. A sa sortie, Alfred avait développé une peur panique des fantômes. Sans doute ne regarderait-il plus jamais le moindre film d’horreur...
Le cœur serré, l’anglais se fit une raison : mieux valait cela que de le voir mourir.

Un mois après son retour, quelque chose d’anormal apparut sur l’extrémité de ses doigts. Des lignes noirâtres, comme de l’encre, que rien ne semblait parvenir à effacer. Inquiet, persuadé que la créature, à nouveau, avait omis de lui donner des détails sur les conséquences de ce voyage, le Serdaigle se mit à sa poursuite.

L’être solitaire, en dépit de son physique assez unique et son caractère explosif, semblait être passé maître dans l’art de se fondre dans la masse. Par chance, il aperçut un certain Poufsouffle, cherchant manifestement quelque chose. En le suivant, à quelques pas de distance, le fuyard apparut, occupé à se dissimuler derrière l’imposante statu d’un griffon. Le prenant de revers, le blond posa sa main sur son épaule. Le sursaut du concerné valut le détour, en se retournant c’était comme s’il venait de voir le diable. Toutefois, rapidement le soulagement éclaira ses yeux carmin.

- «  C’est rare, de voir un Serpentard fuir un Poufsouffle. De coutume, on constate l’inverse.
- Ce n’est que toi.. Que me veux-tu ? Alfred a réussi à te tomber dessus ? »


Secouant la tête, l’anglais constata que la créature s’abaissait, s’assurant de passer inaperçu entre lui et la statue. En arriver à ce point pour éviter de croiser ce type... Cet homme devrait affronter le problème, plutôt que de l’éviter comme ça. Pour l’heure, ses préoccupations étaient tout autre, aussi préféra-t-il ne pas s’en mêler.

- «  Non, je veille à garder une distance entre nous. Regarde, ces formes n’apparaissaient pas dans l’autre espace... Pourquoi les ais-je ici ? »

Prenant entre ses paumes gantés les mains du blond, le blanc les examina quelques minutes, avant de les relâcher, haussant les épaules.

- « Aucune idée ! Tu sais, tu es le premier que j’emmène lors de mes voyages... Peut être est-ce un effet secondaire ? »


Immobile, la colère augmentait graduellement tandis que résonnait ses mots, consterné face à cet air bien trop calme. Attrapant son col, l’anglais se mit à secouer son camarade avec force, criant.

- « … Quoi ?! Comment ça tu ne sais pas ! Je ne suis pas un cobaye !! Avant de prendre quelqu’un, tu devrais t’y connaître un minimum !  Et si c’est une pourriture temporel ? Tu es vraiment un crétin ou quoi ?!  Prend tes responsabilités !! »

Le blanc plaqua ses mains sur les lèvres de son camarade, afin qu’il se taise. A voix base, il murmura, le visage vraiment inquiet.

- «  Chût, tu vas nous faire repérer ! S’il te plait, ne crie pas.. Je prendrais mes responsabilités !
.. La seule chose qu’il nous reste à faire, c’est le montrer au directeur. C’est quand même censé être le type le plus calé du château, non ? Donc s’il en a un qui doit savoir, c’est lui. »


Les protestations de l’anglais continuèrent à être étouffés sous les paumes de son comparse, jusqu’à ce qu’il acquiesce, le regard noir. Finalement libéré de sa muselière de chaire, le blond pointa sa baguette sous le menton de ce dernier, murmurant d’une voix sombre.

- « J’espère pour toi ! Sinon.. Je t’assure que j’aiderais ce Poufsouffle à te trouver et ça, même si tu vas te cacher dans les toilettes des filles. Compris ?
- Ja.. »


Les deux garçons filèrent donc en direction du bureau du directeur. Même sans rendez-vous, Arthur savait que l’adjointe le laisserait le joindre. Toutefois, une fois arrivé à destination, ce ne fut pas le cas pour la créature. Bien au contraire, non seulement elle le retient, mais les deux commencèrent à se disputer violemment.
Décidant de les laisser régler leur différend, le futur mage pénétra le bureau si familier, le voyant en train de rédiger quelque lettre. Après l’avoir salué, comme à son habitude, il préféra tout de suite entrer dans le cœur du sujet, dévoilant sa main étrangement marquée. La réaction de son supérieur ne se fit pas attendre, fronçant son regard il examina avec crainte la marque.

- «  .. Vous savez ce que c’est ?
- Ce que nous redoutions. Comme tu le sais, le sorte de réincarnation est une création de ce pirate, nous savons fort peu de chose à son sujet. Néanmoins, il est à craindre qu’une fois ton tatouage complet, ce mage sombre prendra possession de ta personne. »


Paralysé par cette révélation, l’élève secoua la tête, murmurant combien une telle chose était impossible, incapable d’écouter les paroles censées le rassurer. Tremblant, le jeune homme s’enfuit en courant du bureau, tenant sa main avec force, refusant d’y croire. Ses jambes finirent par se dérober à la sortie d’un escalier, recroquevillé au sol, ses yeux écarquillés, Arthur ne parvenait pas à sortir de sa torpeur.  

- «  Alors qu’est-ce que c’est ? »

La voix de la créature le sortit de son état fébrile. Sans crier garde, il l’attrapa violemment, le plaquant de toutes ses forces contre la rambarde, les yeux remplis de haine.

- «  C’est de ta faute ! Qu’est-ce que tu m’as fais ?.. ça ne s’était pas déclenché dans l’autre temps.. C’est ce voyage qui l’a réveillé !
- Mais.. de quoi..  tu parles .. ? »


Manquant de finir étrangler, le pseudo-élève attrapa les poignets de son camarade, l’obligeant de force à le lâcher. Le souffle court, la respiration hachée, il observa l’anglais retrouver difficilement ses esprits.

- « Mes pouvoirs. Dans l’autre époque, jamais ma puissance n’a grandi. Hors, ces marques sont le signe que mes pouvoirs sont en train de croitre.
- .. En quoi est-ce mauvais ? Tu ne veux pas être plus puissant ?
- Bien sûr que non, crétin ! Ce n’est pas normal que ça arrive. Je viens de te le dire !  pourquoi subitement ça a changé ? Qu’est ce que j’ai modifié, dis-le-moi ! »


Se mordant les lèvres, la créature réfléchie quelques minutes, les yeux clos. Avant de soupirer lourdement, reprenant la parole.

- « Explique-toi. Même moi je ne comprends rien si tu ne me dis qu’une partie. Pourquoi est-ce que ça te met dans cet état de réaliser que tu es plus puissant que tu ne l’étais ? »

Un doigt entre ses yeux, le Serdaigle soupira lourdement, se calmant pour ne pas crier et secouer l’imbécile qui se trouvait face à lui. Pourquoi personne n’écoutait les rumeurs... ?

- « Je suis la réincarnation d’un mage sombre qui se prenait pour un pirate au siècle dernier...  Si ma puissance grandit, cela signifie que je lui ressemble. Et selon les rumeurs, il finira par me posséder dès que ce tatouage sera complet. Tu comprends maintenant pourquoi devenir plus puissant n’est pas une bonne nouvelle où c’est trop te demander ?! »

Les minutes défilèrent, sans qu’aucun ne rompe le silence assourdissant, noyé dans le brouhaha des élèves, dont les chemins prenaient grands soins de les éviter. Finalement, le blanc se décida à répondre aux interrogations du futur mage.

- « Je n’ai pas la capacité d’augmenter les pouvoirs de ceux qui m’accompagne.
Ce qui a déclenché ton changement d’état doit être la mort d’Alfred. Le traumatisme était suffisant pour avoir ce type de réaction, tu ne crois pas ?
Aussi.. Votre amitié était un puissant frein à ce que ce tyran se réveil. Or, dans cette réalité, elle n’existe plus. Les deux ensembles forment une bonne raison à ce que tes pouvoirs se développent, non ? »


Cette hypothèse lui coupa le souffle. Combien de fois, après la mort de son ami, avait-il pu souhaiter le réveil de cet être maléfique ?.. Pouvoir jouir de sa puissance, pour contrer son destin... Et maintenant qu’une autre voie avait pu solutionner son problème, son souhait se réalisait ?.. Que c’était risible ! Vraiment, jusqu’à quel point pouvait-il être maudit ? Conscient de l’état de l’élève, la créature magique posa sa main sur son épaule, essayant de le rassurer.

- «  Ne te met pas dans cet état.. Que ça se soit réveiller ne veut pas dire que ton tatouage se complétera : il peut très bien se stopper à un moment ou un autre. Comme il est possible de trouver un moyen de réduire ta puissance, en posant des sceller par exemple. En plus, ce ne sont que des rumeurs, personne ne sait vraiment se qu’il en est pour cette histoire de réincarnation… Qui te dit que tu finiras posséder ? Regard, on te prétend bien maudit pourtant ..
- Ferme-là ! »


Repoussant brutalement sa main, à nouveau son regard verdâtre brillait sous la colère face à sa propre impuissance. Glaciale, sa voix vibra alors que l’anglais se recula, le dévisageant comme s’il venait de réaliser sa présence.

- «  De quel droit tu te permets de me dire ça ? Je te fais pitié, c’est ça ? Je n’ai pas besoin des paroles réconfortantes d’une créature incapable de comprendre les émotions humaines ! Occupe-toi de tes affaires et n’agis pas comme si on se connaissait. Que je t’ai demandé un service ne fait pas de nous des amis ! »

Partant sans attendre de réponse, le blond regagna sa chambre, de mauvaise humeur. Certes, Alfred était sauvé... Mais si jamais le mage sombre revenait d’entre les morts, le monde basculerait dans la terreur. N’était-ce pas un sort pire que voir son ami périr ?

En dépit de ses craintes, le cours du temps continua à suivre son cours. Les années passèrent, monotones à souhaite. Arthur n’approcha plus l’américain, suivant de loin l’évolution de son ami de jadis, assistant à ses matchs de Quidditch pour tenir sa promesse. Alfred était bien entouré, d’une foule d’amis, d’admirateur, de fans.. Toutefois, le voir régulièrement perdre connaissance, comme saigner subitement du nez inquiéta le Serdaigle, même s’il ne put lui être d’aucune aide. En cinquième année, le Gryffondor fut repéré par quelque recruteur, promesse d'une possible carrière. Ce qui ne l’empêcha pas de se concentrer pour réussir ses ESPIC. La septième année promettait d’être particulièrement ardue pour lui !

Concernant son tatouage... Finalement, même si cela le faisait rager, l’étrange créature avait vu juste : la progression lente avait rassuré le directeur. A cette allure, deux cent années serait nécessaire pour que l’intégralité de son corps soit envahis, soit bien après sa mort.  Désirant se changer les idées, l’anglais avait pris la mauvaise habitude de se souler dans un pub, un maigre réconfort dans son existence dépourvue de sens. Dès que son diplôme serait réussi, il accepterait un post en étude des runes, comme apprenti professeur à Poudlard. Alfred partirait en Amérique, pour réaliser ses rêves... Et mettant fin à tout espoir de relation entre eux…

C’était ses pensées plein la tête que le jeune homme, à présent majeur, comptait profiter de quelques boisons alcoolisés lorsqu’un sort l’envoya contre un mur. L’aurore de jadis apparut devant ses yeux, la même haine enlaidissant son visage. Alors, tout ce temps, elle avait attendu l’occasion de l’affronter ? Pourtant, la confrontation tourna cours : fort de son nouveau potentiel, comme de sa maitrise, l’apprentie n’eut aucune peine à la neutraliser.
Ce fait nouveau le plongea dans ses réflexions... Il est vrai qu’à l’époque, ses pouvoirs ne s’étaient pas éveillés. Depuis, sa puissance n’était plus comparable et toutes les connaissances emmagasiner ces dernières années demeuraient particulièrement précieuse dans un duel. S’il pouvait se retrouver dans ce laps de temps infortuné, le Serdaigle était persuadé de pouvoir l’emporter. En particulier avec l’effet de surprise.

Cela signifiait qu’il serait en mesure de protéger Alfred, de sauvegarder leur amitié. Oui, il était en mesure de changer son destin.
Alors, encore une fois, l’anglais se mit en quête de la créature.
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Mer 12 Déc - 13:48
Chapitre 3

Le faux Serpentard accepterait-il de revenir en arrière, à nouveau ? Alors que jamais plus il ne l’avait approcher, depuis leur dernière discussion ?.. Alors même qu’il avait été claire sur leur absence de relation... ? Aucune chance. Dans ce cas, il faudrait se tenir prêt. Par chance, le sortilège de contrôle mentale n’était, finalement, pas si dur à employer pour la réincarnation d’un mage sombre.

Comme si certaine routine demeurait ineffable, ce fut à nouveau en trouvant le Poufsouffle particulièrement baraqué, qu’Arthur put débusquer l’objet de ses recherches. Cette fois-ci, l’étrange couple se faisait face. Le blond braquant ses yeux bleus dans les prunelles sanglantes de l’albinos, qui fuyait, une fois n’est pas coutume, tout contact visuel. La voix grave du plus jeune retentit, sans colère, mais porteuse d’un détachement lourd de sens.

- « .. Bien. De toute manière, je n’attends plus rien de toi à présent.
- .. Ah.. ? Et bien.. Je .. Moi non plus. Je n’attends plus rien de moi-même... »


Ces paroles étranges entre les lèvres de la créature, bien peu coutumière de son si défaitiste déplurent à son interlocuteur. Sans même le connaître, à sa posture, sa manière de s’en aller sèchement, les poings serrés, l’anglais pouvait le jurer sans peine. Même sans occlumancie, n’importe qui l’aurait deviné. Sans doute que l’instant était mal choisi, pour demander un service mais qu’importe. Cela faisait déjà trop longtemps qu’il patientait.

Une main serrée contre son bras, la créature leva son visage. En réalisant la présence du sorcier, la souffrance de ces traits afficha quelques instant une surprise, avant de se figer sur quelque sourire atrocement mensonger.

- «  Ho, c’est encore toi.. Qui a-t-il ?
- Je veux retourner là où tu m’as emmené la dernière fois. »


Pourquoi noyer le poisson en perdant son temps dans quelque fausse cordialité ? Le sourire mensonger s’étrangla quelque seconde, ses orbes fuyant plusieurs minutes avant que la question fatidique retentisse.

- « Pourquoi ? Que voudrais-tu changer cette fois-ci ?  
- Je viens d’affronter l’Aurore qui a tué Alfred.
- Et tu es encore en vie ? »


Un silence fut la seule réponse à cette question idiote : bien sûr qu’il était en vie, sinon il ne serait pas sous ses yeux, en train de lui parler ! Serrant ses doigts, le sorcier préféra continuer ses explications, se retenant de rétorquer un sarcasme.

- « Ma puissance n’est pas comparable à ce qu’elle était jadis, ni mes connaissances en sorcellerie. Si je retourne à cette époque, je serais capable de la neutraliser avant qu’elle ne puisse le blesser. »

Patiemment, le blond attendit l’approbation de la créature... Cependant, au bout de trois minutes, n’obtenant aucune réaction il reprit parole, sa voix s’élevant d’un ton.

- «  Et bien ? Si tu as compris, qu’attends-tu pour nous y envoyer ?
- Impossible. »


Ses mains se crispèrent, il n’avait pas le temps pour les petits jeux de cet imbécile ! Cependant, cette fois-ci il ne le brutalisa pas, ayant murit depuis cette époque. Sa voix se gela tandis que sa main sur sa baguette se préparait à lancer son sort de contrôle.

- « Pourquoi ? Tu ne m’en crois pas capable ? »

Un sourire, désabusé et fade nimba le visage trop pale de son interlocuteur tandis qu’il secoua la tête, signe que la question ne se posait pas.

- « Si tu es prêt à risquer la vie d’Alfred en retournant dans le passé, c’est que tu dois être sûr de toi. Le problème n’est pas là..
Le souci, c’est que je manque de temps pour un tel bon. »


Perdu devant cette raison, qui pourtant semblait sincère, le sorcier rangea son arme, le dévisageant dans l’attente d’explication. Soupirant, la créature finit par consentir à lui répondre.

- «  Tu as assisté deux fois à mon cours et pourtant tu n’as rien retenu.. Tu es sûr d’être prêt pour les ESPICS ?
Je ne peux pas voyager inlassablement dans le temps, mais seulement sur une durée précise. Une fois ma réserve écoulée, ce n’est plus possible d’y avoir recourt.
- Explique-toi mieux que ça, je n’y comprends rien ! »


Un regard blazer fut sa réponse, qu’il soutient de ses prunelles verdâtre, exigeant par là une meilleure explication. Les deux entêtés s’affrontèrent de la sorte plusieurs minutes, avant que la créature ne cède à nouveau.

- «  Je suis né avec un potentiel d’année bien précis. Chaque fois que je voyage dans le temps, cela en consomme un fragment. Quand je l’aurais épuisé, je serais incapable d’utiliser ma capacité. Tu comprends mieux ?
- .. Tu veux un conseil ? Ne deviens pas professeur.
- Plutôt crever que de risquer d’avoir des élèves aussi obtus que toi ! »


La tension les électrisa quelque minute, néanmoins le Serdaigle avait globalement compris où voulait en venir son interlocuteur.

- «  Si je comprend bien, tu ne peux utiliser ta compétence qu’un certain nombre de fois. Combien t’en reste-t-il avant de ne plus pouvoir y avoir recourt ?  
- Même si je peux plus ou moins suivre le décompte de ce que je consomme... Je ne sais pas vraiment quel potentiel je possédais à ma naissance, ce ne sont que des hypothèses...
- Et donc ?
- … Si mes calculs sont corrects, moins neuf. »


Les deux hommes eurent un sourire, presque comics... Avant que celui du futur mage ne se transforme en rictus et qu’il ne lance la première chose à passer sous sa main, en l’occurrence un vase, sur l’imbécile face à lui, ou du moins sur le mur à ses côtés.

- « Crétin ! Comment ça moins neuf ? Apprends à compter avant de parler ! Comment ça pourrait être possible, par Merlin ! Comment tu peux arriver à ce compte ?! »

A nouveau, les deux hommes gardèrent le silence un moment, réfléchissant aux conséquences de ces nouvelles informations tout en digérant les flots de colères si facilement embrassé entre eux. Nonchalamment, la créature s’exprima.

- « Même si j’adorerais t’aider... Même quelqu’un comme moi ne peut risquer un tel bon. Si on s’arrête en plein milieu, on détruirait l’espace-temps.»

Forcément, la réponse déplut au concerné, qui pesta entre ces dents. Néanmoins, l’anglais était loin d’être un demeuré, pour encourir un tel risque. D’impuissance, son poing frappât le mur.

- « .. Y a-t-il un moyen de calculer efficacement le temps qu’il te reste ?
- Pas à ma connaissance.
- Vu l’étendu de tes connaissances, il y a de forte chance d’une telle chose existe ! »


Sur ces paroles blessantes, le blond tourna les talons, refusant de renoncer. D’une manière ou d’une autre, il trouverait un moyen d’y parvenir ! C’était, après tout, sa seule chance de pouvoir un jour rétablir sa relation avec Alfred.

Trois mois de recherche intense furent nécessaire au sorcier pour trouver un artefact capable de remplir la fonction de compteur. Cela dit, chercher dans les notes de son regrettable ancêtre lui avait épargné bien des déboires, cet homme avait répertorié un nombre impressionnant d’objets sacrés. Le plus risqué avait été d’invoquer l’artefact en question... Sans surprise, tout cela ne s’était pas fait sans coût : son tatouage, avant cette recherche, s’étendait jusqu’à son coude. A présent, pour avoir côtoyer le mage sombre de si près, il gagnait son épaule. Qu’importe...
Si vraiment son activation était liée à la mort de son ami, le retrouver devrait stopper ce fléau.

Le plus difficile à présent résidait dans l’optique de mettre la main sur la créature, sans l’aide du Poufsouffle qui manifestement, tenait parole. Plus d’un mois s’écoula sans que le moindre crin argenté ne lui fût donné... Pourtant, un matin où un cauchemar l’avait tiré du lit plus tôt que de coutume, il eu la déplaisante surprise de se retrouve né à né avec l’objet de ses pensées. A priori, les deux hommes étaient voisins de chambre...

- «  Tiens, tu te réveilles tôt aujourd’hui !
- … Tu savais que nos chambres sont côtes à côtes ?! Pourquoi tu ne m’as rien dis ?! Tu réalises le temps que j’ai perdu à te chercher ! »


De rage contenu, l’anglais fusillait du regard l’Allemand, se retenant de lui jeter quelque chose à la figure pour le pousser à réaliser la stupidité de ses actes. Le concerné se contenta de soupirer, déjà prêt à s’en aller.

- «  Pff, tu n’avais qu’à te renseigner un minimum ! Après tout… tu ne te souviens pas ? Nous ne sommes pas même des connaissances... ~ »

Le retour de flamme ne l’atteignit pas et pour cause, le sorcier avait bien d’autre chose en tête. S’approchant, sèchement il attrapa son poignet. Un cris de douleur échappa à la victime, qui porta ses doigts à cette bien étrange plaie. Quelque chose avait pénétrer ses chaires..

- « Qu’est-ce que c’est ?
- De quoi compter ton temps. Ne pose pas de question sur la façon dont je l’ai obtenu, tout ce qui compte c’est qu’elle est là…
Bien, il te reste .. Presque 25 ans ! Tu t’es foutu de moi ?! Tu ne sais vraiment pas compter ! »


Perplexe, le blanc contempla le chiffre en relief, visiblement aussi surprit que son compagnon. Toutefois, au lieu de s’interroger davantage, il préféra poser ses mains sur les épaules de l’anglais, plongeant ses yeux ardent dans les siens.

- «  EyesBrown.. Tu es vraiment prêt à aller jusque-là ?
Je comprends que tu tiens énormément à Alfred. Seulement, rien ne t’empêche de renouer le contact dans cette réalité. Va lui parler, fait le premier pas cette fois-ci. Avant qu’il ne quitte le château, vous avez bien assez de temps pour redevenir amis. »


Pour ne pas changer, le concerné repoussa les conseils de cette créature magique, comme ses attentions, reculant d’un pas pour éviter tout futur contact.

- «  Ne parles pas sans savoir !
.. Comment veux-tu que j’ai la moindre chance de l’approcher, alors qu’il est si bien entouré ? Tu as bien vu combien d’amis il possède... Il n’a pas besoin de moi. Au mieux, je ne serais qu’un fan perdu dans la masse, incapable de lui adresser la parole.
Jamais il ne prendrait la peine de m’écouter, ou de me regarder... Je te rappelle que je suis maudit ! .. Et pas vraiment doué avec les autres... Imagines qu’il finisse par me détester ?  »


Le visage adoucit, bien qu’un peu désappointé, le blanc s’avança d’un pas, désirant à nouveau renouer le contact, murmurant.

- « Pourquoi tu imagines le pire ? S’il t’a apprécié jadis, il a toutes les chances de t’apprécier à nouveau dans cette époque. Tu te complique la vie à rien ! »

Au lieu de rallumer un semblant d’espoir dans les sphères émeraudes, seul un blizzard ardent y fit rage, tandis qu’encore une fois ses gestes furent repoussés sans ménagement.

- « Je n’écouterais pas les conseils d’un non-humain, solitaire et seulement capable de fuir le seul homme qui l’ai approché !
Je t’ai rapporté de quoi compter ton temps, tu as largement moyen de voyager six ans en arrière alors maintenant fais-le, ne te trouve pas d’excuse ! »


Les deux hommes s’observèrent, leur avis sur la question divergeant, prêt à s’affronter si jamais une certaine tension venait à exploser. La mine résolue du magicien, le bras crispé, prêt à employer la force si besoin, finit par avoir raison de la volonté du Serpentard.

- «  Si tu crois vraiment que c’est la meilleur solution..
Mais cette fois-ci, fait un effort ! C’est un bon de six ans, si tu n’y mets pas du tiens tu n’arriveras pas à tenir jusqu’à notre arrivé. »


Se rappelant soudainement la façon de procédé, le Serdaigle vira de couleur, hésitant un court moment à l’idée de devoir à nouveau subir le baiser de la créature. Toutefois, l’esprit agile, il décida de prendre les devants. Attrapant la main gantée de son poney temporel, comme il s’auto-qualifié, il retira la protection de ses chaires. Puis, sans crier garde, le Serdaigle vient mordre cruellement son index. Dans un mouvement de douleur, l’immaculé tenta à deux reprises de reprendre son membre mutilé, qui ne lui revint qu’une fois nimbé de sang.

- « Tu as perdu la tête ? Ce n’est pas comme ça que ça fonctionne ! »

D’un geste purement naturel, le faux Serpentard porta sa blessure à ses lèvres avant de reprendre le liquide ferreux sur ses vêtements, continuant à se plaindre, les yeux clairement mécontents. Sournois, l’anglais récupéra sans crier garde l’objet du délit, venant le reporter à ses propres lèvres sans lui laisser le temps de réagir. Aussitôt, le monde s’immobilisa, tandis que le mur le plus proche disparut.

- «  Tu admettras que cette méthode est moins gén.. »


Réalisant les lueurs carmine sur les traits de son compagnon, le Serdaigle s’interrompit, surprit. Cependant, le concerné détourna le visage, attrapant la main qui avait capturé son doigt mutilé sans rien ajouter sur ce sujet.

- «  Le voyage va être long et ardue. En plus, comme tu as déjà refait ta seconde année, on sera attendu. Du coup, je vais te porter, ce sera..
- Hors de question. Je marcherais à tes côtés.
- !! Quoi ? La dernière fois tu as failli te faire attraper et ce n’était qu’un an. Si je te porte, je suis sûr que..
- Inutile d’en discuter, je refuse d’être porté ! »


Mine de rien, il avait sa fierté. Même si ses souvenirs du dernier voyages s’était dissiper sous les années, il gardait à l’esprit la difficulté de l’épreuve. Vu la détermination du blond, le blanc finit par rendre les armes. Ensemble, ils se mirent à la recherche du passé, vadrouillant dans ce présent éternel. Au bout de la sixième tentative, ils arrivèrent à s’y faufiler, aussitôt le pas de charge fut lancé.

Rapidement, le retour des détestables illusions rafraichir sa mémoire, sans qu’il ne tombe dans le panneau. Les années l’avaient muri, de plus... Peu importe combien le faux Alfred l’appelait et tenter de le retenir, le véritable l’attendait au bout du chemin, en chair et en os. Impossible qu’il tombe dans le piège ! Peu importe les ombres calomniant à ses côtés, la pluie de décombre, les portes d’Azkaban.. Et même le détraqueur à qui il serrait le poignet, rien ne pouvait l’atteindre. Trop de temps s’était écouler à broyer du noir, sombrant dans une dépression sans fond, pour que ce genre de tour ai la moindre influence sur lui.  Sentant le regard vermeil, actuellement semblable à deux trous béant, l’anglais rétorqua à cette question silencieuse.

- «  Je croyais qu’il ne fallait pas regarder en arrière ?
- Tu ne dois pas regarder en arrière. Moi j’ai le droit ~
- … Crétin !
- … Tu as beaucoup changé depuis la dernière fois. Beaucoup muris... Même si je suis plus grand que toi maintenant ~
- … !!
- Dire que tu étais un tel pleurnichard ! Je devais te tirer de toutes mes forces, en te sentant trembler contre ma main..
- A la réflexion, tu es presque plus charmant sous ta forme de Détraqueur.
- … ! »


Les deux hommes se chambrèrent de la sorte sur tout le trajet, comme s’il s’agissait d’un parcourt de santé, insensible aux abominations créées sous leur pas. Qu’est ce que l’horreur pour ceux qui ont vécu leur enfer personnel ? Néanmoins, le passé déteste lorsqu’on le nie.. Le sol se mit à trembler, manquant de les forcer à s’arrêtèrent, tandis que les illusions cessèrent. Sur une centaine de mètre, leur avancé ne connut aucun déboire. Ce calme permit au blond de constater un étrange phénomène : son guide semblait luire.. Ou fumé ? Ses formes se décomposaient quelque peu. Du moins, tel était l’impression qu’il lui donnait. Sans doute une énième illusion... Toutefois, se rapprochant, l’anglais regarda avec plus d’attention la main prisonnière de la sienne. Indiscutablement, une douce vapeur s’en échappaient, créant une tendre lumière.

- « … ? Tu regard la morsure que tu m’as faite ?
- Oui, je ne la trouve pas assez profonde. Je peux la recommencer ?
- Nicht in Frage !! »


Un tremblement de terre les obligea à cesser leur querelle, surtout lorsqu’ils manquèrent de s’étaler contre le sol. Avançant difficilement, l’Allemand jura dans sa langue natale, avant de donner des explications.

- « Les choses sérieuses arrivent... Reste près de moi.»

Ou une absence d’explication. L’anglais obtempéra de mauvais grâce, sa main libre sortant sa baguette. Soudainement, une douce rafale de plume les enveloppa. C’était ça, les choses sérieuses ?  La douceur de leur poiles ? Sans prévenir, tout bascula, les plumes se firent tranchant, égratignant leurs vêtements et leur chair. Rapidement, le sorcier leva sa baguette et sans même incanter, déclencha un souffle de vent qui envoya les indésirable hors de leur chemin.

- «  N’utilise pas ta magie ! Tu vas envoyer tes sorts n’importe où dans l’espace et le temps !
- Il fallait me le dire plus tôt, crétin ! »


Ceci dit, que pouvait-il faire contre les plumes, sans avoir recourt à ses pouvoirs ?  Rapidement, la pluie dorée se tarie, seulement pour être remplacer par des attaques massives de grimoire. Sortant une dague, son guide commença à donner des coups à tout ce qui s’approchait d’eux, sans cesser cette marche ralentie.

- « Tu te promènes dans les couloirs de Poudlard avec une arme sur toi ?!
- .. Et ta baguette, tu la considères comme quoi ? Une sucette ?
- Ce n’est pas pareille !
- C’est sûr, moi je ne risque pas de l’utiliser pour faire apparaitre des flammes ou pulvériser des vases !
- .. Elle te sert à quoi, cette dague ?
- Là, tout de suite, à minimiser nos coups. »


Pas convaincu, le blond voyait bien que les grimoires redoubler d’intensité et il détestait être défendu par son guide de fortune. Son impuissance commençait à lui peser : si seulement il aurait pu avoir recourt à ses pouvoirs !
Enfin, l’attaque prit fin, leur offrant le loisir de reprendre une cadence plus rapide. Sans rien dire, leurs blessures se faisaient nombreuses et ses livres mordaient cruellement, s’il en jurer les traces sur le corps de son comparse.
Le calme fut de courte durée, une tempête se leva, composer de feuille blanche et d’encre liquide, né des cadavres de grimoire. Manquant de reculer face à cette force, son bras fut de justesse attraper par l’immaculé, qui força le passage. Les deux hommes reçurent les coins effiler de ces feuilles à l’apparence inoffensif, tranchant leur peau avec une facilité déconcertante.

- «  Pour des illusions, elles me semblent bien réelle !
- C’est parce qu’elles le sont, idiot ! »


A nouveau, la quiétude regagna ce couloir. S’essuyant le visage, peuplé de plaie, le Serdaigle s’assura que le Serpentard n’était pas trop blessé, reprenant leur allure soutenue. Toutefois, un énième piège les attendait. Une silhouette s’approcha, la démarche gorgée de vie. Avant même de le voir, Arthur savait de qui il s’agissait : une seule personne marchait de cette façon, en buvant un soda si bruyamment. Évidemment, sa voix raisonna, articulant les syllabes de son prénom avec une joie palpable... S’approchant encore et encore, pour venir à n’en pas douter le prendre entre ses bras. Dès qu’il fut à quelque centimètre de lui, le blond lui flanqua un puissant coup de poing en plein visage, suivit d’un coup de pied dans l’estomac. Sans s’arrêter, laissant le corps de l’imposteur gir au sol, cette fois-ci ce fut lui qui tira la créature temporelle. D’ailleurs, ce dernier n’avait fait aucun geste pour abattre leur assaillant... Serait-il incapable de lever la main sur un autre élève ? Cela l’étonnerait !

- « .. Ce.. C’était Alfred, non ?.. Je croyais que c’était ton seul ami.. Et tu l’as dégommé si facilement..
- Oui, ça ressemblait bien à Alfred, la personne pour qui je remonte le temps une deuxième fois.. Alors imagine une seconde ce que je ferais à quelqu’un qui ne l’est pas.
- … Rappelle moi de ne jamais être ton ennemi !
- Tu ferrais bien de t’en souvenir, en effet. Ne sous-estime pas la réincarnation d’un ancien pirate. »


Sûr de lui, remplis de fierté.. ça n’empêchait pas le blond de secouer discrètement son poing douloureux, retenant une grimace de souffrance.

- «  Tu as vu ton Poufsouffle, n’est-ce pas ? Là où moi je voyais Alfred. C’est pour ça que tu n’as pas utilisé ta dague. »

La décharge électrique qui traversa le corps à ses côtés suffit à lui donner sa réponse. Devait-il se réjouir que cet énergumène restât incapable de certaine extrémité... Ou en conclure à une faiblesse, vue leur situation ?

- « Ce n’est pas ‘mon’ Poufsouffle... Puis Luz a un nom ..
- Tu sais pourtant que rien n’est réel ici. Inutile de se restreindre en d’émotions superficielle, ça pourrait nous couter la vie.  
- … Je sais !
- Si tu as tant envie de le revoir, va à ce rendez-vous, près du tableau de phénix.
- … Attention ! »


In extrémis, le blanc le décala de côté, lui évitant de recevoir... Une sous-tasse semblable à quelque shuriken. Des tasses et des cuillères disproportionnées commencèrent à les assaillir, redoutable dans leur coup. Les explosions des tasses suicidaire fichaient des morceaux de porcelaine dans ses plaies. Pour se défendre, Arthur saisie une cuillère et s’en servit telle une canne, donnant de violents coups autour de lui, quoi que maladroit puisqu’il ne disposait que d’une seule main. Épuisé, encore une fois, les deux hommes reprirent leur cadence soutenue.

- «  … Je me demande ce que tu peux voir, comme illusion.
- Je me posais la même question ! ça doit être des feuilles de cours, des encriers... Ce genre de chose studieux. »


La pluie se mit à les arroser, composé d’un thé aromatisé à la menthe. L’eau brulante rendirent son vêtement lourd, compliquant leur progression. Vint un étrange brouillard blanchâtre dont l’odeur lui rappela une boisson similaire. Était-ce le traditionnel nuage de lait ?

Enfin, l’épreuve s’acheva, leur chemin reprit son aspect traditionnelle, gorgé de tableau. Soulager, le blond accéléra son allure... Et réalisa que son guide ne suivait plus la cadence. A bien y réfléchir, le Serpentard trainait des pieds, respirant bruyamment, sa main perdante toute force sur son poignet. Tant et si bien que le Serdaigle finit par le tenir, l’entrainant à sa suite, non sans souffler, goguenard.

- « Tu as perdu de ta superbe, on dirait bien. Ces illusions ont failli t’avoir !
- … … Ferme-là ..
- Si tu continues à cette allure, nous allons faire du sur-place.
- … humf..  
- Tu veux que je te porte ?
- … Tu ne dois pas t’arrêter !
- Sinon tu aurais accepté ?
- Surement pas ! »


L’anglais souriait, ravi de pouvoir lui rendre la monnaie de sa pièce... Mais dans le fond, son état le préoccupait bien plus qu’il ne le laissait voire. Le Serpentard était manifestement plus athlétique que lui, alors pourquoi se retrouvait il exténué à ce point ?

- «  Le tableau à ta droite. Non, l’autre.. »


Traversant la peinture, la sensation de l’huile et des couleurs le déstabilisa quelque seconde. Une fois dans le couloir immobile, l’anglais sentit son comparse s’écrouler au sol, l’obligeant à l’accompagner. Du regard, il le vit porté l’une de ses plaies à ses lèvres, avant de lui présenter afin qu’ils puissent retourner dans l’espace-temps.

Soulager d’entendre la mélopée coutumière, l’anglais ne se fit pas prier pour se relever... Ou plutôt, vouloir se relever lorsque son guide s’effondra à moitié contre lui, une main placée sur son torse dans une moue tiré par la douleur. Inquiet, comme surprit, le blond eu pour reflex de le rattraper, l’interrogeant du regard. Un sourire rassurant, dont il doutait de la sincérité, fut sa réponse.

- « .. Tu t’es bien débrouillé  ! Bon, nous sommes de nouveau en deuxième année. Tu sais ce qui te reste à faire. Ah, j’oubliais... Même si tu as l’esprit d’un homme adulte, rappelle-toi que ton corps est plus jeune... Comme celui d’Alfred. Tente au mieux de..
- Revivre la même chose qu’à nos débuts, je sais. Tu vas bien ? Tu as l’air pale...
- La bonne blague ! »


Ce n’était pas une plaisanterie, son teint, livide d’origine, s’ornait d’un aspect peu rassurant, d’ailleurs le sorcier était prêt à jurer qu’il se couvrait de sueur...  Autre chose : le Serdaigle n’avait plus aucune blessure, son vêtement avait même retrouver l’éclat de cette époque, chose naturelle puisque cette escapade n’avait pas réellement eu lieu. Par contre, le Serpentard conservait ses plaies incruster de verre, sa cape se gorgeait d’un liquide puant l’alcool.. Sans doute parce qu’il était une créature temporelle. Subitement le blond réalisa que le poignet de son guide affichait un chiffre ahurissant.

- « …. ! Pourquoi s’affiche-t-il seulement neuf mois ? Il devrait te rester dix-huit ans.. »

Dos au mur, le blanc resta silencieux un moment, avant hocher les épaules, répétant la voix affaiblit.

- «  .. Tu n’as vraiment rien écouter de mon cours, pas vrai ? Dire que je me donne du mal pour vous préparer une super leçon...
Je ne t’ai jamais dit que remonter d’une année me coutait une année. Non, ça dépend du nombre de personne qui me sont reliée... En ce moment, remonté d’une année consomme quatre ans.
Donc si jamais il se passe quelque chose avec Alfred, ne tarde pas à me trouver, je ne pourrais pas revenir de beaucoup. Remarque, tu sais où me chercher maintenant ~ »


Neufs mois de base... Cela ne faisait que deux mois à consommer. Est-ce que ça lui allait vraiment ? Si jamais quelque chose arrivait, cela limitait de beaucoup ses manœuvres. Suspicieux, le Serdaigle l’observa, avant de venir le soulever. Ou plutôt de vouloir le soulever, car manifestement il n’en avait pas la force. Le blessé éclata de rire à cette tentative, glissant.

- «  Il faut te muscler davantage si tu veux porter des gens ! Remarque, Alfred doit être moins lourd.
- .. ! Tu pèses combien ? .. »


Refusant d’abandonner, à défaut il vient l’accoler contre son épaule, l’aidant à marcher.

- «  .. Où tu comptes m’emmener ?
- A l’infirmerie, où veux tu que je t’amène d’autre ? Tu ne tiendras pas dix minutes vu ton état.
- Et j’explique comment mon état, justement ? Un duel magique où on m’a aspergé de bière ?
- Je suis sûr que ça n’étonnera personne.
- … !
Tu ne préfères pas assister à l’arrivé d’Alfred ? C’est une occasion qui ne se présentera pas deux fois, le voir bouillir d’impatience à l’idée de rejoindre les prestigieux Gryfondor, les yeux pét...
- … Tu ne serais pas en train d’essayer de me manipuler ?
- Si, un peu.
- Désolé, ce genre de procédé ne fonctionne pas sur un gentleman. Je t’emmène à l’infirmerie et ensuite j’irais assister à la cérémonie des premières années. »
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Mer 12 Déc - 14:44
CHAPITRE 4

Recommencer une nouvelle fois des événements déjà vécu devrait avoir une saveur monotone, quelque chose de placide, dénuer du moindre piquant puisque l’anglais savait parfaitement à quoi s’attendre. Peu importe les frasques de son ami, rien ne saurait en mesure de le suspendre. Pourtant... sous une teinte nostalgique, redécouvrir la saveur de ces moments précieux ne les teignaient en rien. Bien que connu, chaque action contenait un parfum unique, car cette fois ci Arthur avait conscience de leur importance, comme de leur aspect éphémère. Aussi s’évertuait-il à en profiter pleinement, savourant chaque seconde, avant qu’elle ne finisse par lui échapper.

Cela dit, même ainsi il suivait scrupuleusement les consignes, recommençant la même litanie, les mêmes gestes, les mêmes paroles qu’à l’époque, repoussant l’américain au besoin, lui râlant dessus sans retenue... Car cela seul lui assurait de pouvoir faire face à l’avenir. Réviser les cours, parler Quidditch, concocter des potions, évoquer l’avenir, visiter le château... Le temps retrouvait son insouciance, la chaleur revivait tandis que son cœur battait à nouveau contre sa poitrine.

De quoi pouvait-il se plaindre, puisqu’il jouissait de ce qu’il désirait ? Hélas, ce beau tableau contenait une zone d’ombre, que jamais le sorcier n’aurait réaliser si au milieu de la salle à manger, un événement imprévu n’eut lieu.
En plein repas, la table des Serpentard se fit soudainement silencieuse, peut avant qu’un mot d’origine étrangère ne retentisse. Le timbre de voix, sans être familier, ne lui était pas totalement inconnu. Bien rapidement, il put apercevoir un certain Poufsouffle impressionnant par sa stature courir au travers de la salle, pour repartir aussi vite, gisant entre ses bras un visage à la chevelure immaculé, les lèvres souillé d’un liquide carmin.

Cet événement, choquant à bien des égards, n’avait jamais eu lieu. Suivant scrupuleusement le cours du passé, si aujourd’hui il mangeait dans la salle commune c’est qu’à l’époque effacé, il en était de même. Hors, la créature hormis dans ses cours loufoque, prenait particulièrement garde à ne pas attirer l’attention. Cracher du sang au milieu du repas allait à l’encontre de ses efforts. Bien sûr, les professeurs ne tardèrent pas à rassurer les élèves : tout cela n’était que le fruit d’un bonbon de farce et attrape, rien de plus.

Son corps avait rajeunis, certes.. Mais sa puissance et ses connaissances, eux n’avait pas changer depuis qu’il avait quitter la dernière boucle temporelle. Ses capacités d’occlumancie restaient les mêmes... Lui offrant de réaliser l’état des professeurs, leur inquiétude comme la lueur de mensonge dans leur discourt. Alors que son bien aimé amis pris le chemin des cours, comme tout à chacun, persuadé que tout cela n’était qu’une farce douteuse... Pour la première fois l’anglais sécha. De toute manière, il maitrisait à merveille ce nouveau sort que sa classe apprendrait : inutile de perdre son temps dans ses frasques.

Ses pas le dirigèrent vers l’infirmerie, où réalisant la présence de l’armoire à glace il se dissimula derrière un pan de mur, tendant l’oreille.

- «  Bruder, parles-moi !
- …
- … Regarde-moi…
- ...  …
- … S’il te plait..
- … … …
- … Je… t’en pries.. Dis quelque chose… !
- Monsieur Wang, s’il vous plait, j’aimerais me reposer. Pouvez-vous le faire partir ? »


L’anglais attendit plusieurs minutes après que le Poufsouffle eu quitter la salle, entendant au loin le medicomage tentait de réconforter l’infortuné jeune homme. En s’approchant du souffrant, soulevant le drap qui lui servait d’armure, il ne sut ce qui était le plus pitoyable. Entendre cette conversation douloureuse... Ou voir cet imbécile dans cet état. Crispé, le visage tordu par la souffrance, retenant sans doute ses larmes, incapable d’ouvrir les yeux : à force de serrer ses poings du sang souillait ses paumes. Si repousser l’homme à la cape doublé de jaune lui coutait autant, pourquoi le faisait-il ?

- «  Lui expliquer ta situation ne serait pas plus simple ? »

Réalisant la présence du Serdaigle, un air contrarié le gagna tandis qu’il voulut récupérer le drap.

- « Tu ne devrais pas être ici. Je te l’ai dit, tu dois garder au mieux ta ligne d’origine si tu veux ...
- Dans ma ligne d’origine, tu n’as pas perdu conscience en crachant ton sang. »


Nonchalamment, le sorcier vient s’assoir sur le bord du lit, venant remettre la serviette sur le front livide du malade avant de le recouvrir.

- « Ne laisse pas des broutilles t’écarter de ton but, Eyesbrows. Tout ce dont tu dois te préoccuper, c’est de ton avenir avec Alfred.
- Tu te considères comme une broutille ?
- Dans ton histoire, oui. Mais rassure-toi, c’est à charge de revanche : dans la mienne tu n’es rien d’autre qu’un cafard. »


L’un de ses sourire, mi complice, mi rageur éclaira le visage des deux garçons. Toutefois, en dépit du regard insistant, le futur mage ne bougea pas d’un centimètre, venant approcher sa main du poignet de son compagnon de mauvaise fortune, pris d’un soudain pressentiment. La poigne froide de la créature l’empêcha de mettre ses pensées en pratique.

- «  Ecoutes.. Tu..
- Je ne m‘en irais pas. Même si tu lui demande, monsieur Wang ne me fera pas partir. C’est l’avantage d’être maudit : les professeurs n’osent pas m’approcher. »


La lassitude peigna les traits de l’albinos, déjà teint d’une fatigue inquiétante. Ses mains se raffermirent et ses prunelles le fixèrent avec insistance, tandis que sa voix s’écoula, sérieuse.

- « Soit, dis-moi juste ce que tu veux, puis vas-t-en. »


Piqué, l’anglais retient un commentaire acerbe, avant de se relever. Dit comme ça , c’est comme s’il ne se préoccupait pas de son sort… A croire que sa présence ne pouvait pas être fortuite, qu’il lui fallait un prétexte..

- «  Alfred semble souffrir du même mal que toi. Il perd parfois connaissance et saigne du nez. Oublie souvent ses affaires ou ce qu’il vient de dire. Mr Wang l’a déjà ausculté, sans trouver de remède autre que des fortifiants. »

Goguenard, son sourire avait le don de donner à ceux qui l’apercevait des envies de meurtre. Relâchant les mains du sorcier, l’immaculé se laissa tomber sur ses oreillers, fermant les yeux.

- «  Désolé, mais nos maux sont d’une toute autre nature. J’ignore ce qu’il a, par contre je sais que l’année prochaine, au plus tard dans deux ans, ça s’en ira comme c’est venu.  Remarque, vu ce qu’il mange, ça doit être lié..
Allez, laisse-moi, j’aimerais dormir ! »


Rageur, le blond se releva, n’insistant pas davantage. Ce crétin ne comprenait pas qu’il se souciait de lui…  Finalement, regrettant d’avoir sécher son cours pour un abruti pareille, Arthur y retourna pour ne pas rater davantage.


Personne n’aime être rejeté et tout à chacun évite de se confronter à nouveau dans une situation risquant de rejouer cet échec. L’anglais se concentra sur son ami, essayant de le pousser vers une meilleure alimentation, tout en chassant du mieux qu’il put de son esprit la créature malade.

- «  Al.. Tu as bu combien de soda de branchiflore ?.. Tu devrais ralentir. Je vais te chercher un verre de jus de potiron plutôt.
- Mais c’est hyper délicieux ! .. Bon, si tu y tiens, je vais boire un cerise soda.
- Ça reste un soda ! »


Devant la mine mécontente du Serdaigle, le Gryffondor eu une mine déconfite, reposant sa boisson pour la remplacer par une chocogrenouille.

- «  … Les confiseries ne sont pas bonne non plus !
- Détends-toi, Arthur ! Le monde des sorciers regorge de bonne chose, il faut en profiter !
- Mais en c..harrgh ! »


Une patacitrouille clos les lèvres de l’ainé, dans un éclat de rire. L’américain aimait trop les surprenant mets du monde magique pour s’en passer, tôt ou tard le mage devrait se faire une raison. Sa plume dansante dans l’air, alors qu’il corrigeait l’un des devoir de son ami, son regard coula doucement sur une silhouette au loin. Encore à deux doigts de perdre connaissance... Peu importe ses paroles pour s’en convaincre, Arthur n’était pas le genre d’homme à pouvoir décemment laisser autrui souffrir sous ses yeux sans rien tenter. Surtout quand le concerné lui avait rendu service...

Son visage fut pris en coupe par son ami, surpris de ce geste il put voir ses prunelles bleutées briller d’une certaine colère.

- «  Tu n’arrêtes pas de regarder ce Serpentard ! … Tu le connais ? Pourtant, c’est notre ennemis ! »

Posant ses mains sur celle de son cadet, son sourire contrit se fit discret. C’est vrai qu’il ne devait s’occuper que d’Alfred.

- «  … Ce Serpentard a les mêmes symptômes que toi : perte de connaissance, vomissement, saignement.. Je me demande s’il n’y a pas une épidémie. »

Le jeune homme retrouva son sourire coutumier en comprenant que l’anglais se faisait simplement du souci pour lui. Se rasseyant, sa main plongeant dans son sachet de confiseries, il se décida de le rassurer.

- «  Nan ! Mr Wang m’a expliqué pourquoi j’avais tout ça : trop de pression. Devenir un héros, mine de rien, ça demande beaucoup d’effort. Selon lui, je m’applique trop dans mes études, c’est pour ça qu’il me donne des fortifiants et pleins de confiseries. Ne te fais donc pas de soucis, tout va bien ! »


Surpris d’entendre cette nouvelle, le Serdaigle ne pensait pas que son ami s’investissait autant. Après tout, la première année est réputée pour être la plus facile... Et Alfred n’avait pas de résultat si extraordinaire. Peut-être était-ce son entrainement intensif sur balais qui le minait à ce point ?  

- « Dans ce cas, tu devrais ralentir sur..
- Allons explorer la forêt !
- Quoi ?! »


Déjà, la main de son cadet prit la sienne, l’entrainant de force à la suivre. Comme toujours, l’ainé fut donc trainé, sans que le choix ne lui fut donné. Sans doute que s’il l’aurait désiré, il aurait put l’arrêter... Néanmoins jamais il n’en avait eu le souhait.

- «  La foret est dangereuse et si tu te met trop de pression, tu devrais te reposer.
- .. Mais le professeur a dit qu’il y avait des licornes ! Allons les voir, je suis sûr que j’arriverais à en chevaucher une ! »


Des licornes... Une créature qui fascinait le jeune homme. Finalement, il finit par se ranger à son avis puisqu’il était pleinement capable de le protéger. Explorer les alentours ne pourrait que l’aider à se détendre.


Parfois, plus on tente de repousser une idée, plus elle se fait insistante, menaçant de finir en obsession. Dans ces conditions, mieux vaut la réaliser au plus tôt, avant qu’elle ne finisse par tout dévorer. Voilà ce qui poussa Arthur à ouvrir précipitamment cette porte voisine de la sienne, fronçant le né sous les effluves désagréables qui s’échappèrent de cette chambre.
On aurait dit l’antre de quelque fauve, crevée depuis plusieurs semaines. Toutefois, des grommellements mécontents s’échappèrent du lit, plonger dans les ténèbres. Bien, l’animal est toujours vivant ! Les bras croisés, l’anglais s’aventura à l’intérieur, ouvrant les épais rideaux d’un geste sec pour que la clarté rendre à ce lieu un peu de vie. Ensuite, il ouvrit les volet, histoire de renouveler l’air de cette pièce close depuis plusieurs jours.  

- « Depuis combien de temps restes-tu enfermé ici ? Est-ce pour éviter ton Poufsouffle... Ou parce que tu n’es plus capable de tenir sur tes pieds ? »

D’autre grognements, loin d’être compréhensibles, retentirent tandis que la forme continua à s‘agiter sous ses draps. Une lueur sadique étirant ses traits, le blond vint arracher cette ultime protection de la créature affaiblit, l’obligeant à se révéler face à lui.

- «  Va brûler en enfer, maudis E..
- Si tu as la force de m’insulter, c’est bon signe ! »


A vrais dire, au contraire son état faisait peur à voir. Ses draps souillés de divers liquide entachait ses chaires, de lourdes tombes tombaient sous ses yeux et ses cheveux en pagailles se perdaient par touffe entière. On l’aurait davantage qualifié de mort vivant que de n’importe quoi d’autre.

- « .. Si ça n’a pas rapport avec un bon, casse-toi.
- Que tu es charmant au réveil ! »


D’un geste de sa baguette, le sorcier fit apparaître un sceau d’eau, qu’il jeta cruellement sur le corps recroquevillé sous ses yeux, obtenant un cri de pure protestation tandis que le blanc se redressa subitement.

- «  Bordel, mais qu’est-ce que tu veux ?
- Que tu prennes soin de toi !  .. Regarde-toi, bon sang, aies un minimum de décence. Ce n’est plus une chambre mais un mouroir ! Lève-toi, mange quelque chose, change de vêtements... c’est un minimum ! »


Les prunelles sanglantes affrontèrent le lac émeraudes plusieurs minutes, avant de se laisser retomber contre le matelas trempé dans un soupire, s’attirant une ode de colère de la part de son visiteur indésirable.

- « .. EyesBrowns..  Je ne suis qu’un non humain, exacte ? Alors la décence ne me concerne pas, tu n’as qu’à regarder les box des créatures magiques : c’est bien plus sale qu’ici. Merci bien pour tes judicieux conseils, mais je ne vois pas pourquoi tu te soucies d’un type que tu ne considères pas comme ton ami. Donc barre toi et emportes les avec. »

Évidemment, l’anglais n’était pas capable de le détromper sur ce sujet. Déjà parce qu’admettre se préoccuper des autres restait hors de sa portée, mais plus encore parce qu’il ne pouvait pas revenir sur ces précédentes paroles, même si elles n’étaient que le fruit d’une colère passagère. Toutefois, le blond était devenu un expert dans l’art de dissimuler ses bonnes actions.

- « Tout à fait ! Tu n’es qu’un non-humain et .. et je ne me soucie pas du tout de ton sort ! Tu peux bien crever pour ce que j’en ai à faire, je ne verserais pas une seule larme quand on te dissèquera pour réduire en poudre tes os !
Mais.. Pas avant que je sois sûr que tout ira bien avec Alfred ! D’ici là, tu es mon ticket de sortie de prison. Alors tu vas te secouer un peu et prendre soin de toi ! Je t’ai concocté moi-même un fortifiant, prend le. »


Bougon, l’immaculé se redressa péniblement, tendant la main pour prendre la fiole, le regard dans les vagues, maugréant à voix basse.

- «  Ce serait plus simple si tu te montrais un peu honnête.. »

Ayant ouvert le fortifiant, la créature le porta à ses lèvres pour grimacer avant même que le liquide âcre n’atteigne sa gorge. Crachant le tout, il lança avec force l’objet contre un mur, le corps couvert de sueurs.

- «  Non mais tu essaies de me tuer ou quoi ? Ce n’est pas un fortifiant, mais un breuvage malveillant ! »

En colère, réparant d’un coup de baguette le présent, le Serdaigle l’attrapa dans ses mains. Puis venant se jeter sur la créature, à califourchon sur elle, il essaya de la lui faire boire de force, tandis que les mains pale de sa victime essayer tant bien que mal de l’en empêcher.

- « Montre toi reconnaissant pour ce que je t’offre, batard !
- Tu vas m’achever, crétin !
- Ne dis pas n’importe quoi, j’en donne à Alfred et ça l’aide à aller mieux !
- Ça explique surtout pourquoi il crache du sang !
- Ferme-là et prend ta prescription ! »


Une crise de toux secoua terriblement le faux Serpentard, le clouant en deux. Roulant sur le côté, à force de tousser quelque amas dégoutant finir par quitter ses lèvres, le laissant complétement épuisé. Une main, discrète, lui avait tapoter le dos pour tenter de le soulager. A présent, le silence revenait s’installer entre eux, résonnant étrangement pour les deux jeunes hommes. Quelque peu remit, la créature reprit la parole, sous doute ne supportait-il plus cette atmosphère alourdie.

- « Qu’est-ce que c’est un ticket de sortie de prison ?
- .. Dans un des jeux qu’Alfred à ramené de chez lui, tu peux finir en prison. Ce genre de carte te permet d’en sortir immédiatement, sans perdre de tours.
- Je vois.. Les moldus ont vraiment des jeux étranges !
- Je suis bien d’accord, tu n’imagines pas les choses bizarres qu’il me fait tester. »


La complicité étira leur lèvre, en tout point opposer aux émotions qu’ils éprouvaient il y a de cela quelques minutes. D’un coup de baguettes, la chambre retrouva son éclat d’origine, toute trace suspecte ayant disparu de l’horizon. Puis, calmement, l’anglais sortie quelque mouchoir de sa poche et vint essuyer les lèvres du malade, s’apprêtant à lui demander de nouveau de prendre son fortifiant. Toutefois, il fut coupé dans son élan.

- «  Je ne peux pas être ton ticket de sortie de prison.. Dans mon état, je suis incapable de voyager. »

Perplexe les épais sourcille se froncèrent, tandis que de la main il profita de l’occasion afin de saisir son poignet.

- « Pourquoi n’affiche-t-elle que deux mois ? Il t’en restait neuf..
- Parce qu’il ne m’en reste que deux. »


L’immaculé lui tournait le dos, enfouissant son visage dans ses oreillers comme pour tenter de retrouver le sommeil. Immobile, le blond réfléchissait sur ce problème, quelque chose n’allait pas dans ses explications. Pourquoi aurait-il remonté le temps de presque deux mois ? .. Non, la question n’était pas bonne, ce qui le dérangeait... C’était que ces sept mois manquants correspondaient bien trop à ceux écoulé depuis leur dernier voyage.

- «  … Dis-moi.. Ta réserve de temps... Ce potentiel d’année dont tu m’as parlé... Ce n’était pas simplement des mots pour désigner ton espérance de vie ?
- … Certaine personne appel ça comme ça, j’imagine... »


La réponse, bien qu’étouffée par le coussin, parvint jusqu’aux oreilles du Serdaigle. Quelque seconde, son sourire se figea avant de se crisper. Attrapant l’oreiller de force, il l’utilisa pour frapper sauvagement l’idiot qui se mourait sous ses yeux.

- «  Crétin ! Imbécile ! Troll ! Même pas foutu de réfléchir deux secondes ! Tu savais que ce voyage allait de couter toute ta vie et tu l’as quand même fait ? Mais qu’est ce que tu as dans la tête ?! »

Le flot d’insulte s’écoula, permettant à l’anglais de se calmer au rythme de coups bien innocent dont il imprégnait la créature. Cette dernière ne fit aucun geste pour se défendre, attendant simplement la fin du déluge, proscrit dans le silence.

- « Pourquoi as-tu accepté ?.. Je ne peux pas croire qu’un parfait inconnu soit d’accord de donner une partie de sa vie simplement pour que deux garçons puissent rester ami ! Dis-moi la vérité pour une fois, explique-toi au lieu de tout garder dans ton coin. »

Retournant de force son compagnon, le blond l’obligea à le regarder dans les yeux. Cependant, les prunelles sanglantes n’exprimaient qu’un refus catégorique, s’obstinant dans son absence de réaction. Peu importe l’attente, rien n’était vouer à changer. Obliger de lâcher prise, le sorcier se releva, s’écartant du mourant.

- «  .. Tu es plus têtu qu’un Gronian ! Bien, je vais te laisser puisque tu aimes tant être seul.  
- …
- Je vais te laisser dépérir dans ton coin et mourir comme une âme solitaire !
- ….
- …. Je vais vraiment partir !
- …
- … Je vais aller chercher ton Poufsouffle et lui dire où tu te terre, puis lui expliquer qu’il te reste deux mois à vivre.
- Hey non ! Ne fais pas ça !
- Alors parle ! »


A cette formule magique, l’immaculé s’était redresser, prêt à se relever bien que son corps n’en ai plus les capacités. Le blond, toujours au même endroit, le toisait avec sévérité, les mains plier sur ses hanches. Pris au piège, quelque seconde la créature hésita. Puis, voyant que son bourreau était prêt à s’en aller mettre à exécution sa menace, il opina.

- «  Attend, c’est d’accord ! »

Ravi de cette réponse, le sorcier fit apparaitre une chaise, s’y asseyant, une jambe plier sur l’autre, manifestement prêt à écouter son histoire.
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Mer 12 Déc - 15:43
CHAPITRE 5

- " Je viens d’une réalité parallèle, une différente encore de celle où Alfred est mort.
Dans celle-ci, tu n’étais pas maudit, Arthur. Au contraire, avec tes capacités magiques, tout le monde te courait après et t’admirait ! Tu étais une sacrée idole et pas qu’à Poudlard. Quand tu as gagné la coupe des sept sorciers, des journalistes du monde entier sont venu t’interviewer. Il faut dire, tu avais créer des sorts de toutes pièces...
Franchement, on pourait écrire un livre rien que sur ta vie dans cette réalité ! Tes affaires de cœurs, tes exploits, tes vengeances... ça tiendrait en haleine n’importe quel lecteur en mal de sensations.
Enfin..
Vers ta trentaine, pas mal d’évènements ont eu lieux. De nouvelles idéologies, nées de nouvelles découvertes et forcément quand deux courant gagne le monde mais se contredisent... ça aboutis toujours à une guerre entre ses partisans.
Tu sais, on parle souvent de guerre en cours, on apprend que ce n’est pas bien, on nous parle d’intérêt, d’enjeux, de combien c’est chouette qu’on a gagné parce que quelque part on est toujours dans le camps des vainqueurs... Qu’au final, on a su en tirer plein de leçon et de bonne chose.
Sauf que, ça n’a rien à voir avec la réalité. Je crois qu’il faut vraiment l’endurer pour réaliser sa signification, quelle horreur c’est.. Comment ça nous transforme non pas en héros mais en monstre.
Le sang, les morts, les questions et les doutes qui nous assaillent, jusqu’à finir plonger dans une brume carmine. Personne n’est épargné, personne : on fait tous des choses dont on aura honte jusqu’à la fin de notre vie. Seulement, on sait aussi que si on l’a fait, ce n’est pas sans raison.
Au début, on a tous des idées plein la tête, de pourquoi il faut se battre... Au début, on n’imagine jamais le carnage, parce que ni les mots, ni les photographies, ni les témoignages n’y prépare vraiment. Quand on est dedans... tous les beaux discourt se désagrègent au fils des jours. On se recentre sur se qui est vraiment important et là, on écarte tout ce qui reste. Sinon on ne peut pas avancer, on ne peut pas faire ce qu’on doit faire... C’est là qu’on réalise vraiment se qui compte et qui on est. On fait des choses dont on ne se serait jamais crut capable, dont on aurait souhaité ne jamais être capable.

Puis voilà, un jour c’est la fin, un camp a gagné... SI on fait partie des vainqueurs, on est heureux car on se dit que tout ça a eu un but. Si on fait partie des perdants, on se demande pourquoi on a fait tout ça, sans rien obtenir... Avec au fond, un soulagement amer de savoir que le massacre c’est enfin arrêté.
Puis seulement on réalise. On réalise vraiment... Parce qu’il y a l’après. On voit les blessures, on compte les pertes, on voit qu’au final, on a juste tout détruit et là, on se demande pourquoi. On se demande si tout cela valait la peine, si on aurait pu éviter d’en venir là, pour une question d’idéologie. Enfin, certain se le demande... D’autre non, parce que ça fait mal, parce qu’au font si ça a eu lieu, ce n’est pas pour rien.. Parce que c’est rassurant, de se dire que non, ça avait dû avoir lieux. Quand tu te retrouves dans un monde détruit, tu ne sais pas si le rebâtir sera possible. Et là, il n’y a plus d’ennemis, juste des victimes, des gens blessés à un point inimaginable. Là, tu dois vivre avec se que tu as fait... Et les gens comment à penser des tas de choses, des gens qui n’ont pas vécu les mêmes évènements que toi, qui tirent des conclusions sans savoir, sans connaître... Parce que eux ils pensent à l’après après, au futur.. Et tu réalises alors que même si tu as survécu, ton monde est mort. Même si tu sais qu’un jour, les blessures seront parties, que les ruine seront reconstruites… Tu sais que rien ne sera jamais plus comme avant. Ce sera un nouveau monde, différent du tiens.

Bref..
Tu comprends que j’ai remonté le temps. Du coup, j’essaie d’empêcher cette guerre. Sauf que remonter le temps à changer énormément de chose !
Alors j’essaie aussi de réparer ça.. La mort d’Alfred et le désastre de ta vie sont de bons exemples. Je ne peux rien faire pour ta malédiction mais.. Je pouvais au moins te laisser une chance de garder Alfred à tes cotés. "

Difficilement, l’anglais tentait de visualisé ce passé inconnu, à l’opposer de celle qu’il venait à peine de quitter, rongé par la solitude. Le monde magique serait donc ravagé dans une vingtaine d'année... Pour quelles raisons ? Combien de fois la créature avait-elle vu des cadavres joncher son chemin ?
L’heure n’était pas à ces interrogations.

- «  Tout cela ne répond pas à ma question. Au contraire, sacrifier ce qui te restait de vie pour me permettre de revenir était un choix lamentable ! Tu vas mourir et personne ne sera là pour empêcher cette guerre. »


Cette fois-ci, le visage maladif se tourna vers lui, dans une lueur désabusée.

- « Tu me prends pour un idiot ?
- Non, plutôt un écervelé. Doublé d’un crétin.
- … ! »


Mécontent, une énième quinte de toux l’empêcha de continuer ce petit jeu d’insultes. Une flopée de sang teignit les draps tout juste redevenus blanc. Tremblant, chargé de frisson, l’immaculé essaya d’attraper un drap, pour s’effondrer contre le matelas, renonçant sous la fatigue.

- « Ce n'est pas la veille de l'entrée en guerre que tu peux changer le cours des choses.
Non, pour l’empêcher d’avoir lieux, il faut agir sur les raisons qui ont causé son arrivé. Sauf que ce n’est pas évident de les connaître… Et quand tu évites une chose d’avoir lieux, une autre plus catastrophique encore apparait à l’horizon. Modifier l’avenir n’est pas évident et on n’obtient jamais vraiment se qu’on désire.
J’ai changé le cours du temps, j’ai désamorcé plusieurs éléments déclencheurs... Seulement, même ainsi, l’avenir reste incertain. Parce qu’on parle quand même d’être humain avec leur libre arbitre. Je ne peux pas être sûr que cette guerre n’aura pas lieux, je sais simplement qu’aujourd’hui elle n’a jamais eu aussi peu de chance de ne pas exister. Et ce résultat valait bien 25 ans de ma vie. »


Négligemment, le morceau de tissu fut jeté sur le futur cadavre, tandis que le blond restait pensif, ne sachant pas comment prendre ses révélations. Après plusieurs longue bouffés d’oxygène, le bavard reprit la parole, posant ses yeux nacrés de sang particulièrement fiévreux sur son invité indésirable.

- « Une seule personne est toujours limité dans son champs d'action. Tant que tu ne me demandais pas de remonter le temps, je ne pouvais pas empêcher la mort d'Alfred. Chaque décisions entre en jeux, même la plus infime..
Puis surtout parce qu'en parler ne fait que me faire passer pour un fou et que personne ne suit jamais mes conseils.."
- Même sans, tu passes pour un fou. Et tes conseils sont saugrenues et n'aboutissent à rien."


Ses remontrances étaient sortie avec une sincérité indisuctable, pendant que le Serdaigle restait plongé dans ses pensées. Glaciale, la main pâle du Serpentard s’échoua contre sa joue, dans un geste étrangement doux venant de cet être plus proche de la bute que du poète.

- «  Arthur.. Je sais que dans cette réalité nous ne nous connaissons pas, nous ne sommes pas amis et tu me vois seulement comme un poney temporel.
J’ai conscience que tu dois haire cette école et ceux qui la fréquent après ce que tu as subis. Peut-être que je suis stupide…  Mais j’ai toujours confiance en toi. Je suis arrivé à ma limite, je ne peux pas aller plus loin, aussi … je te confie la suite. »


La réaction du concerné ne se fit pas attendre, d’un geste sec il envoya promener la main sur son visage, se redressant subitement en vociférant.

- « Hors de question ! C’est à toi de régler le bazar dans lequel tu t’es empêtré ! Ne compte pas sur moi pour réparer tes conneries !!  Débrouille-toi tout seul, trouves une solution au lieu de te laisser mourir ! »

Partant, emporté par la colère et la confusion, le blond pourrait jurer que cette nouvelle quinte de toux sonnait comme une espèce de rire.


Malgré son ton catégorique, dès le lendemain le sorcier se mit à réfléchir sérieusement. Comme ses paroles le prévoyait, il refusait de se concentrer sur la potentiel guerre... Puisqu’il comptait bien employer ses deux mois à chercher un moyen de rallonger la vie de ce crétin. Hélas, sachant que l’hybris annihilait la magie, utiliser des sorts, des potions et ce genre de procédé demeurait impossible. Trouver un artefact promettait d’être compliqué, puisque même le sombre pirate de jadis n’y était pas parvenu.

Incapable de laisser quelqu’un mourir, le Serdaigle revenait quotidiennement au chevet de son imbécile de voisin pour s’assurer de son état. Le demeuré ne changeait pas d’avis et refusait même de lui parler des temps passés. Néanmoins, à force de farfouiller dans sa chambre, pour lui rendre un aspect plus viable, il finit par tomber sur une incroyable bibliothèque contenant les journaux intimes du faux Serpentard, relatant ses voyages temporels. Et évidement, profitant de l'inconscience de leur propriétaire, il déroba l'une de ses couverture velouté, créant une illusion pur cacher son forfait. De retour dans ses quartier, assit dans son fauteuil favoris, l’anglais tranquillement caressait cette couverture mystérieuse, divisé entre son envie de lire et la culpabilité de violer le passer de ce non-ami. Néanmoins, il lui avait demander de prendre la relève aprés sa disparition. e serait imposible, s'il n'avait aucune information sur se qui risquait d'arrivé.

Des auréoles sanglantes entachaient certains mots, néanmoins de l’encre veillait à les réécrire. Une bille au fond de la gorge, Arthur referma le livre dans un frison atroce. Tout se qu'il contenait n'était que ds comptes rendues de batailles sanglantes, recommencer un nombre de fois incompréhensible, pour en changer le court, créant un amas venimeux digne de quelque cercle pernicieux. Aprés tant de spéctacle sanglant, c'était às e demander comment la créature pouvait ne pas être devenue totalement folle. Par chance, l’arrivé surprise d’Alfred chassa ses pensées noires. Pour une fois, ses bras serrèrent son compagnon, répondant à son étreinte. Il avait besoin de le savoir à ses côtés, bien vivant... Et se jurait de tout faire pour que cela dure.  


- «  ça va, Arthur ? Tu es livides... C’est un livre sur les revenants, c’est ça ? Montre-moi ! »


Refermant l’ouvrage au nez du Gryffondor, le Serdaigle l’envoya se ranger sur son étagère, soufflant d’une voix sévère.

- «  Hors de question ! .. Pourquoi je lirais un livre sur des revenants ?.. Contente-toi de tes livres d’horreurs. Si je voulais ce genre de choses, je pourrais faire bien mieux avec mes pouvoirs.
- C’est vrai ?! Montre-moi !! »


Des étoiles pleins les yeux, l’américain l’observait, plein d’entrain. Mal à l’aise, car jamais il ne s’était attendu à cette demande, l’anglais secoua la tête.

- « Tu vas te mettre à pleurer et à hurler.. Puis ça se prépare ce genre de choses ! »

Bougon, le cadet finit par soupirer, voyant bien qu’il n’obtiendrait pas de consentement de la part de son ami.

- «  D’accord... J’ai hate de voir ce que tu me réserves ! Ne prend pas trop temps, ok ?
- … Hein ?! Hey, jamais je n’ai dis que..
- Je compte sur toi, Arthur !
- Attend, ne m’inv..
- Ah, une fête de l’horreur rien que pour moi..  je me demande ce que tu vas me préparer ! »


Peu importe ses protestations, son ami le coupait, renchérissant sur combien il était heureux de cette futur fête, s’interrogeant sur son contenue. Tant et si bien que le sorcier fut pris au piège, finissant par rendre les armes, se plaignant qu’à présent il allait en plus du reste devoir préparer cette idiotie...

- «  Je voulais qu’on retourne prendre le thé avec les fées, parce qu’elles préparent les meilleurs bonbons qui existent… Mais je viens de me rappeler que j’ai un devoir à rendre pour le cours de soins aux créatures magiques de demain... Le professeur va me faire cracher des limaces si je ne rends pas quelque chose de bien ...
- Je t’ai déjà dit de ne pas manger ce qu’elles t’offrent, sinon tu ne pourras pas quitter leur clairière !  Puis jamais un professeur ne lancerait ce type de sort.
- Il le fait subir aux élèves qui lui donnent les pires devoir ! ça, ou les transformer en tabouret... Ou obliger leurs jambes à danser... »


Sans doute que ce professeur était plus cruel avec les élèves de Gryffondor, l’anglais ne se souvenait pas de ce genre de chose dans sa classe. D’un autre côté, qui oserait rendre un mauvais devoir à un tel sadique ? Enfin, d’un geste de sa baguette, le Serdaigle transforma son siège en canapé deux places, tandis qu’une table basse apparut.

- « Dans ce cas, tu devrais t’y mettre tout de suite. »

Tout d’abord surprit d’être invité à rester, l’américain ne se fit pas prier, se laissant tomber sur le siège, avant de sortir son devoir, planchant sur les questions particulièrement vicieuses. Pour sa part, Arthur se releva, n’ayant pas le cœur de reprendre sa lecture, sentant que ça le déprimerait. Ses prunelles émeraude furent attirées par un livre à la reliure argenté, tombé de son précédent ouvrage. Le prenant en main, il réalisa rapidement que ce maigre feuillet semblait totalement différent de son prédécesseur.

Retournant s’assoir à côté de son compagnon, l'anglais ouvrit le livre, s'intérogeant sur la raison qui pousait le crétin temporel à cacher ce livret. Déjà, ses sourcilles se fronçaient à l’idée de se confronter au style si égocentrique du mourant. D’avance, il était prêt à parier que rien d’utile, ou fort peu, ne se trouverait dans le carnet... Sans doute juste des descriptions dépourvues de sens, louant à quel point il pouvait être soi-disant génial. Pour se coltiner un ramassis pareil, le blond se montrait vraiment prêt à tout !

Pourtant, quand sa main toucha l’une des pages, il fut surpris de la texture : ce n’était pas du papier mais du parchemin. Sans s’y connaître suffisamment, il pouvait toutefois sentir qu’il s’agissait du cuire d’une créature magique. De la même manière, ayant lut de nombreux ouvrage, de différente époque, jamais il n’avait été en présence d’une telle encre. Les lettres étincelaient comme du sang liquide, tandis que celle noire formait des abysses sur la clarté jaunâtre de leur support. Toutefois, le plus surprenant restait l’écriture elle-même : formulée dans un vieil anglais pour le corps du texte, chaque titre carmin représentait une rune.

Grommelant une flopée d’injure à l’encontre du Serpentard qui avait employait de si lourde méthode pour l’empêcher de lire, un rire narquois acheva ses malédictions silencieuses. Malheureusement, Arthur avait passé avec brio l’ESPIC sur l’étude des runes dans sa temporalité d'origine. Quant à l’ancien anglais... le sens global devrait ne pas lui échapper. Affichant le sommaire, son visage fut complétement perdu. Le mot hybris s’inscrivait en rune ᚻᚢᛒᚱᛁᛊ . Offrant un chapitre par lettre... Cela dit, en traduisant, cela lui donnait : Grêle, Auroch, une sorte de taureau dont l’espèce était éteinte, Bouleau, Chevauchée, Glace, Soleil.
Qu’est-ce que c’était que ce sommaire ? .. Cet incapable ignorait manifestement que la procédure habituelle affichait quelque chose comme la description physique, les aires de répartition, les meurs... Car ce carnet devait être un livert de domestication, ce genre d'écrit servant à décrire une créature particulière.

Est-ce que l’Auroch servait à décrire le physique, comme c’était le seul terme animalier ? Et dans ce cas.. la chevauchée parlait de son air de répartition, le boulot son alimentation.. Mais vu comme ça, qu’est ce que la glace et ces autres therme climatique ?.. Ou alors... Cela relaterait ses capacités, la chevauché pour le voyage temporel... Sauf que rien ne pouvait évoquer l’annihilation de la magie et qu’à moins de penser qu’il puisse contrôler les essences fondamentales du monde, encore une fois les thermes climatiques restaient inutiles. Se relevant soudainement, le blond jeta au loin le grimoire incipide, dans une rage noire. A quoi servait un sommaire qui embrouillait l’esprit ?

Réalisant la présence de son ami, visiblement étonné de sa réaction soudaine, le Serdaigle lui offrit un air contrit, souriant gauchement.

- «  Ah.. Désolé, l’étude des runes.. Ce n’est vraiment pas facile ! »

Penaud, il ramassa son livre et revint s’assoir, se promettant d’être plus calme, car le Gryffondor était en train d’étudier. Toutefois, le sorcier ne réalisa pas l’expression de son ami.. Se replongeant dans son ouvrage, à défaut d’y comprendre quoi que ce soit, Arthur décida de le parcourir du début à la fin, comme un quelconque roman.

Déjà, comme si ce n’était déjà pas suffisamment saugrenu, le premier chapitre ne portait aucun titre, aucune rune. Donc le sommaire ne l’affichait pas.. Étouffant entre ses lèvres d’énième menace à l’encontre du mourant, les yeux émeraudes se perdirent contre les tracés délicats. Plus souple et gracile que qui ce soit se serait attendu, venant d’un être aussi bourru. Pour peu, on les confondrait aisément avec les courbes du temps de jadis...  L’immaculé avait vraiment écrit ce livre ? Le doute s’installait de plus en plus à son esprit.

Finalement, l’ancien anglais restait plus difficile que le mage ne l’avait envisagé. Pour réellement comprendre l’ensemble, des dictionnaires lui seraient indispensable... Toutefois, le peu qu’il en comprenait... Était incompréhensible. L’ouvrage évoquait des runes, pour créer quelque chose, une sorte d’artefact, en tout cas la démarche restait l’assimilation de différente rune, une pratique dangereuse, illégale et risqué. Sauf que ça ne semblait ne pas suffire, puisque les runes choisies incarnaient un bouquet explosif : mort, chaos, annihilation, sacrifice...  Même sans bon sens, juste en lissant leur emploie on pourrait parier sans risque que cette expérience avait dû aboutir sur une catastrophe. Parce que ce livre relatait bien le fruit de quelque expérience loufoque. Maintenant, pourquoi portait-il le nom d'Hybris, qui était une créature magique ?

Plus le Serdaigle cherchait à comprendre, moins il y parvenait et les quelques bribes de clairvoyance qui nimbait son esprit le paralyser d'une terreur nauséeuse. Cela n’avait aucun rapport avec les créatures magique, moins encore avec la bestiole dans l’autre chambre.
En mettant de côté toute sa lucidité, son raisonnement et un peu prêt tout ce qui constitue la morale et les règles de bienséances, alors...  Cet ouvrage serait une sorte de guide, permettant l’insertion de rune, ou de certaine de leur propriété première, dans un réceptacle vivant. Celles choisies évoquaient la temporalité, principalement... Ainsi que la vie, la protection .. La réincarnation... L’amour... Ce qui s’oppose à d’autre, qui voue des cultes à la mort, au malin et ce genre de choses chaotique.

Un énième soupire traversa sa gorge, vraiment comprendre ce charabia l’épuisait. Prendre au pied de la lettre l’étude des runes demeurait risqué, puisque principalement utilisé en divination... Tout cela devait être des images, invitant à lire à travers les lignes. Sauf que là, même en voulant lire à travers le livre, rien n’apparaissait. Celui à l’origine de tout cela devait avoir un esprit particulièrement tordu.

Bon, décidé de se concentrer sur l’objet de ses pensées : rallonger l’existence de la créature, il décida de se focaliser sur ce qui s’y rapporter. Qui sait, peut être était-ce ça, l'utilisation de cette expérience avec la créature portant le même sens ? La consommation, les moyens de ressourcer cet amalgama runique... Voyageant de page en page, au final il se frotta le front. Ce sujet semblait catégorique : tout rongeait la vie du réceptacle à une vitesse éprouvante... A défaut, des sources de magies pouvait être utilisé comme meilleur carburant. Toutefois, les méthodes pour apporter ces combustibles demeuraient obscure. L’amour, les sacrifices, les flue vitaux... Sauf que renforcer la mauvaise partie aurait des effets dévastateurs, comme la possible surconsommation.

Sans prévenir, l’ouvrage quitta ses doigts alors que les cris de l’Américain le tirèrent de ses pensées.

- « Cela fait une heure que j’essaie d’attirer ton attention !! Ce sont les devoirs du Serpentard, ne ment pas ! Tu n’arrêtes pas de maugréer contre lui.. Et les runes ne sont qu’en troisième année, ne me prend pas pour un idiot. »

Surprit et forcément de mauvaise humeur d’être interrompus dans le cours de ses réflexions, l’anglais fixa son cadet, sans rien comprendre à ses reproches, levant la main pour récupérer son livre.

- «  Quoi ? .. Bien sûr que non, pourquoi je ferais les devoirs de ce crétin ? Il n'est même pas en troisième année.. Rends-moi ce livre, c’est un ouvrage unique, vraiment tres imp...
- … ….  Tu aimes tant que ça ces cadeaux ?! Et bien voilà ce que j’en fais ! »


Le grimoire atterrit dans les flammes gourmandes de la cheminée, roussissant sous ses yeux écarquillés. Explosant de colère, baguette en main l’anglais rappela l’objet, cherchant à en étouffer les flammes au risque de se brûler.

- «  Tu es con ou quoi ? Qu’est ce qui t’a pris de jeter ce livre ?! Tu n’imagines pas sa valeur... C’est irremplaçable ! Quel crétin ! Tu es incapable de penser une seconde ? Tu ne réalises pas l’importance de ce grimoire. Comment je vais lui expliquer... »


Le bruis de la porte le sorti des affres de la colère : le Gryffondor venait de quitter précipitamment sa chambre, laissant derrière lui ses affaires et même son devoir. Interloqué, car n’en comprenant pas la raison, cela finit d’irriter complétement le Serdaigle. L’ouvrage en partie calciné abandonné sur le sol de sa chambre, l’anglais commença à crier, à rager.. Suffisamment pour que son voisin de chambre lui demande de se taire. Forcément, cela eu l’effet inverse. Rallant de plus belle, le blond finit par aller le voir dans sa chambre pour se plaindre d’Alfred.

Faisant les cent pas, cette voix presque haineuse criait bien trop pour offrir à l’albinos de se reposer. Allongé dans son lit, cherchant à se boucher les oreilles avec son coussin, rien ne pouvait étouffer les paroles de son compagnon imposé. Le voir tourner dans sa chambre, les bras lever en l’air puis croiser contre sa poitrine lui donnait le tournis. Son visage exprimait toute une série d’expression colérique, risible dans d’autre condition, sauf que là tout ce qu’il désirait c’était dormir.

Finalement, le blond finit par s’assoir sur le bord de son lit, continuant sa litanie de malédiction et de menace à l’encontre de son ami... Le blanc profita alors pour poser sa tête contre l’une de ses cuisses, les yeux fermés par l’épuisement. Ce simple geste suffit à ce que la bombe n’explose à son encontre.

- «  Qui t’a autorisé à me prendre comme repose-tête ?! Je parie que tu n’as rien écouté ! »

Ses prunelles carmine se rouvrant, injecter de sang, fixant le sombre mage d’un regard presque vitreux, se demandant s’il le questionnait vraiment... Mais en commençant à l’entendre se plaindre à son encontre, comme quoi personne ne l’écoutait jamais... Il souffla.

- «  Ce crétin d’américain ! Pas capable de respecter les affaires des autres ! Comment il réagirait, lui, si je venais dans sa chambre pour cramer sa collection de jeux vidéo ? Hein ? Si je détruisais sous ses yeux son précieux P.T – Je n’ai aucune idée de ce que c’est d’ailleurs – est ce qu’il ne serait pas en colère ? Sauf que moi je suis un gentleman, ça ne me viendrait même pas à l’idée de jeter ses biens dans le feux ! Abruti ! Abruti ! Abruti ! Abruti d’Alfred !! En plus ce grimoire était unique ! Si je ne peux plus le lire, comment je vais faire ? Ce n’est pas lui qui va réussir à le réparer ! Ni à le traduire ! Crétin ! Troll !  Qu’il brûle en enfer ! – Impossible que tu sois sérieux là -  Que le sinistrose l’attrape et l’emporte ! Busby sera sa perte ! – tu parles de la chaise ? – Je mettrais tous mon pouvoir dans cette malédiction ! Ahahah.. AAaah … ! Je le hais, je le hais.. ce crétin ! Saleté de Gryffondor ! Idiot ! Idiot ! idiot ! ..
Et tu as continué à dire idiot un bon moment avant de me sauter à la gorge… »


Le Serpentard avait tenté d’imiter la voix et les intonations de son invité, sauf pour ses propres remarques, même si des quintes de toux lui avait couper le souffle à plus d’une occasion. Calmer d’entendre ses propres mots, le blond détourna le regard, changea subitement d’expression. Ravalant un soupire, l’allemand devinait sans peine que la culpabilité devait remplacer la colère. Croisant ses bras sur son coussin de fortune, les yeux perdus dans les siens, il reprit la parole.

- «  Dans mon espace-temps, je t’aurais proposé d’aller boire un coup pour oublier tout ça.. Mais ici, nous ne sommes pas amis. Donc je vais t’offrir l’un de mes fantastique conseil.
Alfred est jaloux, parce que tu préfères lire un vieux bouquin que passer du temps avec lui.
- C’..
- Puérile, immature... ? Ne m’interrompe pas, merci.  Alfred est un gosse, tu t’attendais à quoi ? Il a besoin de se sentir important, de savoir que tu tiens à lui..  Sinon il fait des bêtises.
C’est toi l’ainé donc c’est à toi de régler tout ça. Tiens, prends son devoir, corrige-le et va lui rendre. Si le sujet vint sur le tapis, écoute-le sans t’énerver ! Sinon, oublie »


Hésitante, la main de l’anglais se posa sur la chevelure neigeuse, ses yeux particulièrement embarrassés sous ce conseil qui s’illustrait davantage comme une leçon. Finalement, après un court silence, sa crainte fut révélée.

- «  Et si.. il refuse ? De me voir.. De prendre son devoir.. »

Pour le Serpentard, ce genre de question illustrait bien Arthur : qui d’autre aurait ce type de crainte ? Alfred devait sans aucun doute pleurer dans son coin, de rage bien entendu, mais aussi de culpabilité... Aucun ne voulait blesser l’autre, c’était une évidence. Dans un sourire, mi tendre mi espiègle, il répondit en toute simplicité.

- « Quelle importance ? Tu auras fait ta part, le reste sera entre ses mains.
Si jamais ça se passe mal, reviens me voir, on trouvera bien le moyen de mettre la main sur quelque bière au beurre pour se saouler.
- Comme si tu serais en état de boire... ! Et ce n’est pas possible d’être saoul avec de la bière au beurre. Tu es quoi, un elfe de maison ? »


A nouveau le silence retentit, puis la feuille chiffonnée fut pris entre ses main, peu avant qu’un sort ne raisonne, suivie du grattement de la plume. Refermant les yeux, le Serpentard tenta de trouver le sommeil. Toutefois, d’autres mots raisonnèrent dans la chambre.

- «  C’est ce que tu fais.. avec ton Poufsouffle ?
- .. hum.. Notre lien est différent tu sais.. Luz n’a aucune raison d’être jaloux... Puis je n’ai pas ton sérieux, je suis impulsif… je lui courrais après, avant de chercher ce qui ne va pas. Je mettrais mon bras autour de son cou, je le collerais, je le menacerais, je dirais des choses qui ne lui plaise pas.. Jusqu’à obtenir une réaction. Généralement des coups... Je ressemble plus à Alfred en faite.. »


Un léger rire le prit, faisant naître un discret étirement la lèvre chez le blond. Cela dit, que le gigantesque blond aille un jour jusqu’à jeter quelque chose au feu par manque d’attention, ça serait un comble : Jamais Ludwig ne réagirait comme ça, sinon ça chambre aurait déjà brûler entièrement...
Commençant à rejoindre les limbes des songes, la voix de l’anglais eu plus de mal à l’atteindre.

- « Pourquoi tu te met contre moi.. ?
- … ? Tu es frais, c’est agréable... Puis mon coussin est crade..
- …. »


Inutile d’ouvrir les yeux pour se douter de l’expression désabuser de son interlocuteur. Pourquoi lui cacher la vérité ? Les mots doux, enjolivé pour faire beau n’était pas pour lui. Surtout quand il suffisait d’un regard pour voir l’état de l’oreiller.

Après que le devoir soit corrigé, le Serdaigle lança un sort sur la chambre, la nettoyant à nouveau. Puis, doucement mais pas assez pour donner l’impression de se soucier du Serpentard, il déposa la tête inquisitrice sur l’oreiller, s’assurant de pouvoir se relever sans le réveiller.
Pourtant, au moment où il quitta la chambre, la voix du résident s’éleva, assez brumeuse.

- « N’oublie pas de me dire comment ça se sera passé ! Même si je suis sûr qu’avec mon conseil, tout sera impeccable. »

Vraiment, l’immaculé savait comment se rendre détestable... A entendre son assurance, ça donnait presque l’envie que ça se passe mal, juste pour le détromper.


Gagné d’avance... Dans le couloir devant la salle où se cachait le Gryffondor, Arthur ne voyait toujours pas comment qui que ce soit puisse être certain de la tournure de la confrontation. Le Serpentard l’avait-il lu dans l’avenir ? Ce n’est pas l’impression qu’il lui avait donnée... Le devoir entre ses mains, déjà l’anglais faisait les cents pas, réfléchissant à ce qu’il allait bien pouvoir lui dire. Ce n’était pas un impulsif, pour être sûr de bien agir il devait trouver les bons mots, le bon prétexte pour l’aborder...

- «  ‘Al..fred.. Tu.. tu as oublié ton devoir. Alors fais plus attention la prochaine fois, je ne suis pas ta bonne !’ Non…  ‘Tiens, ton devoir. Vraiment impressionnant... Je n’ai jamais vu un torchon pareil. Mais bon, je n’ai rien à faire alors je veux bien t’aider à.., Rah… ! ‘Tu ne chercherais pas ça par hasard ? Tu te plains que ton professeur va te punir, mais tu n’es pas foutu de,… Impossible ! »

Épuisant ses répétitions, voyant bien qu’elles tournaient toujours au drame, le Serdaigle abandonnait. L’idée était à l’image du Serpentard : mauvaise ! Quand soudainement, une voix ho combien familière retentit.

- «  Arthur .. ? Qu’est ce.. Mon devoir ! »

Se stoppant brutalement à l’attente de son prénom, puisqu’un seul élève s’y risquait, avant même que la gêne ne puisse l’étreindre, le morceau de papier lui fut arracher des mains. Une onde de colère le traversa, cependant il se reprit, réalisant que l’américain avait de petits yeux, fatigué..

- «  Super ! j’ai cru que j’allais devoir le recommencer .. Tu l’as lu ? Parfait, n’est-ce pas ? »

Les yeux fermés, retenant ses sarcasmes, l’ainé acquiesça, répondant fort simplement.

- « … Le Hobgoblins est une fée de la famille des seelie, les ‘gentilles’... Pas un esprit maléfique apparenté au gobelin. »

Le cadet eu une grimace en réalisant son erreur, fronçant sa feuille.

- «  Quoi ?! … Je dois tout refaire... Dire qu’on aurait pu aller voir les fée si j’avais su.. ! »

Se retenant de lui rétorquer que mieux suivre ses cours lui éviterait ce genre de désagrément, l’anglais tourna son dos, émettant une légère toux, ses doigts repliés contre ses lèvres.

- «  Ce n’est pas trop tard. Même si l’heure du thé est passé... La lune est bleue ce soir, elles vont sans doute organiser un bal et danser toute la nuit. »


Le silence qui accompagna son invitation le poussa à se retourner, observant l’américain avec surprise. Pourquoi ne s’écriait-il pas quelque absurdité, en l’entrainant par le bras ? L’autre blond prônait le silence, la feuille perdu dans sa main. Conscient que son comportement perturbait l’anglais, il dévia son regard, lui tournant le dos.

- «  Ce soir, des membres de l’équipes de Quiditch font une fêtes, je suis invité donc peut être une autre fois. Mais salue les pour moi, Arthur.. Et merci encore pour le devoir.
»

En silence, l’anglais observa l’américain repartir, surement en direction de la salle commune des Gryffondor. Jamais, même dans les autres temporalités, Alfred n’avait fait passer qui que ce soit avant lui.. Cet espace-temps était il si différents des précédents ?..

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Mar 16 Juil - 22:38
CHAPITRE 6

Rien de bon ne nait du néant, laisser une situation déplaisante perdurer et vos n’obtiendrait qu’une chose : du chagrin. Alfred s’éloignait petit à petit. Tout d’abord en espaçant ses visites. Lui qui chaque jours le débusquait aux quatre coins de Poudlard, sortant des endroits les plus fafelues pour lui tomber dessus et le coller jusqu’à se qu’il lui tire la joue et l’adjoigne d’aller en cours. A présent, s’il arrivait à se poser quelques heures par semaines en sa compagnie, l’anglais pouvait s’estimer chanceux. Ho bien sûr, ils se croisaient dans les couloirs, échangeaient quelques mots à la bibliothèques, s’envoyaient des papiers animés en guise de messager et évidement, allaient le soir débusquer quelque créatures surnaturelles dans le parc en violant le couvre feux... Mais ce n’était pas pareil.
Leur discussion, autrefois si anime, de sourire et de plaisanterie, de joie et d’embarras...  S’hantaient de silence, de regard distant, d’une surveillance oppressante. Chaque fois que ses émeraudes se perdaient dans les foules, le futur héros suivaient le court de ses errances, vérifiant qu’il ne guettait pas quelque cape partageant la teinte de ses prunelles. Leur excursions dans les recoins du château se rarifiaient, s’annulant au moindre prétexte souffler par les gardiens à la lourde robe brodé d’or. Lorsque par chance, les caprices de ses oiseaux virulents leur offraient de se rencontrer, alors le flambant jeune homme se perdait en prétexte farfelue pour rester hors de sa portée.

A nouveau seul sur un des bancs à l’entrée du château, tenant entre ses mains un livre d’histoire de la magie, le blond pris conscience que sa seule chance de ne pas voir cette relation s’éteindre s’incarnait dans une confrontation en face à face. Pour aller de l’avant, ils devraient crever l’abcès, se dire les choses avec franchises. Ce serait un moment difficile à passer, douloureux, gênant au possible...  Pourtant, le futur sorcier fit cet effort, de prendre les devants, d’attraper le poignet de son cadet avant qu’il ne rejoigne sa salle commune. Pour lui parler, s’expliquer... Seulement, le voir nier ses accusations, ne pas comprendre le sens de ses mots et être comme toujours en décalage avec l’atmosphère eu raison de son self contrôle. Un mot plus haut que l’autre et les insultes fusèrent, plus fleurit qu’une roseraient sauvage et maintes fois plus aiguisés. Au final, la cape écarlate flotta dans le vent de ses pas qui l’emparèrent hors de son atteinte.  

Un arrière-goût amer troublait ses humeurs à la pensée que toute cette histoire soit dû à un simple livre. Et peu importe combien l’étudiant se creusait les pensées, il lui était impossible de comprendre comment le gryfondor pouvait croire un seul instant que qui que ce soit puisse passer avant lui. Meurtris par ses journée désespérante, voué à se languir dans l’attente, souhaitant pouvoir revenir en arrière pour empêcher ce désastre, se jurant de ne plus toucher aux livrets temporels en présence de l’américain. Malgré la souffrance, envisager de passer du rêve à la réalité demeuraient impossible. Les voyages dans le temps devaient se limiter à des situations sans espoir, pour éviter des morts. De plus, même sans faire preuve de sagesse, la créature n’était en rien capable d’une telle prouesse dans son état lamentable.

Deux chemins s’offraient à l’anglais. Persister auprès de son ami dans ses tentatives, en dépit des refus et de la difficulté. Se montrer inventifs pour créer des souvenirs en sa compagnie, parvenir à libérer du temps afin de le passer ensemble. Et bien sûr, savoir contrôler à minima ses émotions, prendre sûr lui de ne pas l’insulter à tout bout de champs, parvenir à lui dire, lui prouver son importance à ses yeux.
Ou alors, se perdre dans la traduction de ce livret de domestication. Chercher à traduire cette langue de jadis, s’arracher ses crins dorés sur le sens perverses de ses runes terrifiantes, percer l’ultime mystère de son existence. Parvenir à vaincre le temps lui-même en condensant ses efforts pour que la nécessité des années se condense en jours. Enfin, s’il parvenait à établir ses miracles, réussir à restaurer cette vie qui s’enfuyait par tous les ports, probablement en y sacrifiant quelque chose d’équivalent.

L’être immaculé mériterait-il tant d’effort ? Consentirait-il, une fois rétablis, à un nouveau voyage ? Rien n’était moins sûr. Si, par la force des choses, le Serdaigle se voyait contraint de fréquenter son voisin de chambre, seule oreille disponible pour se plaindre des frasques de la vie... Ce n’était nul encouragement ou compréhension qu’il obtenait, mais des éclats de rire moqueurs entre deux quintes de toux sanglantes ! Continuant dans ses conseils grotesques, il s’évertuait à lui dire de ne pas s’inquiéter, l’accusant de se poser trop de questions. Sur le sujet d’Alfred, comment pourait il ne pas s’en poser, en voyant se qu’ils advenaient d’eux ? Pire, alors que le Gryffondor traitait les Serpentard en ennemis, l’être à la cape verte justifiait chacune de ses excuses grotesques. La pratique du Quidditch demande énormément d’entrainement, maitriser un balai est une tâche ardue et contrairement aux idées reçues, personne ne né avec un talent inné. Qu’en plus, la socialisation avec ses potentiels équipiers restait la tâche primordiale, pour espérer être recruté. Car son savoir-faire, ses dons et l’admiration du publique ne serviraient à rien s’il n’arrivait pas à se fondre dans l’équipe. Un amas de foutaises ! Alfred était presque trop sociable et ses talents plus que visibles. En plus, qui lui demandait d’entrer dans ce sport dangereux ? Personne et surtout pas le Serdaigle, qui préférait et de loin l’avoir à ses côtés. Etrangement, avec le non humain, peu importe ses insultes, ses cris et les objets qu’il pouvait lui lancer, leur dispute restait sans conséquence. Parfois, Arthur se disait qu’il aurait aimé que les choses se passent ainsi avec son cadet. Néanmoins, si les choses étaient si compliqués avec l’américain, c’était aussi parce qu’il possédait une importance particulière aux yeux émeraude de l’enfant de Shakespeare

Comme chacun, lorsque deux voies s’offrent, nous suivons celle qui nous parait la plus simple, la moins risqué. Ici, si l’un des chemins semblaient difficiles, l’autre se présentait clairement comme infaisable. Hélas, il devait accepter ce caprice du destin et en faire le deuil, gardant à l’esprit qu’au moins, il aurait tout tenté pour empêcher ce sort funèbre.

Résolument, le maudit ouvra les portes de la salle d’étude. Aussitôt, ses sphères forestières se perdirent sur les mèches lumineuses de sa cible. En quelques enjambés, sans un regard pour les autres élèves, terroriser par son apparition, la réincarnation se posa devant la table encombrée de livre, s’appuyant, paume contre le bois et scruta avec insistance les prunelles azurées face à lui. La tension monta d’un cran, les deux coéquipiers furent parcourus d’une décharge. Fort de ses capacités d’occulmancie, le sorcier voyait bien que le jeune à sa droite se rongeait de peur et s’apprêtait à se cacher sous la table. L’autre par contre lui inspirait plus de méfiance : complétement clos, seul une sombre tension avait parcouru son regard d’encre.

- « Suis-moi, j’ai à te parler. »

Un lourd silence bâti la mesure, ses paumes s’appuyaient davantage contre le meuble tandis que ses mâchoires se crispaient. Employer la force faisait partie de ses options, si vraiment le plus jeune refusait de suivre ses instructions. Or, nul n’ignorait le résultat qu’afficherait un duel magique entre eux. Conscience de ce fait, son vis-à-vis l’interrogea sur la raison de sa présence. Levant sa lourde musculature, le Poufsouffle le dépassait à présent d’une bonne tête, s’imposant par sa seule présence, déclenchant une vague de murmures d’anticipations autour de lui. Un blaireau de son acabit, fierté de sa maison, contre l’indésirable … Personne ne voulait rater leur confrontation.

- «  Luz, c’est bien ça ? Ton petit copain a besoin de toi. Alors amènes-toi, je n’ai pas toute la journée à consacrer à ce crétin ! »

L’expression figé dans la glace de ses traits sévère, le dénommé Luz garda un silence profond. Manifestation, voir cette relation conflictuelle se révéler de la sorte le mettait mal à l’aise. Quoi de plus étonnant ? L’homosexualité en dépit des mœurs, reste un sujet fâcheux. Alors lorsqu’on parle des Serpentard et des Poufsouffle, on touche à un sujet tabou. Hélas pour eux, l’heure n’était plus à ces petits secrets, bien au contraire.

Les relents de fureur cachaient bien mal la gêne poisseuse dont le Serdaigle se sentait envahit, en pensant à la discussion qui suivrait. Se mêler de la vie sentimentale des autres n’était pas dans ses habitudes, bien au contraire. Pourtant, loin de se laisser intimider par ce mur d’une dizaine de centimètre, ce dernier fit volte-face, tournant ses talons et quitta la salle figée de stupeur. Si vraiment son cadet tenait à cet entêté Blanchard, alors le blaireau saurait quoi faire.

Comme prévu, l’enfant si semblable à un adulte suivit ses pas, acceptant de suivre la silhouette porteuse de rumeur si terrible. Une preuve de la valeur que la créature possédait à ses yeux : personne ne prendrait un tel risque sans aimer sincèrement le concerné. Dans cet affreux silence dont son existence s’étouffait, leur marche traversa les couloirs, à quelque mètre de distance. Prudent, le Poufsouffle laissait une zone de sécurité, sans doute en s’interrogeant sur la raison de tout ceci. Grâce à ses dons d’occlumancie, Arthur avait conscience que le petit ami de la créature improbable tenait fermement sa baguette dans sa poche. L’ombre menaçant de  se faire attaquer au moindre geste brusque n’inquiétait pas outre mesure la réincarnation maudite. Tout ceux qu’il croisait tenait pareil comportement à son égard. S’il se montrait si doué dans l’usage de la magie, c’est que chaque jour lui offrait l’opportunité de la pratiquer en condition réel, sous les attaques de ses camarades.

Devant la porte du mourant, l’anglais s’arrêta, prenant sa respiration. Affirmant d’un hochement de tête la présence de l’albinos derrière cette porte, avant que le géant juvénile ne vienne les pousser, il l’arrêta d’une main sur son impressionnante épaule.  

- « Prouve-lui tes sentiments, ce sera ta seule chance. Mais vas y doucement, il n’est pas au mieux de sa forme, d’accord ? Même si son temps est compté, prenez votre temps.  Il a besoin d’amour. Beaucoup d’amour. »

Tandis que le jeune à la musculature développé restait prostré sous ce flot de paroles étranges, après avoir déposé une fiole incolore entre ses mains, l’anglais inquanta pour le propulser dans la chambre, verrouillant les portes par un sortilège vicieux. De cette façon, aucun des deux  ne pouraient partir tant que le sois disant Serpentard ne posséderait la force suffisante pour les libérer.

Anxieux, le blond resta quelques minutes dissimulées par la façade boiseuse, se demandant si ses paroles restaient suffisament explicite pour un jeune adolescent. Finalement, tentant de se rassurer, il décida de leur accorder un peu d’intimité. Amener le sujet ne serait pas simple, autant ne pas rendre la chose plus délicate encore en y ajoutant quelques pressions. Y arriverait-il, en dépit de sa jeunesse ?  Surement. Son corps était déjà presque celui d’un adulte, comme son esprit s’il en croyait les éloges des professeurs, lui-même ne le connaissant pas personnellement. Non, le seul risque s’incarnait en quelque complications.  La créature restait dans un état plus que préoccupant. Surtout face à pareille force de la nature. Le tenir en éveille tout du long demanderait un peu de savoir, beaucoup de bienveillance et une certaine rapidité. Un manque de douceur ou de doigté serait catastrophique.

Assit dans une bibliothèque, ses devoirs étalées sur sa table de travail, ses pensées ne cessaient de vagabonder vers cette chambre qui à cette heure, devait être mouvementé. Le donneur de leçon allait pouvoir prouver qu’il se débrouillait mieux que lui pour réparer ses liens brisés ! Qu’ils vident leurs sacs, s’expliquent et expriment leur sentiment. Tandis que ses prunelles forestières dardaient leur éclat sur l’une ou l’autre formule, son esprit pessimiste s’inquiétaient du plus infime détail. Auraient-ils dû leur fournir quelque potion de vigueur ? Précautionneux, deux trônaient dans son sac, accompagné d’un élixir de désire. Après réfléxion, vu combien le non humain débordait de vie même aux portes de la mort et comme son compagnon ne manquait en rien de vigueur, il avait conclu à l’inutilité d’une telle chose. A présent le doute le tiraillait.

Dans la salle principale, à l’heure du repas, une silhouette dépassait d’une tête ses comparse, signe que l’entrevue s’était achevé. Arthur se permit alors de retourner à la chambre voisine de la sienne, pour s’assurer que tout se soit convenablement déroulé. Son sourire goguenard se volatilisa en entendant un affreux bruit de régurgitation, peu avant que ses prunelles émeraudes ne tombent sur un brasier inquiétant, parsemer de sillon sanglant, alors que seul quelque pas le séparait de la porte.

- «  Tu as cramer un câble ? .. T’as essayé de tester une de tes recettes, c’est ça ? C’est toxique c’est truc !
Mon pauvre innocent Luz.. Tu réalises un peu ce que tu lui a mis entre les mains ? Il ne sait même pas à quoi ça sert ! Heureusement pour toi d’ailleurs ! »

Même si son état épouvantable lui offrait sa réponse, alors qu’il vient s’assoir à son chevet, ramassant la flasque inentamée au pied de son lit, l’anglais murmura, pensif.  
- «  Il ne t’a pas prouver ses sentiments. »

Maladroitement, l’allemand se redressa, avec plus de peine encore que dans ses souvenirs, déclamant avec assurance.

- «  A priori, tu as su l’en convaincre, donc si. Il m’a serré la main en me disant qu’il tenait à moi, les yeux fermés. Ce qui est un sacré miracle, il lui a fallu au moins cinq minutes pour arriver à sortir cette phrase.
Eyesbrows, franchement, tu croyais quoi ? C’est un gamin! D’où tu lui donne un lubrifiant ? Franchement, tu me dois des explications !
Luz est un homme tu sais ? Et moi aussi ! Puis on n’a pas ce genre de relation... !  Et tu réalises un peu notre âge ? Il a onze ans ! Et moi j’en ai …

- Au moins quarante avec tout tes voyages. »

Même si l’anglais ne l’écoutait pas, ou alors d’une oreille particulièrement distraite, n’ayant aucun intérêt à prêter attention à ses complaintes sanglantes, la réplique avaient franchit ses lèvres sans qu’il n’y réfléchisse. Et pour cause, la créature était bien plus vielle qu’elle le paraissait. Elle n’avait aucune excuse pour ne pas avoir prit les choses en mains et guider son compagnon juvénile.

- «  Pas physiquement ! Non mais en plus... Si et je dis bien si, je voudrais faire.. « ça » … avec un garçon.. Tu t’imagines que je serais en dessous ? C’est quoi ce délire ? C’est évidant que je ne suis pas fait pour le rôle de la femme !
Dis, tu m’écoutes ? Attend... Pourquoi tu te déshabilles ? »

Non, le Serdaigle ne l’écoutait pas.  Il n’avait pas le temps pour ses stupidités et en effet, il s’était complétement dévêtu, sans une once de pudeur. Loin de s’expliquer, comme d’ailleurs le faisait si souvent l’immaculé, il grimpa dans le lit du mourant, venant l’enjamber d’un geste porteur d’un naturel troublant.

- « Ton Poufsouffle n’est pas capable de s’en charger, alors je vais m’en occuper. Tu me le revaudra ! »

Son ton décidé ne laissait planer aucun doute sur la véracité de ses dires. Déjà, ses mains enfantines s’évertuaient à retirer les vêtements de son soi-disant non ami. Commençant par croire à quelque plaisanterie, rapidement le faux Serpentard réalisa le sérieux de cette déclaration et se débâtis avec ses maigres forces, protestant sans rien comprendre aux actes de son voisin. Le corps crispé au possible, bien trop rapidement mis à nue, essayant de ramper contre les draps déjà froissés, ses plaintes véhiculés par sa voix effrayées ne cessaient de remplis le silence inconfortable de cette chambre étouffante.

- «  Arrêtes ! Arthur !! Sérieux, je t’en supplies... Même si nos esprits sont adultes, nos corps ne le sont pas ! Aucune chance que tu y arrives, alors arrêtes et expliques-toi ! »

Ses mains appuyer sur l’une de ses épaules le gardait immobile. Si les premiers coups avaient été suffisament sauvage pour tuméfier son visage, ce coup de fièvre n’avait guère duré. A présent, il était bien peu inquiet de le voir disparaitre, preuve de son état. Il y a quelque mois, le sorcier aurait dû employer sa magie pour l’entraver et disposais de lui come bon lui plait. Aujourd’hui, son impuissance s’exprimait par les flots de larmes qui noyaient sa peau trop pales.
Le dos droit, l’allure sur de lui, la voix du maudit ne tremblait pas et avec assurance lui répondit sans lui laisser la moindre illusion quand son sort.

- «  Arrêtes de gigoté ! Je suis précoce, je n’aurais aucun problème. Maintenant détends-toi. »

Sauf que ses paroles n’obtinrent que de le voir se trémousser davantage, en pure perte. L’heure n’était pas aux bavardages, ni à ces enfantillages : ils n’avaient pas le temps.. Resserrant sa poigne, le blond renversa le flacon visqueux sur sa main, un éclat de résolution transcendant ses prunelles. Il le fallait, peu importe l’absence de compréhension du concerné. Pourtant... le voir dans cet état lamentable ne l’aidait nullement à se mettre en condition. Déjà que la jeunesse de son enveloppe jouait en sa défaveur, en dépit de ses dires il ne se sentait nullement prêt à aller aussi loin, en particulier dans une ambiance digne d’un abattoir.

Crispé, apres plusieurs seconde d’immobilité, le domnateur voulu adoucir cette scène bien trop violente à son goût. Tandis que al nervosité grimpaient en fléche a travers ses veines, ses doigts se posérent sur le fessiers de son camarade, désirant répendre quelque caresse chaleureuse dans cet instant incofrtable. Mais.. les prunelles sanglantes, dangereusement embrumées, ne cessaient de le fixer, lourdes de sens, le braquant.

- «  Ne me regarde pas ! Ce n’est pas un plaisir pour moi non plus ! Ah.. mais.. Je ne fais pas ça pour toi ! »

Telle quelques formules pernicieuses, ses mots, porteur d’une timidité toute renfrogné, eurent le don de détendre son poney. Plissant son regard d’aigle, la créature souffla d’une voix enraillé par les cris.

- « Alors, Mr le précoce, tu n’y arrives pas, pas vrai ? Je suis bien placé pour le sentir. Cesses cette plaisanterie et lâche-moi ! Tu vois bien que c’est une voie sans issue. »

Dans un relent de colère face à ces paroles goguenardes, si sûr d’elles et en totale contradiction avec ses suppliques précédentes, l’anglais pourtant dû admettre leur vérité. Ce n’était pas possible, dans ces circonstances, d’avoir la plus infime réaction.

- « C’est vrai. »

Aucune phrase ne fut rétorquée, aucune insulte mettant en valeur l’absence de sex appeal de sa victime, ni quoi que ce soit d’autre. Toujours emmuré dans ce sérieux déstabilisant, le blond attrapa d’un coup de baguette l’une des flasques de son sac. Là, il vient la porter au lévres translucide de son compagnon de malheur. L’odeur épouvantable qui s’en échappa dans un son d‘agonie fit fermer les yeux carmin de la créature dans un hoquet nauséeux, avant que son bras ne cherche à chasser la source nauséabonde.

- « C’est une potion de désir, bois-là. Cela rendra le moment plus agréable »

Dans une moue désagréable au possible, le blanc secoua sa tête, cherchant à la cacher sous quelques oreillers.

- «  Une potion de désir.. c’est censé être de couleur passionnel, lumineuse.. Pas d’un vert cornichon ! Hors de question que je bois ça, ça va m‘achever... Et si tu en bois, le seul désir que ça t’apportera, ce sera de trouver une cuvette rapidement ! »

Insensible à ces remarques désagréables, le Serdaigle n’insista guère davantage... Après avoir essayer de lui retirer son coussin et de le forcer une dizaine de fois. Le corps majestueux, avec cette résolution qui ne le quittait pas, le jeune sorcier serra sa main sur le goulot de la fiole, murmurant le timbre insipide.

- « Si tu préfères que ça soit douloureux, à ta convenance. »

Fermant ses prunelles sapins, ses lévres se posèrent sur le verre. Une tension parcourue son bras, sa gorge déglutie tandis que quelques gouttes de sueurs coulèrent contre sa tempe. L’épais feuillage reposant au-dessus de son regard se froissa, sa mâchoire se crispa sévèrement. Alors, ses doigts rougir de cette pression imposée sur l’objet. Contraignant son corps à l’obéissance, son bras s’éleva, forçant le liquide torve à s’écouler contre les parois translucides, tandis que des crampes lancinèrent son ventre dans des vapeurs glaciales. Les battements de son cœur se mirent à l’assourdirent, taisant ses pensées marécageuses.  L’esprit vide, dans un ultime effort, la boisson franchit le cloaque de ses lévres, disparaissant sous son palet amère.

Raisonna alors l’ultime menace, dernière arme d’un homme dont le pied droit s’enfonçait dans sa tombe.

- « Si tu fais cela, tu perdras tes pouvoirs ! »

Hélas, l’investigateur était déjà prêt pour cette tragédie, peu lui importait le prix à payer. Tandis que l’effet dévastateur changeait la glace en lave incandescente, les gémissements et les pleurs de sa victime non consentante raisonnaient tel des coups de poignard, mortellement acérés. Quand ses orbes consentirent à s’ouvrir, le misérable spectacle qui les attendaient étaient celui de la chaire apeurée, transpirant d’un liquide âcre. Une musculature tendue au possible pour le fuir, d’un être épuisé par une vie s’évaporant dans une brume désarmante. Tenant sa position, sa lance était à présente prête pour se frayer un chemin afin que triomphe son verdict

Sous cette pression intenable, la digue craqua. La première goutte s’écrasa contre la peau blafarde, suivie d’une seconde, puis ce fut le déluge tandis que sa main se brisa, laissant s’écrouler de ses doigts l’objets déplaisant dans un tintement asonore.

- « Je ne peux pas.. Pas si tu es dans cet état ! »

Fissuré de part en part, ses muscles lâchèrent l’un après l’autre, le condamnant à s’échouer contre le sable nacré, le corps pris de soubresaut sous son impuissance, sa lâcheté. La créature avait sacrifié ses dernières années, pour offrir à deux égoïstes la chance d’un avenir lumineux. L’anglais voulait lui retourner ce présent, à travers cette preuve artificielle d’un amour synonyme de reconnaissance. Car sans cet artifice, le non humain ne verrait jamais la semaine s’achever. Pourtant, en dépit de ses efforts, de ses ruses et même avec l’aide de cette potion... Il ne pouvait pas forcer ces chaires, ni supporter ce spectacle qui déchirait son âme. Devait-il allait contre son avis, pour lui permettre de survivre ? Tel était sa croyance, mais la vérité y différait de loin : forcer quelqu’un n’incarnait en rien quelque geste anodin. Or, peu importe les raisons évoquées, il n’était pas un violeur.

Perdu, la victime manquée ne savait visiblement pas comment réagir, cherchant à se retourner quand la voix mortifiée lui ordonnait de ne pas le regarder, lui assaisonnant quelques coups de cousin bien placé lorsqu’il osait lui désobéir. Reprenant constance, le visage rougit par ses peines, le blond se redressa, essuya gauchement quelques traces de ces larmes, avant de changer d’axe d’attaques, refusant de renoncer. Toujours à califourchon sur l’autre enfant, dans une posture bien plus douce, sa voix vibra sur une tonalité proche de la supplique.

- « Je vais concocter du polynectar. Choisis l’apparence que tu veux que je prenne, d’accord ? N’importe qui dans Poudlard, même si c’est une fille ou l’un des professeurs. Tu veux bien te laisser faire si je fais ça ? »
Faute d’option, le sorcier étaient prêt à tous les sacrifices, même les plus avilissante, tant que cela puisse permettre de prolonger la vie de cet imbécile. Néanmoins, le concernait secoua énergétiquement la tête, s’exclamant sans même une réflexion.

- «  Si c’est toi qui la prépare, tu risques de ne ressembler à rien et d’être bloqué dans cet état ! »

Serrant les dents, ses yeux se fermèrent quelque seconde, le temps de digérer cette nouvelle insulte quant à ses talents en potion. Pourtant, à cause de la situation, il balaya ses objections d’un geste de la main, acceptant cette requête.

- « Bien, je vais m’en procurer une au marché noir. Ne bouge pas, je reviens. »

Tandis que le blond s’écartait, pour mettre à exécution cet accord, la main pâteuse du mourant l’arrêta. Tournant son regard vers le concerné, ce dernier secoua mollement son visage, affichant déjà son refus.

- « J’ai physiquement 12 ans. Hors de question que je couche avec toi, peu importe ton apparence.  Et non, je refuse de prendre une potion pour vieillir en un instant ! Je respecte mon corps et son rythme. »

Avant qu’il n’ait pu émettre un son, son argumentation fut rejeter. Fronçant les yeux, mécontent de cette réponse, le sorcier attrapa les épaules, si frêle en cet instant, le secouant avec force, oubliant son état actuel, protestant.

- «  Tu crois que ça m’amuse, de devoir faire ça avec un sale gamin comme toi ? Sans endurance, pas même en état de faire quoi que ce soit ! Tu ne penses pas que moi aussi, je voudrais attendre quelques années ? .. Faire ça proprement...
Bordel, je suis un gentleman ! .. Je déteste que ça se déroule sous la menace..
Mais tu es une telle tête de mule ! Même un parfas crétin saurait comrpendrais que tu seras mort d’ici deux jours, trois au mieux ! Tu ne peux pas attendre. »

A nouveau, une larme s’échappa de sa prison filleuse, cascadant contre le relief de ses joues desespérée, priant les plsu plus grand mage du passé qu’un minimum de raison entre dans cette caboche teigneuse. Une paume chaleureuse embrassa cette trace humide, tandis qu’un sourire touché éclaira son champs de vision. Vite chassé par son embaras, qui le pousa à détourner ses yeux. Mais avant que ses eternelles protestation ne lui permettre de nuire toute implication, une question retentit.

- « Pourquoi tu tiens tant que ça à coucher avec moi ? Je suis flatté et je sais que je suis génial, seulement... T’as l’air sacrément désespéré ! »

S’étranglant, l’anglais chassa cette main inquisitrice, secouant avec véhémence la tête pour le détromper de ce raisonnement fallacieux.

- « Tu rêves ! Je ne suis pas intéressé par toi ! J’ai simplement traduit ton fichu livret, comme si quelques runes et une langue ancienne allait avoir raison de la réincarnation d’un pirate.
.. Alors, je sais que le seul moyen pour prolonger ta vie consiste à t’abreuver d’amour. Tu m’as donné 25 ans, je tiens à te les rendre, parce que je suis … un gentleman. Ce n’est pas pour toi, ni pour te remercier, c’est parce que je refuse de te devoir quoi que ce soit ! Quand tu les auras récupérés, je n’en aurais rien à faire, qu’il ne te reste que quelques jours à vivre et tu pouras bien mourire en fond de cale que je ne me retournerais pas sur ta tombe. »

Surexprésif, comme toujours lorsqu’il évoquait tout soupçon d’altruisme, le Serdaigle réalisa le silence qui suivit ses mots. Ses prunelles réglisse écarquillé sous la surprise, la créature l’observait sans prononcer le moindre son. Avant d’éclater de son rire moqueur, si horripilant.

- «  Tu as cru.. Tu t’es fait avoir ! Tu me prends pour une espèce d’incube ? Je n’absorbe pas l’amour, ni les désirs charnels ! J’absorbe la magie. »

Quelque seconde s’écoula, tandis que le rire fondit en quinte de toux, bientôt accompagné de nausées soutenues. Dire qu’il s’était inquiété pour lui, avait passé nuit blanche sur nuit blanche pour décortiquer ce damné ouvrage... Avait été jusqu’à se mêler de sa vie sentimentale, se résoudre en dernier retranchement à ..
Jamais il n’avait tant voulu qu’on lui rend ses larmes versées sur un tel imbéciles ! S’asseyant sur le bord du lit, dans un soupire un peu rassurer malgré tout, le jeune homme se rhabilla, les pensées chargées.

- «  Tu t’en vas ? Si c’est pour te réfugier dans la bière, rapporte-m’en une »

Soupirant, le blond se retint de frapper un mourant, répondant, avec un calme retrouvé.

- « Tu n’es pas en état de boire. Si tu as besoin d’absorber la magie pour survivre, j’imagine que te jeter un sort ne suffirait pas, alors dis-moi comment s’y prendre et mettons-nous au travail. J’ai autre chose à faire que perdre mon temps avec un cas désespéré comme le tien ! »

Tout été dit, pourtant l’anglais eu le temps de finir de s’habiller sans qu’aucune réponse ne lui soit donné. Tournant son visage, énervé par cette situation, son voisin le dévisageait en silence, hésitant manifestement à lui répondre.

- « J’absorbe les sources de magies. Si tu me donnes la tiennes, tu deviendras un krackmol. »

D’où la menace de tantôt ! Fermant ses yeux, le blond dévoila son bras droit dont la teinte d’encre se répandait jusqu’à la base de son cou. A vrai dire, il était fort bien conscient du risque encouru, dans sa traduction faussée, ce thème se dévoilait à répétition.

- « Ma source de magie est parasité par mon aillheul. J’ignore se qu’il adviendra le jour où elle m’aura complétement envahi. Alors, que tu en prennes m’arrange. Maintenant, si tu ne sais pas t’arrêter au point que je deviennes un krakmol.. Au moins plus personne ne craindra le retour du mage sombre. Et d’après se que me décrit Alfred, la vie d’un moldus n’est pas si mal. »

Le sorcier était prêt à cette éventualité. La magie avait pourris chaque seconde de son existence, l’unique chose qu’il en avait découlé de positif, c’était son amitié avec le gryfondor. A présent, elle pourait s’en passer sans peine Au contraire même, enfin il pourait visiter sa demeure, passer du temps avec lui hors des murs imposant de cette vielle bâtisse.
Pour une fois, le Serpentard ne fit aucune histoire pour l’empêcher. Tirant d’un des coussin sa dague, il hocha les épaules avec nonchalance.

- «  Je t’ai prévenu du risques, le reste c’est ton histoire. Je ne veux pas mourir, alors je ne vais pas cracher sur la chance que tu m’offres. Donne moi ta main. »

Pensif, le blond obéit, réfléchissant au moyen utilisé par la créature. La lame entama son poignet et avec son sang s’écoula la douleur. Sans surprise, le blanc imita le geste, s’ouvrant généreusement la main. Les épais sourcilles du serdaigles se froncèrent devant cet acte de violence : son sang s’écoulait à grand bouillon, souillant l’ivoire de sa peau d’albâtre. Les traits de son visage se tiraient par la souffrance et sa main meurtris se tenait immobile, uniquement prise d’un tremblement inquiétant. Pourquoi s’être ouvert à ce point ? L’hybris noua leur deux plaies ensemble, paume contre paume, les doigts de l’anglais dépassant ceux de l’allemands, sa peau pourtant peu coloré luissait d’une lueur vivante face à celle incolore du non humain.
Puis, le silance envahit la pièce, sans que rien ne soit ajouté. Perpelexe, vient l’heure des questions.

- «  C’est tout ? Il te suffit de rester plaie contre plaie pour absorber l’essence magique d’un être ? Combien de temps devons nous rester comme ça ? »

De son absence d’explication coutumière, le blanc acquiesça simplement. Néanmoins, sou la pression des orbes émeraude, il consentit à lui fournir quelques informations. Puisqu’il lui offrait ses pouvirs, la moindre des choses restaient de se montrer complaisant dans sa demande.

- « En se mêlant au tien, mon sang … se gorge de tes pouvoirs. Donc quand les deux coulent sur ma peau, elle peut l’absorber. Tu vois, d’habitude elle est comme un mur super solide. Mais là, comme il s’agit de mon sang, elle veut bien en laisser un peu passer.  En gros, c’est un stratagème pour la berner. Donc... Et bien ça s’arrête dès que nos sangs ne sont plus en contact. »

Fermant ses yeux, dans un claquement de mâchoire, l’anglais rétorqua avec sarcasme, conscient que l’autre élève raconter quelque chose que d’autre lui avaient expliquer et auquel il ne devait pas tout avoir compris. Ses informations de deuxième n’étaient pas des plus plaisante, toutefois le sorcier avait suffisament de connaissance pour pallier les creux.  

- « Tu ne sais vraiment pas t’expliquer !
Si je comprends bien, pour absorber une source de magie, elle doit pénétrer en toi, en passant le barrage de ta peau. Les liquides vitaux, tel que le sang, sont de tres bonne source de magie. Donc, lorsque tu m’as embrassé pour créer un passage dans le temps, tu as vampirisé ma magie afin de l’enclencher. »

Cette accusation fit détourner le regard de l’albinos, lui offrant une moue mécontente. Pourtant, il ne pouvait démentir ses propos : en effet, il dérobait une fraction de son potentiel magique a chaque voyage. Même s’il aurait préféré en être avertis, ce coût ne dérangeait pas le blond. Changer le cours de la destiné ne peut se faire sans prix et puisque rien n’avait été visible, il pouvait en conclure que le fragment dissout ne devait représentait qu’un faible pourcentage de son plein potentiel.

Si toujours un soupçon de doute l’avait tiraillé, car depuis son premier voyage ces marques l’envahissait, à présent il pouvait être certain que la créature n’était en rien responsable de l’augmentation de ses pouvoirs. Sentant quelque tension dans son bras, au moins il pouvait se rassurer : la mine du blanc se différencier petit à petit de celle d’un zombie.

- « Si mon raisonnement est correct, ma méthode aurait fonctionné, surement plus efficacement, que celle-ci. Tu pourais aussi te contenter de boire mon sang pour en absorber mon essence. »

Toujours si grognon, l’albinos cligna des yeux, protestant comme à son habitude.

- «  ça a un goût atroce ! En plus, j’ai la nausée après et quand je vomis, je finis par perdre la grande majorité de se que j’ai absorber. Cette méthode ci n’est peut-être pas tres pratique, plutôt longue et évidement douloureuse... Mais c’est la seule que j’utiliserais. »



- «  Recommençons. Donne moi ta main, c’est moi qui coupe cette fois-ci »

Recommençant l’opération encore et encore, jusqu’à se que le concerné protestes vivement, son corps jadis semblable à la neige se passionnait sous une flot de pétales liquide. L’anglais consentit à le laisse tranquille pour l’heure, satisfait de voir son tatouage néfaste à n’hanter que sa main. De plus, le compteur affichait à présent une année. Tout en pansant la créature

- «  C’est un début. Mais le taux de perte frise le ridicule, mon tatouage t’a à peine fournie une année ! »

Une fois les premiers soins appliqués, et avoir reçu de propre remercîment du concerné, l’anglais le fixa en silence, hésitant sur la manière de présenter la suite. Se tordant les doigts, le blond finit par se jeter à l’eau. Même si des les premiers paroles, l’albinos soupira et le fixa avec son expression renfermée.

- « Alfred et moi nous sommes disputés... Je sais, nous étions déjà en pleine dispute, mais tu vois… J’ai voulu en discuter et .. Cet imbéciles a refuser ! Pire que ça, il n’a pas écouté un simple mot ! J’étais prêt à accepter ses excuses, aussi obscures et tirés par les cheveux puissent-elles être. Même s’il m’aurait dit qu’il cherchait des aliens sur son temps libre ! Mais non, ce crétin à nier en bloc ! Tu imagines ? Comme si c’était moi le parano ! »

Ouvrant sa main pour le faire taire d’un signe, assez fatigué par les saigné même si son état restait bien mieux que celui du cadavre de tantôt, le Serpentard l’interrompit.

- «  Tu es celui qui paranoïde. Enfin, peu importe, tu veux en venir où ? »

Serrant son poing, retenant quelque sarcasme d’être ainsi coupé dans son verbe empoisonné, le blond pourtant acquiesça : leur temps est limité. Aussi, il préféra ne pas tergiverser davantage.

- «  Impossible avec une tête de mule pareil d’arranger les choses. Cela fait un mois.. Et chaque fois que j’essaie, ça empire ! Alors.. si tu pouvais m’amener las bas.. Je veux dire, tu as le temps pour. Et je te l’ai dis, je vais restaurer le temps que tu nous as donné. Donc ça ne te coutera rien. En plus c’est un tres petit bond ! Je ne toucherais plus à ces stupides livres quand il est dans les parages et ça annihilera toute cette histoire. Je retrouverais un Alfred qui n’est plus obsédé par le quiditch.. Et comme tu n’es plus un mort vivant, je ne risque plus de penser à ton sort. Tout sera régler. »

La baguette de l’étudiant demeurait dans sa poche, son ton sonnait par la détermination sans une ombre de menace. Pour la première fois, sa demande ressemblait réellement à une demande, non à un ordre. Le sourire du Serpentard s’étira de quelques degrés, avant qu’il ne se lève, s’habillant. Surpris, l’anglais le surveilla du coin de l’œil, avant de l’interroger.

- « Tu.. Tu refuses ? ..C’est une raison stupide, c’est ça ? ça n’en vaut ni la peine, ni le risque à tes yeux.. »

C’est vrai, sa raison était purement égoïste. Si son amitié n’arrivait pas à surmonter un si petit obstacle, alors c’est qu’elle n’était pas sincère. Si un simple livre pourait les séparer, alors à quoi bon remonter le temps et recommencer ? Tenant ses mains contre ses cuisses, parcourue d’une tension qui le faisait tirer sur le tissu de son pantalon, l’émotion le submerger... Quand une main blanchatre apparut dans son champ de vision, sa paume couverte de bandage s’ouvrait en une invitation pleine d’espoir.

- « Avant, je dois te montrer quelque chose. »

Hésitant, sa main finit par se poser sur celle de la créature, affirmant son désir de le suivre. Parcourant à une allure soutenue l’école, signe manifeste que oui, le blanc avait retrouvé une bonne partie de sa vitalité, ils arrivèrent dans les jardins, au bord de la forêt. Sans insister, l’anglais lui signala que le couvre feux tombait, simplement pour lui rappeler d’être plus discret. Lui-même violait cette règle régulièrement. Se perdant sur les chemins terreux, Arthur allait l’interrogeait davantage, lorsque la poigne musclée le tira de côté, le forçant à se rabattre contre un mur. Lançant un regard sur le versant opposé, il pu alors apercevoir la cape mordorée du Gryffondor, flottant au vent à quelque mètre de hauteur.

Déchirée, bouheuse, le rpestige du lion semblait partir en fumé sous cette vision surpenante. Tenant son balais entre ses gant usé, l’apprenti bougea soudainement son corps, pliant davantage ses jambes pour appuyer ses semelles contre le morceau de bois.. Elles grlissérent contre le vernis, lui faisant eprdre ‘léquilibre. De justesse, le jeune homme se rattrapa par les main, pendant au bord de son balais plusieurs mnutres sans parvenir à se redresser. Fate de conducteur, l’objet magique dérivait de sa trajectoire, déviant dangereusement jusqu’à se que ses paumes glissent. Heurtant douloureusement le sol, l’américain put apercevoir sa monture celeste disparaitre de l’horizon. Quelques larmes dans les yeux, frottant ses genoux douloureux, ils e releva, serrant les dents pour pointer la tache fuyant et inquanter un sort afin dele contraindre à revenir.

Maintenu de force, les gants du serpentatd contre se lévres, Arthur se débattait violament, essayant d’caper à la poigne de snn guide pour aider son amis et ce depuis qu’il ‘lavait vu glisser et tomber. Chuchotant à son oreille, l’homme s’epliqua.

- «  Tu doutais de ses mots.. Maintenant tu sais se qu’il fait quand tu n’es pas là. Quand je te disais que l’entrainement du Quidditch n’était pas simple ! Franchement... Tout le monde croit que n’importe qui peut sauter sur un balai et le diriger facilement. Non, ça demande des heures journalières de pratiques. On tombe de plusieurs mètre de hauteur, on se brise les jambes, on s’écorche les doigts.. Alors imagine avec une balle à la main, pendant que des cognard nous bombarde ! Les sélections sont impitoyables. Seuls les meilleurs seront retenus. »

Hochant la tête, pour lui signaler qu’il avait compris, Arthur emprunta le ton du murmure pour l’interroger.

- «  Si c’est vrai.. Pourquoi refuse-t-il que je l’accompagne ? Chaque fois que je veux venir avec lui, il me repousse ! Alors qu’il a clairement besoin de quelqu’un, regard-le, il pourait se tuer ! »

Les mains sur les hanches, le blanc soupira lourdement en secouant sa crinière immaculée avant de lui répondre.

- « Franchement... Quand tu essayes de maitriser un nouveau sort, tu le fais devant lui ? Ou tu préfères t’enfermer dans ta chambre et le répéter dans ton coin, quitte à brûler ton lit ou électrocuter ta brosse à dent ?
On est tous les mêmes, eyesbrown. Nos tentatives et nos échecs, on préfère les garder pour sois et simplement montrer nos réussites. Il veut que tu le regardes avec des yeux brillants quand il remportera un match, pas que tu soignes ses bobos quand il tombe ! »

Serrant davantage el coin du mur, le blond se pencha de nouveau en avant, observant son ami dans ce triste état. Les sortilèges lui permettaient d’accomplir des prouesses sans pareil, qui lui facilitait la vie et par la suite, lui permettrait de se rendre utile. Mais le Quidditch... Ce n’est qu’un sport. Violent et inutile, où les spectateurs se plaisent à voir les joueurs se faire rouer de coups par des balles volantes et tomber de balais. Même la vitesse était superflue : transplaner restait le meilleur moyen de se déplacer. Alors pourquoi Alfred se mettait il dans un tel état ? Juste pour l’espoir d’avoir quelque minute de gloire ? Cela n’avait aucune sens !

Le balai revient à son propriétaire, accompagner de deux Gryffondor d’une carrure imposante. Atterrissant à côté du plus jeune, ils lui rendirent l’objet non sans le sermonner. Ce n’était pas la première fois qu’un des instruments lui échappait et commettait des dégâts aux alentours, coutant de précieux points à leur maison. Après s’être excuser, une main sur son bras, le pétillant jeune homme s’exclama, les mains plier devant lui, poing serrer d’excitation.

- «  J’ai fais des progrès, je sais me diriger à une main et je commence même à savoir me tenir debout sur mon balais ! »

Sans leur laisser le temps de parler, ni entendre leurs prétextes pour anéantir ses efforts, le jeune homme attrapa l’objet entre ses doigts meurtris et l’enfourcha en dépit de son épuisement. Décollant avec aisance, son bras chassa les traces de sueur sur son front tandis qu’il partit défier l’immensité céleste. A bonne hauteur, dans un demi arque de cercle tres propre, il cueillit la plus grosse pomme de pin qu’il lui fut donner de voir. Là, il remonta en tourbillonnant sur lui-même, imitant la danse de quelque dragon. Une fois en hauteur, il enchanta le végétal et le lança droit sur ses supérieurs. Attrapant son manche de sa main libre, il fondit en piquet et sur un retournement presque parfait, frôlant de peu le visage du plus grand, il attrapât de sa main libre la pomme de pin avec fierté.

Ebahis par ce spectacle aérien, nettement plus impressionnant que les dernières fois où il avait pu voir son jeune ami se contenter de voler en cercle, Arthur ne pouvait pas détacher son regard de sa silhouette. Néanmoins, il n’y connaissait rien dans ce sport, aussi chuchota-t-il à l’adresse de l’attrapeur des Serpentard.

- «  Il est doué, non ? »  

Sur le même ton, alors que ses orbes inhumains ne lâchaient pas l’apprenti, l’intransigeante créature lui répondit avec franchise.

- « Il a du potentiel et il se donne les moyens de progresser. On voit qu’il s’est beaucoup entrainé, pour savoir si efficacement lancer son projectile à main nu à cette distance ! Maintenant, il n’a aucun avenir au post d’attrapeur. Il ne se tient pas correctement sur son balai, reste bien trop statique...  Même son choix démontre qu’il n’a pas saisit les bases de ce rôle : il a pris la plus grosse cible. Un vif d’or est minuscule. En plus, il vole tres rapidement, Alfred n’a pas la vitesse pour le suivre.  
Si c’était moin le capitaine, je refuserais de le laisser entrer... A ce post. Je le mettrais batteurs, avec une telle force ce serait une arme redoutable.
Sauf qu’Alfred refuserait, les batteurs sont les moins réputé des joueurs : ce serait difficile de devenir une vedette à ce poste. »

Pensif, l’anglais n’avait pas d’avis sur la question, hormis.. Qui ferait tant d’effort, juste pour une histoire de gloire ? Avec sa personnalité en plus, Alfred deviendrait une idole, peu importe son poste. Tentant à nouveau de monter debout sur son balai en plein vol, le pseudo acrobate rata à nouveau sa figure. Son pied glissa sous la vitesse et le manque d’appui, sauf que cette fois ci sa main se refermât sur el vide, le condamnant à la chute.

A nouveau plaquer de force au mur, sa baguette immobilisé par le Serpentard, les prunelles boisées observèrent, terrifier, l’improbable se produire. Pourtant, la capitaine rougeoyant d’un sort crépitant ralentit cette chute funeste jusqu’à se que le corps du jeune homme retombe mollement sur le sol. L’aidant à se relever, le visage noué par la difficulté, l’homme pourtant se montra honête.

- « Tu serais une bonne recrue, Alfred. Mais je ne peux pas laisser le mauvais œil sacager nos chances de victoires.
Cesse de fréquenter ce maudit et je t’accepterais dans l’équipe. Sinon, oublie cette idée. »

Choquer par ces paroles, Arthur se tendis alors qu’une bouffée d’angoisse gagner son corps. Le visage résigné du blanc devenait flou au fur et à mesure que les sentiments le gagnaient. Si Alfred n’était pas sélectionné, c’était... de sa faute ! Le pauvre américain pourtant se dresser de toute sa hauteur contre ses ainés, les défiant de ses prunelles azurées.

- «  Je suis le héros sur qui la malédiction d’Arthur n’a aucun effet ! Alors laissez moi rentrer dans l’équipe et je vous apporterais la victoire ! »
S’en allant, le capitaine répondit d’une voix placide, claquant comme un fouet désespérant.

- « Aucun effet ? Pourtant, cela te coute ta place. »

Les jambes tremblantes, le Serdaigle glissa contre le sol, la respiration lourde, les yeux écarquillé. Le Quidditch était el rêve de son ami, son avenir. A cause de lui, de sa malédiction, de leur relation... Il allait le perdre. Voilà pourquoi la créature l’avait emmené ici, pour lui faire comprendre le prix de cette amitié si précieuse. Alors qu’il était un si mauvais ami, incapable de le croire, de le soutenir, de l’encourager..  Cela ne valait pas la peine de sacrifier cet avenir brillant qui lui était promis ! Remonter le temps serait inutile, mieux valait mettre fin à cette absurdité, accepter se que le destin ne cessait d’exiger de lui. Être heureux, gouter à la chaleur d’une étreinte, compter sur un visage souriant à ses côtés.. N’était pas pour lui. Seul la solitude des ombres incarnait son avenir. Inutile de laisser qui que ce soit rejoindre son triste voyage.

- « Je vais continuer à m’entrainer. Et je deviendrais tellement fort que vous ne pourrez plus me repousser ! Je vous prouverais à tous, qu’Arthur n’a rien à voir avec ses rumeurs, vous verrez ! »

Nimbé d’une confiance irrévocable, le jeune adolescent se dressait dans le courage propre à ceux de sa maison, son balai en main, pour de nouveau l’enfourcher et retourner à son entrainement drastique. Alors, le murmure du Serpentard agenouillé à ses côtés retentit contre son oreille.

- «  Tu vois se que tu enflamme chez lui ? Tu lui donne un courage sans borne, une motivation contre laquelle aucun mur ne peut se dresser. Bien sûr, il ne deviendra pas dans ce présent le jour qu’il était dans le monde précédent... Non, il deviendra un phénomène de renommer mondial ! Avec cette détermination, tu as fait naître une véritable vocation, telle qu’il sera capable de déchainer les foules. Grâce à toi une étoile est née... Veux-tu vraiment retourner dans le temps et l’empêcher de s’épanouir ? »

Timidement, sous la géne, l’anglais secoua son visage empourpré, avec véhémence. Attrapant le bras de son camarade, il fut relevé d’un mouvement vif et put se réfugier derrière le mut pour observer son cadet s’évertuer à s’améliorer. Pouvait-l vraiment y croire ? Alfred arriverait-il vraiment à décrocher en vertu de tout cette place qui lui est si cher ? Après tant de déclarations, devant une telle détermination, oui, il voulait y croire.
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Dim 11 Aoû - 22:52
CHAPITRE 7

Celui qui a déclaré que les vacances servent à reposer doit se retourner dans sa tombe à chaque rentrée scolaire. Comme de nombreux élèves, Arthur revenait, la mine épuisée, ses forêts affreusement cendrés, dans un état bien plus épouvantable que le jour de son départ. Bien sûr, les soucis familiaux avaient leur part de responsabilité, comme d’ailleurs en témoignait la beuglante glissée insidieusement dans ses affaires... Néanmoins, ce serait injuste d’y incrémenter sa fatigue, lorsqu’elle était dû à ses batifolage en compagnie du jeune américain. Les cinq heures de décalage entre leurs deux pays s’étaient sentit durant ces deux mois, lourds d’échanges. Le réveille de son cadet ne sonnaient jamais avant 11h, car pour lui vacance et grasse matinée sonnait de consonnance... Et jamais il ne se couchait avant un bout 3h du matin, pour profiter à fond de ses temps dédier à la liberté et à l’insouciance… Ce qui offrait au londonien une fourchette de sommeil allant de 8h à 16h . Des horaires indignes d’un lord de son nom, se qui expliquait en partie les sort et enchantement pernicieux dont se trouvaient piégés ses effets personnels.

Pourtant, le blond ne regrettait en rien ces vacances. Le miroir à double sens se révélait un achat salvateur, qui effaçait toute séparation. Alfred avait pu lui faire visiter son chez lui, lui présenter ses parents, regarder avec lui un nombre impressionnant des grand classique de l’horreur.. Il l’avait même emmené dans un cinéma ! Et ne parlons pas des jeux vidéo, dont il avait pu apercevoir, au titre de spectateur, le niveau d’hémoglobine et de frisson poussé. Au point de le faire réfléchir sur cette futur fête de l’horreur qu’il devrait présenter à son compagnon. Ses mois passées à ses côtés, à la fois si proche et hors de portée, avait effacé leur dispute scolaire, les soucis entourant leur relation et pour cause.. Il n’y avait pas de match de Quidditch dans le monde des moldus et le tumultueux Serpentard devaient profitait de sa bavière natale, ou de toute autre région de son Allemagne.
Aucune ombre à leur tableau, ils n’étaient que tout les deux, si on oubliait leur famille et les fatidique remontrance pour attirer leur attention.

Néanmoins, quand sur le quai de la gare, une forte chaleur attrapa son dos, serrant avec une force croissante son corps au sien, un sentiment de bien être s’écoula le long de son corps. Son cris coutumier quitta à peine sa gorge que l’américain le lâcha.. pour mieux le serrer à lui lorsqu’ils se firent face.

- «  Arthur ! Ah.. Deux mois sans pouvoir te toucher, c’était trop ! Il faut que tu viennes chez moi aux prochaines vacances. Ma mère te préparera un brownies et je t’emmènerais manger dans un fast-food, tu verras c’est trop bon ! Mon père est même d’accord pour nous prendre en moto, sur son side-car, histoire de remonter tout ensemble la route 66 ! »


Enthousiaste, comme toujours et si opposé au calme de l’anglais...  Pour qui, en dépit de l’envie, la triste réalité restait un mur infranchissable. Jamais il n’obtiendrait un tel droit. Même les promesses du flamboyant garnement ne parvenait à chasser ses nuages : le directeur ne pourait pas accepter, car le ministère de la magie s’y opposerait formellement. Reculant quelque peu pour respirer sans cette étreinte, le Serdaigle le rappela à l’ordre.

- «  Si nous ne nous dépêchons pas, nous allons rater notre train. »

Main dans la main, les deux garçons se jetèrent contre le mur qui leur faisait face. Sans une once de peur, pour le plus vieux et dans un « Yee » d’excitation du plus jeune. Aucun des deux ne faisaient attention aux personnes qui les entouraient, à leur regard outré, ni à la peur... Pour une fois, Arthur n’avait pas l’impression d’aller de Chariba en Shiba : avec Alfred à ses côtés, sa scolarité prenait les allures d’un rêve.

Ceci dit, ils durent courir avec leurs valises pour arriver avant que les portes ne se referment. Si l’imposant contrôleur allait les sermonner, la vision du maudit suffit à lui faire ravaler ses paroles et se reculer, permettant aux adolescents de grimper à l’intérieur sans recevoir la moindre remontrance. Evidemment, les wagon débordaient de monde, de toute origine confondue. Le Gryffondor, gardant toujours la main de son ami dans la sienne, entra dans le premier compartiment qui vient et s’assit. Aussitôt que les traits de la réincarnation du mage sombre furent visible, tout les occupant s’en allèrent, fuyant comme la peste. Alfred put donc s’installer tout à son aise, profitant allégrement de la réputation de son camarade. Perplexe, l’anglais finit par l’imiter : autant profiter de ce maigre privilège, ce n’était pas comme s’il avait chasser ou menacer qui que ce soit.

Face à face, dans l’intimité offert par son sombre aïeul, Alfred comme toujours meublé le silence à lui tout seul, s’interrogeant sur les professeurs qu’il obtiendrait, souhaitant de tout cœur échapper au terrible Ivan. Il se plaignit aussi un moment de ne pas avoir pu pratiquer le Quidditch, alors que cette année il avait l’âge d’être sélectionné, en concluant qu’il devrait redoubler ses efforts. Puis finit par soupirer sur la perte de la coupe des quatre maisons, remporté cette année par les Poufsouffle, les Gryffondor n’ayant finit qu’en troisième position, juste derrière les Serpentard. Arthur, en ayant une pensée pour le mourant qui vu son état, avait dû quelque part aider sa maison en leur évitant de perdre des points bêtement, sortie de son sac plusieurs potions à l’allure les plus effrayante les unes que les autres.

- « Voici des fortifiants, des repousse-os, des sans-fatigues... Car je suppose que tu refuses toujours que je te surveilles pendant tes entrainement ? »


Prenant avec joie les objets, l’américain hocha la tête, sûr de lui.

- «  Je veux que tu me vois la première fois sur le terrain ! Dis, Arthur, qu’est ce que c’est.. Un livre de berceuse ? »

Domage pour lui, mais le blond avait déjà pu l’apercevoir, ceci di il se garderait bien de le lui dire. Relevant son regard à la question, l’anglais réalisa la présence de ce petit livret, quelque peu cornet et jaunit par le temps. Des chansons traditionnelles sur les sorciers, un livre familial... Même s’il ignorait qui dans sa famille avait bien pu les chanter un jour. Surprit donc, il prit le livre, ignorant pourquoi il l’avait glissé dans ses affaires, avant de le reposer sur la table dans un hochement d’épaules.

- «  Je l’ai prit sans y penser. Les sélections commence d’ici quelque semaines si je ne m’abuse ? »

Etonné que son ami connaisse un peu la planning du Quitich, devinant qu’il s’était renseigné pour lui, Alfred hocha la tête avec ferveur.

- «  Oui, le premier match à lieu dans même pas un mois ! En plus, ce sera contre les Serpentard. Je vais avoir vraiment peu de temps pour me remettre à niveau. J’ai hâte de pouvoir dérober le vif d’or au nez et à la barbe de ce serpent ! »

Difficile de ne pas savoir de qui parlait Alfred. Prenant l’un de ses grimoire, Arthur commençait à plonger dans les frasques de son livre, quand ce dernier lui fut prit par un jeune adolescent à la mine déconfite.

- « Je meurs de faim ! Qu’est ce que fait le chariot de sucreries ? Je n’ai pas pu en gouter depuis deux mois !! Je l’attendais avec presque autant d’impatience que toi… »

Deux mois.. Alors que le Gryffondor avait bourré ses valises de bonbon en tout genre avant de quitter Poudlard, acheter en douce à près au lard. C’est dire combien elles n’avaient pas du faire long feux entre ses mains. Dans un soupire, Arthur reprit son livre, se disant que son ami aurait eu une bonne place parmi les Poufsouffle vu sa gourmandise.

- « Il est passé dans le couloir il y a dix minutes. Si c’est agréable d’avoir un wagon vide.. Cela signifie aussi que personne n’osera y entrer. »

Cela concernait la marchande de confiseries, mais également la silhouette que semblait guettait avec détermination le Gryffondor, baguette en main. Inquiétude inutile, la créature ne l’approchait jamais de lui-même. Chaque fois s’était Arthur qui l’avait approché et toujours pour une question liée à l’espace-temps. L’américain s’extirpa à toute allure de leur wagon, courant à la quête de la distributrice de douceur sous un léger raillement de son camarade.

Une fois seul dans cette pièce si vide, Arthur passe une main sur son épaule, la glissant lentement jusqu’à son poignet... Où plus aucune trace de son tatouage n’était visible. Jute quelque bribe autour de ses doigts, comme d’étrange bagues et marques à moitié effacé. Avant de quitter Poudlard, il avait veillé à vider ce dernier, pour assurer à la créature un certain confort, si jamais elle devrait voyager dans le temps. Néanmoins, puisque le Serdaigle n’avait eu aucune activité lié à son tyran d’ancêtre.. Bien au contraire, il avait passer tout son temps en compagnie d’un moldus à découvrir son monde aberrant sans la moindre parcelle de magie.. Ses pouvoirs ne s’étaient pas régénérés. L’angoissante question de savoir dans quel état il retrouverait le non humain tirailler ses pensées. La chaleur de cette pièce close se fit opprésante, tandis qu’il s’intérogea sur la éncésité d’ouvrire une fenêtre.

Depuis son retour à la vie, ils n’avaient pas pu parler de cette futur guerre, Arthur ignorait encore tout de ces deux courants idéologiques à l’origine d’un tel cataclysme... Et encore moins de la façon dont le concerné cherchait à l’empêcher. Ors, juste lui faire confiance, surtout pour une mission aussi délicate, sonnait dangereusement à ses oreilles. Jusqu’à présent l’Hybris avait sut parfaitement éviter le sujet, aussi mieux valait qu’il ai profiter de ses vacances car Arthur contait bien lui sortir les vers du nez.
Aussi, même s’il ne l’avouerait pas, il avait hâte de lui parler de ce que Alfred et lui avaient fait, des découvertes comme de la boite X, ou de leur petit appareil pour communiquer à distance. Avoir un voisin de chambre était agréable, mine de rien... Oui, le blond avait hate de regagner Poudlard et son quotidien.

Tirer de ses pensées par un hurlement strident, la voix amplifiée par al beuglante retentit dans le wagon et surement dans les couloirs, laissant teintait l’accent si caractéristique de son tuteur et frère. Stupéfait, le sorcier tentait de faire taire, sans succès, l’objet, avant de la prendre entre ses mains, regardant partout autour de lui, à la recherche d’un endroit pour s’en débarrasser. Par chance, une fenêtre était miraculeusement ouverte, il put y lâcher l’objet bougeons, qui tentait de le mordre, et se libérer de ce fardeau. La porte s’ouvrit à ce moment, sur un Alfred inquiet, les poches pleines de confiseries, surement avait-il du faire tomber celles qu’ils avaient dans ses main en entendant la beuglante vociférait ses menaces..

- «  Arthur, tu vas bien ? »

L’anglais hocha la tête, s’apprêtant à refermer la fenêtre qui étrangement demeurait déjà close, avant de se rassoir le plus calmement du monde.

- « Rien de grave, une simple plaisanterie. Tu as trouvé ton bonheur ? »

L’américain partie recueillir ses précieux achats avant de s’installer à côté de lui, l’invitant à ce servir dans son butin. Néanmoins, il ne lui posa pas de question sur cet étrange incident, préférant décrire la file au stand et le choix restreint qui lui restait.  L’anglais ne l’empêchait plus de surconsommer ses cochonneries, car il avait pu voir, pendant les vacances, qu’avec ou sans, l’état de santé de son compagnon n’avait guère subit d’amélioration. Se penchant pour prendre une baguette à la réglisse, il aperçut quelques chocoballe et fronça ses yeux. Attrapant la sucrerie entre ses doigts, il la montrât à leur possesseur.

- «  Je croyais que tu détestait ça ? »


Surprit, Alfred prit en main l’objet avant de le rejeter avec nonchalance sur la table, acquiesçant en commençant à créer quelque bulles mauve, qui s’enfuirent envahir le couloir par la porte laissée ouverte.

- «  C’est vrai, je n’ai pas fait attention et elles ont du se glisser dans mon assortiment. »

Le train se mit à freiner, signe que leur voyage touchait à sa fin. En s’approchant pour récupérer ses valises, l’anglais réalisa le nombre important d’entre elles. Néanmoins, Alfred confirma que tous ne lui appartenaient pas : les précédents élèves avaient dû oublier leur affaire et viendrais surement les chercher après leur départ. Dans un soupire, les deux camarades quittèrent le wagon, sans réaliser que plus rien ne trainait sur la table, ni chocoballe, ni livre de berceuse.

- « La magie, s’est vraiment top ! Dire que vous avez des calèches qui fonctionne sans monture...  Comment ça marche ? »

Devant l’une des calèches indispensables pour regagner le château, Alfred s’extasiait devant l’objet. C’était sa seconde année et donc la première fois qu’il voyait l’attelage. Arthur soupira légèrement avant d’expliquer à son cadet le fonctionnement de cette voiture.

- « Ce sont des Sombrals qui tire ses calèches. Néanmoins, seuls ceux qui ont vu une personne mourire peuvent les voir. »

Reculant, stupéfait, le jeune blond chercha à toucher l’animal, s’approchant et tâtonnant à l’aveugle, sans y parvenir.

- «  Tu es sûr ? J’ai vraiment l’impression qu’il n’y a rien. Tu peux les voir, toi, Arthur ? »

Sous les grandes sphères azurées, à la fois remplis d’admiration et d’inquiétude, l’anglais secoua négativement son visage. Lors de sa première troisième année, il avait pu les voir, puisqu’il avait en souvenir le corps agonisant entre ses bras de l’américain... Mais depuis, ses souvenirs avaient, heureusement, disparut. Et avec eux, cette posibilité.

- «  On m’a dit que ce sont des chevaux qui ressemblent à des squelettes fantomatiques. »

Dubitatifs, l’américain chercha encore quelques minutes à toucher ses apparitions invisibles, jusqu’à se qu’il réalise que son ami avait déjà rejoins son siège. L’appelant dans un cris, il se dépêcha de le rejoindre, s’interrogeant sur l’existence d’être invisible.

Arthur profita de ce voyage, car dès leur arrivé la couleur de leur blason les contraignit à se séparer, chacun rejoignant sa propre maison pour assister à l’arrivé de nouvelles recrues, chaque année plus nombreuses. La soirée triana en longueur et une fois le banquet achevée, son cadet avait le même manque d’énergie que lui et tout deux fillérent dans leur chambre respectif, pour tomber sur leur lit et profiter d’un sommeil bien méritée.

Les journée s’écoulérent, leur imposant un rythme de visite irrégulière. Alfred se dédiait à son entrainement, son temsp libre était donc plus que limitait, surtout avec ses devoirs. Si encore ils auraient put être en même année, alors ils auraient put partager ensemble certains cours.. Hélas, leur emploie du temps ne correspondait en rien. L’anglais se sentait vidé, lorsqu’il voyait la silhouette de l’américain en compagnie de ses flammes ardentes, échanger de grands éclats de rire. Comme si même en s’approchant et en tendant la main, il ne pourait plus l’atteindre... Condamné d’assister à cette lente déchéance. Néanmoins, à chaque fois, il se rappelait que la solitude était un sentiment loin de lui être étranger.

Avec ce début d’année, le directeur le convia dans son bureau, pour sonder son état et surtout sa puissance. Constater la quasi disparition de son tatouage ne sembla pas lui plaire, étrangement. Pourtant, cela aurait dû le rassurer, car cela éloignait le risque de possession. D’un autre côté, il ne pouvait pas lui expliquer que son tatouage avait été transformé en énergie pour la créature interdite de l’école : cela leur attirerait des problèmes.

Au détour d’un couloir, une poigne brusque lui attrapa l’avant-bras. Cette force et cette absence de chaleur était caractéristique du non humain, toujours si peu doux.. Impossible qu’un jour il la cofonde avec celle de son cadet. Nonchalamment, le blanc lui attrapât l’épaule pour le diriger vers un groupe pas totalement inconnu. Un blond immense, un châtain terrifié et un petit brun d’origine asiatique..

- « Arthur, je te présente mon petit frère, Ludwig. Là, tu as ses amis : le mignon tout souriant s’appelle Feliciano. Le mignon très nerveux s’appelle Kiku. Comme vous vous êtes déjà croisé, je me disais que ce serait bien de faire des présentations officielles ! »

L’art de mal décrire les gens.. Parce qu’avec ses mots, il était difficile de savoir de qui il parlait, c’était à se demander s’il avait ses yeux en face des trous. Son petit frère donc.. Lui qui les croyait en couple. Toussant quelque peu, mal à l’aise au souvenir passé, qui par chance ne devaient pas être connu du concerné, trop jeune pour réaliser les attentes qui avaient été fondé sur lui, Arthur les salua poliment en lui tendant la main. Ludwig le regardait d’un air grave, sa poigne sèche et dure menaçait de briser ses doigts sous les siens. L’occlumancie l’informant nettement que le courant ne passait pas. Chaque parcelle de son corps émettait un signal d’alarme, comme pour lui interdire de fréquenter son grand frère. D’ailleurs, il chassa d’un mouvement le bras inquisiteur, mettant fin à tout contacte entre eux, soulignant par ce geste ce refus invisible. Et bien, ces présentations n’étaient en rien chaleureuse... Mais c’était compréhensible : il était maudit. Une chose que ce crétin sans couleur ne semblait pas du tout assimilé. Ni même réaliser l’atmosphère chargé de lourdeur.

- « Désolé, Luz a l’air sèche, mais en vrai c’est juste un grand timide ! »

Le second à se présenter, en indiquant son prénom, fut le dénommé Féliciano. La peur qui se dégageait de lui n’avait pas besoin de talent particulier pour être lisible, néanmoins il se dégageait ausis une certaine forme de chaleur, de gentillesse. Comme si malgré tout, il voulait nouer le contact. Assez étrange en sois, néanmoins il ne semblait pas vraiment intelligeant vu se qu’il lui adressa, des larmes dans les yeux.

- « Féliciano, c’est moi ! Ravie de te rencontrer, Ar.. Heu.. Dis.. Tu ne vas pas nous maudire, hein ? .. On.. On ne va pas mourire parce qu’on t’a parlé ? »

Il laissa le soin au crétin temporelle de lui répondre, sans se soucier des provocations de ce dernier qui s’amusait à raconter n’importe quoi, avant de conclure sur un « EyesBrows est gentil, t’inquiète »  tres déplacé. Son regard revient sur le dernier personnage, le plus mystérieux, car rien ne dégageait de sa personne. Jamais il n’avait croiser un être aussi réservé, presque .. vide d’émotions.. Néanmoins, cette poupée prit vie, s’inclinant en abaissant le haut de son corps à son encontre, se présentant avec politesse.

- «  Je m’appelle Kiku Honda, enchanté de faire votre connaissance. Vous êtes l’ami de Gilbert ? »

Difficile de dire pourquoi, mais de cette façon de faire se dégageait un respect tres cérémoniel, pas totalement déplaisant, auquel il n’était pas habitué. Perdu dans ces présentations auquel il ne s’était pas attendu, sur la défensif, l’anglais regarda autour de lui, demandant.

- «  Gilbert ? Qui est-ce ? »

Une question qui mit autant mal à l’aise le japonais. Apres quelque seconde d’un silence pesant, ce dernier pointa du doigt l’albinos, quand ce dernier leva ses mains en signe de victoire, pour d’un parfait concert déclaré « C’est moi »/ » « C’est lui ». Empourpré par la gêne, Arthur ne sut que répondre, en tirant l’oreille de ce crétin finis.

- « Je ne savais pas que tu avais un nom ! Tu aurais pu me le dire plus tôt. »

Sur sa lancé, il se mit aussi à lui reprocher son absence de manière et sa manie de forcer les présentations de la sorte. Un éclat de rire le calma cependant, venant de Feliciano et un autre, plus discret, venant de Kiku, caché par sa main. L’Italien, s’il en jugeait l’accent, lui offrit un sourire, sa peur ayant disparu.

- «  Vous semblez être de bon amis tout les deux ! »

Avant de pouvoir protester et faire taire l’idiot qui riaient à cette déclaration, la voix apaisante et pourtant si discrète du japonais le prit de court, l’invitant à les rejoindre, sur la table qu’ils avaient réservé. Gêné et touché de cette proposition, il ne sut comment refuser et accepta donc de les accompagner, venant s’assoir avec eux. Ou plus précisément, en face d’eux, seul Gilbert s’assit à côté de lui. Plutôt que de se concentrer sur le visage dure et ferme de l’Allemand en face de lui, il préféra se concentrer sur celui, qui lui semblait presque timide, de l’asiatique. En bon Poufsouffle, ils avaient avec eux quelques nourritures magiques et s’ils se regroupaient de la sorte, c’était pour gouter et échanger leur avis.

Le châtain présentait une part de pizza, assez ordinaire, toutefois il la présentait avec beaucoup de fierté. Expliquant les différents ingrédients qui garnissait la pâte, finalement se fut quand il commença à la déguster que se révéla l’attrait ensorcelait. La bouche pleine, d’incroyable fille dégoulinait de sa bouchée, al rattachant toujours à la part principale... Et plus le jeune homme essayait de la mangeait, plus le nombre de files augmentait. Ses paroles perdaient tout sens, car il ne pouvait plus articulait et rapidement, il se mit à s’étranglait sous la quantité magique de fromage. Par chance, Ludwig vient à sa rescousse, pas aussi surprit qu’il ne l’aurait du, signe manifeste que ce genre de déboire restait une chose courante dans leur trio. Il se débâtit avec la pate et le formage, coupant l’ensemble à l’aide de couvert et de sort sans parvenir à trouver la fin. Le bois de sureau vola délicatement dans les aires, s’arque boutant avant de virevolter, tandis que l’anglais récita quelque mot, rendant le formage aussi dur que de la glace. Ce dernier se casa aisément et libéra enfin le pauvre futur sorcier, qui déglutit difficilement son morceau de pizza. Ce plat n’était pas une réussite, néanmoins l’idée était originale. Alfred adorerait surement en mangeait si un jour il arrivait à éviter que son plat ne devienne un piège infernal.  

Ce fut au tour du plus petit de la bande de présenter son plat. Ouvrant une petite boite, simple et présentant bien les choses, à l’intérieur trônait sur un petit tapis une espèce de boule gélatineuse, d’une couleur blanc cassé, qui ondulait légèrement sur son support. Subitement, la nourriture se mit à bougeait, avançant de petit bon jusqu’à quitter sa boite, alors deux sphères noires s’ouvrir, comme une paire d’œil fixant intensément se qui l’entouraient. Et, à bien y regardait, une pliure, proche d’une espèce de trait, pouvait bien lui donnait l’allure de bouche. Des exclamations s’échappèrent de la petite assemblée, tandis que le cuisinier expliqua sa préparation. Vient la question fatidique de goûter ce plat bien trop animé... Ce que personne n’osa, hormis l’albinos qui attrapa la boule, comme s’il lui tirait la joue et l’approcha de ses lèvres pour la croquer.

Aussitôt, ce fut le déluge. Arthur lui donna un puissant coup de coude, son frère l’affligea d’un rude coup dans le tibia alors que Feliciano s’était rué sur ses mains pour essayer de sauver la pauvre petite boule gluante. Les exclamations pour l’empêcher de commettre se sacrilège eurent raison de lui, la créature suspendit son geste, penaud.

- «  Mais si on ne goute pas, comment voulez-vous savoir si c’est bon ? C’est de la nourriture.. »


Néanmoins, sans convaincre personne, il redéposa l’étrange met dans sa boite. Comme paralysé par al peur, ce dernier n’émit plus aucun mouvement. Toutefois, Kiku expliqua que le sort qui l’animait ne durerait que quelques minutes après son activation. Là encore, une idée originale, mais qui risquait d’avoir un succès différent : ce mochi vivant risquait surtout d’être prit comme animal de compagnie, plus que comme repas.

Ce fut, en toute logique, au tour du plus imposant du trio. Les gestes assez séces, il sorti un sachet somme tout banal et présenta devant chaque personne une petite bille, de couleur pivoine. Légère, en la prenant en main, Arthur réalisa qu’elle semblait gelée, sans toutefois mouiller ses doigts. Prenant exemple sur leur inventeur, il plaça la bille entre ses lévres et croqua.. Aussitôt, ce fut comme s’il venait de prendre une gorge de quelque bière au beurre, les bulles pétillères contre son palet tandis que son arôme se rependit, déclenchant une vague de chaleur dans son ventre, rapidement suivit d’un sentiment de bien-être. La table félicita le blond, pour cette invention, la seule qui atteignait son but, néanmoins ses prunelles bleutées se fixèrent sur les orbes carmine de son ainé, signe manifeste que seul son avis devait avoir un poids considérable à ses yeux. Intransigeant, la créature commenta.

- «  Tu l’as bien réussit, Luz, on dirait vraiment qu’on prend un vraie rasade de bière bien fraiche ! Mais.. C’est un peu simple, tu ne trouves pas ? Il n’y a rien de farfelue, ou de stupéfiant, pour qu’on appelle ça un met magique. Tu as joué la sécurité encore une fois, tu n’as pas pris de risques. »

Baissant ses prunelles, le colosse balbuti quelque mot, avant de remercier son frère pour son avis. Arthur dévisageait Gilbert, surprit par ses mots impitoyables. C’était son cadet, pourquoi ne l’encourageait-il pas davantage ? Avant de pouvoir s’exprimer, quelqu’un se plaça de force entre eux, tandis qu’une main attrapa le sachet abandonné sur la table, «  C’est quoi ? Je peux goûter ? ». Sans attendre de réponse, le nouvel arrivant avala d’un trait goulu tout son contenue, s’exclamant le ton enjoué.

- « Génial ! C’est fun, puis super pratique ! Vous avez acheté ça où ? Ce sont des nouveautés de la boutique à près au lard ? »


S’installant entre lui et la créature, Alfred s’invita dans la conversation, avec ce savoir faire qu’il était seul à posséder. Tout le monde le sentait s’incrustait et pourtant, il fut tout de même accueillis et devint un acteur de choix de ce débat.  Soudainement, Feliciano se redressa d’un mouvement brusque, frappant entre ses mains d’un air heureux.

- « Et si au prochain grande vacance, vous veniez tous chez moi ? On passerait un super moment tous ensemble. Je vous ferais visiter mon pays natale et découvrir nos spécialité, l’Italie a beaucoup de met magique.  Depuis l’année dernière, Kiku, Ludwig et moi on profite des vacances pour visiter nos pays. L’année dernière ont est allé chez Kiku, au Japon, et on a ramené de super talisman.  Ce serait encore plus amusant si on été plus nombreux ! »


Très surprit par cette invitation, seul Alfred répondit par l’affirmatif, les deux autres restèrent silencieux. L ‘américain se tournis vers son ainé, levant un poing enthousiasme.

- «  Et bien Arthur, tu ne trouves pas tes mots ? tu es trop heureux que tu ne sais plus quoi dire ? L’Italie c’est plein de soeil, ça va te changer de la pluie qu’on a ici. Puis l’année prochaine, vous viendrez tous chez moi, dans le plus ho yeee de tous les pays ! »

Difficile de croire que qui que ce soit ai put comprendre de quel pays pouvait bien parler le pétillant jeune homme. Néanmoins, assombrit, Arthur due une fois encore, rappeler son statu à son ami.

- «  Je ne suis pas libre de mes mouvements, Alfred. Le ministre de la magie n’acceptera jamais que je me promène dans un lieu non sécurisé. »

Les exclamations du survoltés, sur le grotesque de cette situation et son injustice, ne suffirent pas à taire les paroles de Kiku, pourtant dites d’une voix bien moins forte.

- « Ce serait regrettable de ne pas vous avoir pour ce voyage. Néanmoins, pourquoi n’essayeriez vous pas d’envoyer une lettre au ministère de la magie ? Leur rappeler, avec politesse, que vous n’êtes l’objet d’aucun crime et mettre en avant l’utilité que votre personne fréquente une sphère de sang mêlés pourait être une façon d’obtenir leur aval. Avec votre permission, je me tiens à votre service pour vous aider à rédiger cette missive. »

Intimidé par cette proposition, le Serdaigle accepta toutefois son aide, comme d’essayer une tentative qui pourtant était voué à l’échec. L’occulmancie lui révélait la sincérité des paroles de cet inconnu, et il ne pouvait qu’être toucher de voir combien il désirait sa présence, en dépit de sa réputation. Vint donc le tour du dernier à convaincre. Au mouvement de regard de Feliciano, et à ses lévres qui se resserrent quelque peu, Arthur réalisa qu’il était l’origine de cette invitation. Inviter juste l’albinos aurait été étrange, alors il avait englobé à toutes les personnes, sans doute pour le convaincre plus facilement. Néanmoins, Gilbert était le seul visé. L’Italien aurait-il quelque penchant sur le frère de son ami ? La mine fermée du concerné laissait planer un refus radical, pour des raisons évidentes : ils possédaient tout deux un statut similaire. Ludwig bougea quelque peu sur sa chaise, serrant ses doigts, comme désirant touché cette main si proche de lui sans oser l’atteindre, avant de prendre la parole, soufflant dans un espoir mourant.

- « Qu’en dis-tu, Bruther ? »

Effectivement, le Serdaigle repoussait le Poufsouffle depuis une bonne année, il savait qu’il avait faillit mourire et s’ils n’avaient pas passer leurs vacances ensemble, le temps devait leur semblait long, l’un sans l’autre. Arthur ferma ses yeux, conscient que le timbre de voix, fort discret, employé par le blond pour qualifier son frère en Allemand, avait eu raison des défenses de ce dernier.

- «  Ho, moi je suis toujours partant pour un voyage. Simplement, c’est au jeune maître de donné son aval. »

Paroles étranges, qui pouvait bien être ce jeune maître, qui possédait tant de droit sur la créature ? Son propriétaire légitime ? A sa manière de parler, Arthur avait parfaitement compris que Gilbert présentait l’impossibilité d’obtenir un tel accord, pourtant son frère déclara avec résolution qu’il se chargerait de parler à ce mystérieux jeune maître. L’affaire était en quelque sorte conclue, laissant les plus jeunes à se ravir de cet accord, tandis que les plus vieux s’échangeaient en silence un regard complice, plus réaliste quant à la réalité.
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